‹ Muse et musetteChapitre 45 sur 133 · LA VANDIERE DE NUIT · texte numérisé non relu

LA VANDIERE DE NUIT

Quand la lune épand sa clarté livide, Lavandière pâle, au bord du ruisseau, En ta robe large el qui semble vide, ['ourquoi trempes-tu les bras blancs dans l'eau?

non pauvre enfant je lave les langes.

e mes deux mains j'ai serré son cou ; endre mignon est avec les anges, cpuis ce temps j'ai pleuré beaucoup.

yeux desséchés n'ont plus d'étincelle, lidis en vain mon bras impuissant, ijuancl j'ai tordu le Un qui ruisselle, l'est pas de l'eau qui sort, c'est du sang.

cmords tenace a flétri ma lèvre ; is les longs jours, les nuits sans repos, corps amaigri, que brûle la fièvre, blette vivant, n'a plus que les os.

Choses de Bretagne, 85

J'ai voulu savoir du Dieu qui pardonne % Quand il mettrait fin à sa cruauté ; Le prêtre m'a dit, de sa voix qui tonne :

« Le démon te tient pour l'éternité ! »

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