PRÉFACE. IX
ni moyen-âgiste, ni ibsénien. Ce n'est pas cependant un arriéré de Torthodoxie classique, ni un traînard du romantisme. Il est mieux que tout cela, il est lui-même. Esprit franchement ouvert aux impressions personnelles, il choisit d'instinct les pensées graves et les sentiments gracieux qui appellent une forme poétique élégante et pure, et il les en revêt sans apparence d'effort. Voyez la première pièce du recueil, IsL Source, qui, parla gracieuse répétition du refrain :
La source pleure au fond des bois,
et par l'art d'agencer les détails, peut être citée comme un modèle du genre savant du virelai.
Les Lilas fleuris sont aussi une vraie pièce d'anthologie. Je ne sais par quelles études préalables M. P. Romilly s'est initié aux artifices de prosodie familiers aux anciens poètes du « gay sçavoir » ; je crois plutôt qu'il les a devinés. Ses effets de rythme sont toujours trop intimement liés au sujet, au sentiment, pour être des réminiscences : ce sont des trouvailles, d'heureuses