‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 89 sur 395 · HYPNUM MOLLUSCUM · texte numérisé non relu

HYPNUM MOLLUSCUM

allongées. Vaginule oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé-flexueux, pourpre, tordu vers la gauche au-dessus du milieu, puis vers la droite au-dessous de la capsule; long. 4—5 centim. Capsule grande, cylindrique, horizontale ou oblique, arquée ; long. 2—2 172 millim., diam. 1—1 174 millim. Opercule convexe-élevé, apiculé. Un anneau très étroit, composé d’une seule série de cellules. Péristome : dents peu lamellifères, orangées; lanières finement acuminées, étroitement ouvertes sur la carène; 2—3 cils allongés, noduleux, grêles. Spores grandes, papilleuses, d’un vert jaunâtre. Fleurs mâles : fol. largement ovales, concaves, imbriquées, acuminées, légèrement denticulées ; acumen étalé; anthéridies peu nombreuses, 4—8; paraphyses fiformes abondantes. — Octobre-novembre.

Répandu dans les forêts sombres et escarpées, sur les pierres, les blocs, au milieu des touffes d’autres mousses dans les Hautes-Vosges, au-dessus de 650 a 700 m., sur le granite et le grès vosgien; forêts du Haut-Jura, au-dessus de 1000 m.; se retrouve dans quelques localités des Basses-Vosses, Ludwigswinckel et Erbsenthal, près de Bitche, Neustadt (Schultz), Kaiserslautern (Poll.), hauteurs des environs de Sarrebrück

(Winter). — Alpes du Dauphiné, Pyrénées, montagnes de la Provence, forêts de l'Oise.

69. Hypnum molluscum Hedw. Musc. Frond. IV, p. 56; Bryol. eur. t. 598; Stirp. n° 141.

Tige couchée, déprimée, très peu ou pas radiculeuse, médiocre, divisée en plusieurs branches, également couchées ou ascendantes, élégjamment pennées; rameaux grêles, distiques, ou parfois un peu fasciculés, très étalés ou ascendants; long. de la tige 3—5 centim., plus rarement 8—9 centim. Plante formant des coussinets denses d’un beau vert foncé à l’ombre, et d’un jaune d’or vif dans les lieux découverts. Feuilles caulinaires largement ovales-triangulaires, munies d’oreillettes arrondies à la base, rapidement contractées, longuement et finement acuminées, denticulées, surtout vers la base, planes aux bords, énerves ou munies de {—2 nervures courtes et minces, lisses ou légèrement plissées, dressées-étalées par la base, légèrement concaves, puis fortement courbées en dessous par la pointe ; long. 1—3 millim., larg. 374—1 174 millim. Cellules des oreillettes petites, currées ou brièvement oblongues, de même teinte que les autres; les moyennes linéaires, étroites, obtuses, 8—15 fois aussi 1. q. 1. Les feuilles des rameaux plus étroites, oblongues-lancéolées, finement acuminées, concaves, fortement enroulées ; les extrêmes des rameaux toutefois le sont peu. Rameau fertile, court ; 10—15 fol. ; les moyennes et les supérieures largement oblongues, longuement et très finement acuminées

9260 {7 GENRE : HYPNUM.

(acumen étalé-flexueux, ou homotrope), à peine plissées, denticulées à la base de l’acumen, presque énerves ; 10—15 archégones ; paraphyses très allongées , filiformes, abondantes, saillantes au-dessus des fol. de l'involucre. Vaginule oblongue, courte, brune. Pédicelle pourpre, ferme, dressé- flexueux, se tordant inférieurement à gauche, et à. droite au-dessous de la capsule ; long. 15—25 mill. Capsule oblique ou subhorizontale , brièvement ovale ou oblongue-bombée, arquée, à peine resserrée sous l’orifice; long. 1 172--2 172 millim., diam. { millim. Opercule convexe-conique, aigu ou brièvement apiculé. Un anneau composé de plusieurs séries de petites cellules brunes, tombant parfois avec l'opercule. Péristome : dents jaunes passant au brun, médiocres, peu lamellifères, marginées; lanières à peine ou nullement ouvertes sur la car ène ; 13 cils développés, noduleux, ou plus courts que les lanières voisines. La coiffe est garnie, au moins dans sa jeunesse, de poils dressés, jaunâtres et courts, épars. C’est un fait très rare dans le genre Hypnum. Plante mâle très grêle; tige et rameaux filiformes; fol. ovalesacuminées, énerves ; anthéridies brièvement oblongues : paraphyses assez courtes, légèrement épaissies. — Pendant l'hiver. Rarement fertile.

Cette espèce présente dans nos régions quatre formes distinctes :

a. gracile N. Boul. — Plante d'ordinaire assez courte (4—6 centim.); touffes denses d’un beau vert foncé ou jaunètre; branches principales élégamment frondiformes ; rameaux grêles, régulièrement distiques, très étalés ; feuilles extrêmes peu courbées : feuilles caulinaires largement ovales-triangulaires, brusquement contractées et finement acuminées, presque sans plis, énerves ou munies d’une seule nervure très courte; ces feuilles et celles des rameaux dressées-imbriquées, puis fortement enroulées en dessous. Fol. de l’involucre rapidement contractées, finement acuminées-subulées. Pédicelle long (20—25 millim.).

Cette forme est commune sur les coteaux rocheux des terrains calcaires, dans les bois; sur tout le calcaire jurassique de la Lorraine, de l’Alsace, et aussi dans la chaîne du Jura, etc. |

b. robuslum N. Boul. — Plante trapue, atteignant 7—8 centim.; touffes plus épaisses, d’un vert foncé olivâtre, ou passant au jaune luride ou orangé: branches moins régulièrement pennées : rameaux souvent fasciculés, dressés, épais. Feuilles caulinaires largement ovales, moins triangulaires , plus insensiblement rétrécies, terminées par un acumen plus large, assez fortement plissées vers le milieu, enroulées € en dessous, munies à

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