‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 97 sur 395 · HYPNUM SILESIACUM · texte numérisé non relu

HYPNUM SILESIACUM

b. Feuilles longuement et finement acuminées, fortement courhées homotropes (E. 81—85.)

81. Hypnum silesiacum Selig. Web. et Mohr; Stirp. n° 425; Plagiothecium siles. Bryol. eur. t. 500; Hypnum Seligeri C. Müll.; Sch. Herb. norm. n° 596, et F1. G. et G. exsicc. n° 558.

Tige étroitement appliquée, radicante, grèle, flexueuse, émettant de distance en distance des rameaux arqués, procombants, plus ou moins atténués, souvent groupés, fasciculés, divergents, s’enracinant d'habitude par l'extrémité; gazons déprimés, làches, d’un vert pâle ou jaunâtre brillant; long. 15—20 millim. Feuilles moyennes des rameaux ovales-lancéolées, longuement rétrécies et finement acuminées, lâches, étalées à l’état sec, plus ouvertes encore par l'humidité, diversement courbées par la pointe, cependant en grande partie homotropes, courbées en dessus, surtout vers l’extrémité des rameaux, planes ou légèrement infléchies aux bords, garnies du milieu au sommet de dents fines, espacées, et, à la base, d’une nervure bifurquée très mince êt très courte ; long. 2 mill., larg. 394 millim. Tissu : cellules linéaires-flexueuses , obtuses, 10—15 fois aussi 1. q. 1., presque uniformes, les basilaires un peu plus larges et plus courtes, sans être d’une forme particulière aux angles. Fleurs femelles : fol. 10—12, lâächement dressées, un peu étalées ; les intimes oblongues, engaînantes, acuminées , finement denticulées, à peine ou nullement nerviées, sans plis ; archégones 6—8 ; paraphyses un peu plus longues, assez nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle rougeâtre, flexueux; long. 15—95 mill. Capsule cylindrique, légèrement bombée, atténuée à la base, arquée, un peu resserrée sous l’orifice après la sporose, oblique ou horizontale, lisse; long. 2—2 172 millim., diam. 374 millim. Opercule conique-obtus. Un anneau très étroit, composé d’une seule série de cellules. Péristome pâle, persistant longtemps; dents fermes, fortement lamellifères ; lanières étroites, entières: 2-3 cils noduleux, cohérents à la base. Fleurs mâles nombreuses, petites; fol. ovales-acuminées, énerves, très peu denticulées ; 8—10 anthéridies très petites; quelques paraphyses grêles et courtes. — Juin-juillet.

C. sur les troncs pourris dans les forêts de sapins des Hautes-Vosges, au-dessus de 700—800 m.; également répandu dans le Haut-Jura ; se retrouve çà et là sur les rochers de grès vosgien ombragés ; dans les Basses- Vosges : Sarrebrück (Winter), Kirkel (Bruch), Pahn (Gümbel), Erlenbach, Bobenthal (Schultz), Saint-Dié (B.). — Dans presque toutes les montagnes de France: Alpes, Pyrénées, Cévennes, environs de Paris,

276 1% GENRE : HYPNUM.

Hypoum Muebhlenbeckii Hartm. Skand. F1.; Plagiothecium Muechlenb. Bryol. eur. t. 499; Hypnum striatellum C. Müll.

Espèce voisine du H. silesiacum. Touffes plus denses; tiges ascendantes, moins déprimées. Feuilles plus larges, ovales-lancéolées, terminées par un acumen très long; de grandes cellules orangées très distinctes aux angles. Capsule oblongue, plus petite, striée.

Hautes-Pyrénées (Rob. Spruce et Sarrat-Gineste); Alpes de la Suisse, de la Silésie.

82. Hypnum fertile Sendt. Denkschr. bot. Gesellsch. zu Reg. [I, p. 147; Bryol. eur. t. 591; Hyp. crinale Schleicher M. et in Lesquereux Catalogue.

Tige rougeätre, couchée, appliquée, peu radiculeuse, se divisant en plusieurs branches pennées ; rameaux très étalés dans un même plan, légèrement crochus à l'extrémité ; tapis verts ou jaunûtres brillants. Feuilles rapprochées, nettement homotropes, oblongues-lancéolées, non décurrentes, insensiblement rétrécies, très longuement et finement acuminées, superficiellement denticulées, munies de deux nervures courtes; long. 2 millim., larg. 172 millim. Cellules à parois fermes, linéaires, flexueuses, atténuées, 8—192 fois aussi 1. q. L. ; celles des angles ne formant pas d’oreillettes distinctes. Fol. de l’involucre, 10—15, longuement acuminées ; les externes arquées en dehors, binerviées ; les intimes hyalines, plissées, dressées, demi-engainantes. ‘Vaginule oblongue, allongée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle grêle, tordu à gauche inférieurement, et à droite vers le sommet; long. 15—20 millim. Capsule subhorizontale, cylindrique, très arquée: long. 2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe, obtusément apiculé. Un anneau formé de plusieurs séries de cellules. Dents du péristome pâles, lamellifères ; lanières étroitement ouvertes sur la carène ; 2—3 cils noduleux. Fleurs mâles très petites; 10—15 fol. ovales, acuminées, lâches, énerves ; 8—1? anthéridies, brièvement oblongues, longuement pédiculées ; quelques paraphyses grêles. — Eté.

RR. sur les troncs d'arbres pourrissants. Indiqué par M. Schimper, dans les Hautes-Vosges, près du lac de Lispach ; dans le Haut-Jura, à la Poita-Raisse, près de Fleurier (Lesquereux). — Alpes de la Suisse, de la Bavière et du Tyrol.

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