LA MAISON DE NARNHAC
A M. Ad. Roussilhe.
;, iraplaulée au sol comme ces bûcherons ouïssent, terrés dans leur trou jusqu'au buste, laison est trapue, et massive, et robuste, : à défier ouragans et larrons,
ur la poutre énorme aux multiples chevrons,
liture, écaillant ses rangs d'ardoise fruste.
Ce, au mur épais où le lichen s'incruste,
/itrcs dont les nœuds ouvrent de gros yeux ronds.
id je rêve, le soir, assis au coin de l'âtre, : le chien qui dort, du foyer idolâtre, vieille servante assoupie à côté,
itant le silence épars sur la campagne,
■nis qui m'a fait cette sécurité
nilieu des dangers sans nom de la montagne.
Paysages et Souvenirs. 45
L'YRANDELLE
A M, Daniel Roussilhe.
Grands arbres et buissons tapissent le versant De la vallée étroite en balafre creusée, Et, sous rherbe touffue à souhait arrosée.
Un grêle ruisselet chuchote, frémissant ;
L^invisible sentier, qui jusqu'au fond descend, Egratigne d'un trait la pente malaisée ; En bas, tumultueuse et jamais apaisée, La rivière se tord sur le caillou glissant ;
La truite, flèche d'or, dans le cristal circule
Et devant cet éclair l'écrevisse recule ;
Mais, si nous sommes loin des Rhônes et des Rhins,
Gardez-vous de cette eau qu'un souffle ride et moire ; Perdant pied, j'ai failli, moi, m'y casser les reins. Et cela me suffît pour en garder mémoire.