‹ Muse et musetteChapitre 101 sur 133 · PROMENADE · texte numérisé non relu

PROMENADE

Je suis allé, sans vous, courir ces bois que j'aime, Où j'avais promené mes rêves tant de fois ; Mais le ciel est changé, le bois n'est plus le même : Je n'ai rien reconnu des choses d'autrefois.

Il aura donc suffi que vous ayez, une heure.

Traversé ce taillis et suivi ce sentier Pour que votre ombre seule à jamais y demeure, D'un coup d'aile effaçant le passé tout entier.

Et c'est vous maintenant, c'est votre chère image Que je cherche partout, que partout je revois ; C'est vous que les oiseaux pleurent en leur ramage ; C'est vous que le ruisseau regrette à demi- voix.

Nous y retournerons un jour, si bon vous semble : Les oiseaux et les bois chanteront avec nous. Et le ruisseau jaseur, nous retrouvant ensemble, Vous dira qu'aujourd'hui je n'ai pensé qu'à vous.

Tendresses. i8i

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