LE MIROIR
A Maurice Tourneux.
Que de fois, avisaEt au passage uq miroir, Après l'avoir toisé comme ceux qu'on méprise, Me suis-je arrêté là, stupide de surprise.
Devant l'homme inconnu que je venais d'y voir!
Alors, je m'y faisais de nouveau comparoir; Puis, telle une beauté de son visage éprise, Je contemplais longtemps la figure incomprise. Criant : * Que penses-tu? Dis! je veux le savoir! »
Mais j'avais beau scruter te fond de ces yeux sombres, Non, je ne pouvais plus retrouver dans leurs ombres Ce ques la veille encor, mon regard avait lu ;
Ainsi, j'aurai vécu, mystérieux problème
Renouvelé sans cesse et jamais résolu,
El j'aurai mieux connu les autres que moi-même.
i()4 Muse et Musette,