‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 96 sur 395 · HYPNUM PALUSTRE · texte numérisé non relu

HYPNUM PALUSTRE

crales; les intimes terminées par une pointe souvent à demi tordue, munies habituellement de deux nervures ou d’une seule nervure bifurquée, qui atteint le milieu. Capsule oblique ou subhorizontale, légèrement arquée, plus grande, de forme plus obovée, plus épaisse; long. 1 172—2 millim., diam. 1—1 174 millim. — Maturité un peu plus précoce. — Avril- mal.

M. Schimper attribue aux feuilles de cette espèce une nervure unique; nous avons plus fréquemment constaté deux nervures courtes.

Sur les pierres inondées, les blocs de granite dans les ruisseaux et les torrents des montagnes. Au-dessus de la cascade du Rupt-de-Lin, au Valtin ; cascade du Bouchot (B.). Nous ne serions pas éloigné de considérer avec Milde (Bryol. siles. p. 374). le H. alpestre comme une simple variété du A. dilatatum (molle).

80. Hypnum palustre Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 574 et 575; Stirp. n° 521; Schultz, Herb. norm. n° 1183 bis.

a. subsphæricarpum Schimp. (Hypnum subsphæricarpon Schleich. Brid.).

Tige couchée, appliquée, radicante, se dénudant un peu à la base, irrégulièrement divisée en plusieurs branches garnies de rameaux nombreux, dressés, arqués; touffes déprimées , d’un vert jaunâtre, passant fréquemment au brun luride. Feuilles rapprochées, concaves-imbriquées, puis homotropes, fortement courbées en dessous, largement ovales, rétrécies, médiocrement et finement acuminées, entières, munies sur le dos d’une nervure simple ou bifide qui atteint les 374 de la feuille ; long. 1 174 —1 192 millim., larg. 192—374 millim. Tissu : cellules linéaires- -subhexagones, un peu flexueuses, 6 fois aussi 1. q. 1.; aux angles, des cellules carrées plus grandes, formant des oreillette assez distinctes. Fol. supérieures de l’involucre oblongues-lancéolées, acuminées, dressées, plissées, munies d’une assez forte nerurev qui s’avance jusqu’à l’acumen; 8—10 archégones; paraphyses peu nombreuses. Vaginule épaisse, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, légèrement tordu à gauche; long. 15—20 millim. Capsule à à la fin Couleur de brique, courte, ovale- bombée, oblique, arquée après l'émission des spores et resserrée sous l'orifice; long. 1 172 millim., diam. 374—1 mill. Opercule convexe- -apieulé. Péristome convexe, pâle, jaunâtre : dents lamellifères ; lanières internes lancéolées- -linéaires, très étroitement ou à peine ouvertes sur la carène; 2—3 cils noduleux, cohérents à la base, aussi longs que les lanières voisines, ou plus courts. Pas d’anneau. Fleurs mâles dans le voisinage

974 1% GENRE : HYPNUM.

des fleurs femelles, très petites ; 8—10 fol. ovales, concaves, énerves; anthéridies petites, peu nombreuses (4—6); quelques paraphyses courtes. — Juillet-août.

Forme très répandue dans toutes les montagnes du Jura; dans les lieux humides, près des ruisseaux, des cascades; sur les rochers et la terre, les fossés, etc.

Observations. Le H. palustre est beaucoup moins commun dans les Vosges qu’on ne l’avait d’abord cru, parce qu'on a. longtemps pris pour cette espèce des formes qui doivent en être séparées spécifiquement, telles que les Æ. ochraceum, dilatatum, alpestre. Cependant il existe, çà et là, sur une foule de points : au Hohneck, dans les environs de Remiremont, à Monthureuxsur-Saône. etc. Les échantillons que nous possédons de ces diverses localités sont généralement plus grêles, la ramification moins fournie, les feuilles moins courbées que dans la plante du Jura décrite plus haut. Dans tous les cas, cette espece est facile à reconnaître aux caractères suivants : Floraison monoïque; feuilles entières, sans plis, généralement homotropes, munies d’une nervure bifurquée ou simple, et atteignant le milieu; oreillettes peu distinctes aux angles; pas d’anneau. — Dans le même groupe se rangent les espèces suivantes, étrangères à notre circonscription :

Hypnum eugyrium Schimp. Bryol. eur. t. 579. — Touffes molles, déprimées, d’un vert jaunâtre. Feuilles ob/ongues-lancéolées , aiguës, concaves, canaliculées, léchement homotropes, décurrentes, munies à la base de deux nervures très courtes et de quelques dents au sommet; à la base, des oreillettes très distinctes formées de grandes cellules jaunes. Un anneau composé de grandes cellules. Lanières du péristome ouvertes sur la carène; 2—5cils épais, noduleux —Rochers humides près de Baden et d’Allerheiligen, dans la Forêt-Noire (Schimper), près de Genève (Müller). Cette espèce pourrait se trouver dans les Vosges.

Hypnum subenerve Schimp. Syn. p. 634 —Tige couchée, dénudée ; rameaux dressés. Feuilles étalées en tous sens, à peine homotropes, ovales, brièvement acuminées, concaves, sans plis, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au milieu, ou de deux nervures courtes ; pas d’oreillettes distinctes. Fol. de l’involucre dressées, imbriquées, allongées, plissées, munies d’une forte nervure. Capsule oblique, étroitement oblongue, à la fin resserrée sous l’orifice Opercule convexe-conique. Pas d’anneau. Lanières du péristome étroitement ouvertes; 2—3 cils assez courts. — Rochers humides dans les montagnes du centre de l'Allemagne. Cette plante pourrait bien n'être qu’une forme grêle du A. palustre.

Hypnum arcticum Sommerf. — Touffes raides, d’un vert foncé; tige dénudée à la base, noire Feuilles très étalées presque en tous sens, sans oreillettes à la base, munies d’une nervure qui s’avance au delà du milieu, suborbiculaires-obtuses au sommet, entières ou très peu sinuolées. Fol. de l’involucre peu plissées, longuement nerviées. Capsule oblongue, à la fin arquée. Un anneau. Cils du péristome peu développés.—Sur les pierres humides, près des cascades dans les montagnes élevées de la Silésie.

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