UNE MARE
Qt tout un long jour le bois aux semeurs fortes Par un soleil blanc fut chauffé, e sol spongieux, feutié de feuilles mortes, Le bruit des pas meurt c-touffé.
mare de plomb croupit, trouble et vaseuse, Vliroir terne au reflet blafard, mt la rive basse, où s'étale, visqueuse, ^a fleur pâle du nénuphar.
rrain se relève : une fourrure d'herbe rfonte, haute, jusqu'aux genoux :
ue touffe s'évase, et fournit une gerbe V rendre un moissonneur jaloux.
l'air, autour de moi, frémit, murmure intense,
ja vie acre de la forêt ;
âme s'évapore et, perdant conscience,
rfon être, absorbé, disparait ;
Paysages et Souvenirs, 39
Et, si je m'abattais, fauché par un vertige.
Dans rherbe épaisse enseveli.
Ce frêle papillon, dont la blancheur voltige, Connaîtrait seul mon dernier lit.
Muse et Muselle.