Fleurs monoïques. (E
a. Feuilles subobtuses, aiguës ou brièvement acuminées, médiocrement courbées homotropes. (E. 78—81.)
Hypoum dilatatum Wils. M'. (ex Schimper); Hyrp. molle Bryol. eur. non Dicks.; Stirp. n° 730 et 521 (partim).
Tige couchée appliquée, longuement dénudée, noire à la base, émettant des branches ascendantes ou procombantes, garnies de quelques rameaux courts, dressés, gonflés, cylindriques, obtus ; long. des tiges 3—6 centim. ; touffes déprimées, peu denses et peu étendues, molles où assez raides, d’un vert clair, ou jaunâtre, ou même d’un brun luride à la surface. Feuilles assez rapprochées, concaves, très élalées, lächement homotropes, très largement et brièvement ovales, suborbiculaires, rapidement rétrécies en un apicule large et obtus au sommet, munies d’une nervure bi-trifurquée mince et très courte, plus rarement d’une nervure unique atteignant presque le milieu, presque entières, sinuolées au sommet; long. 1 174—1 192 millim., larg. 1—1 1794 millim. Tissu : cellules linéaires - étroites, “obtuses , flexueuses, à parois épaisses, 10—30 fois aussi L. q. L., les plus longues se trouvant ici à la base près de la nervure; aux angles on “constate quelques cellules courtes, oblongues , à parois épaisses, brunes ou orangées, formant de petites” oreillettes convexes. Rameau fertile radicant; 10—15 fol.; les externes largement ovales, aiguës, étalées; les supérieures allongées, oblongues, engainantes, plissées, finement denticulées au som met, dressées ou légèrement homotropes, faiblement nerviées à la base ; archégones 8—10; paraphyses plus longues, assez nombreuses. Vaginule oblongue, épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, “dressé, ferme, peu tordu; long. 10
—?0 millim. Capsule oblique ou subhorizontale, ovale-oblon-
979 4° GENRE * HYPNUM:
gue, bombée, plus ou moins arquée, rétrécie sous l’orifice, munie d’un petit col à la base; long. 2 mill., larg. 28 millim. Opercule convexe-conique, peu élevé, subobtus ou brièvement apiculé. Un anneau large, persistant pendant quelque temps. Dents du péristome jaunes, médiocres; lanières internes à peine ou pas ouvertes sur la carène ; 1—2 cils noduleux, assez larges. Spores grandes, vertes. Fleurs mâles gemmiformes, obtuses ; 5—6 fol. suborbiculaires-obtuses, concaves-imbriquées, énerves ; 10—15 anthéridies, assez grandes, oblongues ; quelques paraphyses atténuées, un peu plus longues. — Juinjuillet.
Sur les pierres inondées granitiques dans les ruisseaux des montagnes des Vosges (Mougeot); presque partout à une altitude de 700—800 mètres, jusqu'aux sommets alpestres; descend cà et là dans les vallées; dans la Vologne, au-dessus de Granges: dans le ruisseau de Habaurupt, au-dessus de Plainfaing; dans la Moselotte et le ruisseau de Sapois, près de Vagney (B.). — Alpes du Dauphiné (Ravaud), Mont-Dore et Haute-Vienne (Lamy).
79. Hypnum alpestre Swartz. Musc. suec. (non icon); Bryol. eur. t. 5717; Hypnum molle Brid.
Plante très semblable, dans toutes ses parties, à l'espèce précédente. Tige appliquée, longuement dénudée. Rameaux renflés, courts, obtus. Feuilles rapprochées, concaves, largement ovales, munies de deux nervures très minces, n’atteignant que le tiers inférieur, plus rarement une seule nervure. Fol. involucrales développées, un peu étalées ; les intimes dressées, imbriquées, denticulées au sommet, plissées faiblement. Vaginule oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, ferme, court. Capsule brièvement oblongue. Opercule convexe ou conique-obtus, assez petit, rougeätre. Un large anneau, composé de plusieurs séries de cellules. Péristome jaune orangé.
Les principales différences que nous ayons constatées sont les suivantes :
Tige ici plus robuste, rameaux plus allongés, souvent un peu atténués, plus généralement procombants. Feuilles des rameaux plus exactement imbriquées, plus nettement courbées homotropes, largement ovales, rétrécies moîns rapidement en un acumen médiocre, canaliculé, légèrement denticulées vers le sommet; long. 1 172 millim., larg. { millim. Tissu semblable, mais les cellules moyennes beaucoup plus courtes, 6—8 fois seulement aussi L. q. l. Sur la tige primaire jeune, les feuilles sont peu denses, dressées, à peine homotropes, plus allongées, ovales-oblongues, acuminées, canaliculées. 15—20 fol, involu-