‹ Muse et musetteChapitre 51 sur 133 · LES CHAUFFEURS · texte numérisé non relu

LES CHAUFFEURS

Quatre hommes sont entrés, le visage noirci, Ont garrotté, couché le maître de la ferme, Les pieds au feu qui va lui rôtir Tépiderme ; Puis ils ont ravivé le brasier obscurci.

Il a beau supplier, pleurer, crier merci.

S'efforcer à souffrir la douleur d'un cœur ferme, Il sait que son tourment mortel n'aura de terme Qu'après qu'il aura dit : « Mon argent est ici ! »

Une effroyable odeur de grillade s'exhale Du corps inanimé, se répand dans la salle :

La fermière, d'un doigt, indique le trésor.

Les bandits, satisfaits, laissent tomber la flamme. L'homme, entendant compter ses écus et son or. Gémit, reprend ses sens, seroidit, et rend l'âme.

9«S Muse et Musette.

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