‹ Muse et musetteChapitre 68 sur 133 · VIDEE DE DIEU · texte numérisé non relu

VIDEE DE DIEU

A M. Ph. Delahaye.

\ Nature aux lois immuables 3t sans Maître, je le veux bien ; ais alors, Dieu des misérables,

uel rôle inutile est le tien ?

ue fais-tu là sur ta machine, i chauffeur, ni mécanicien,

es bras croisés sur la poitrine ! ne servant â rien de rien,

ue le train marche ou qu'il déraille,

ssuré de n'y rien pouvoir, aliveau que le passant raille, anocquiu sans droit, ni devoir ?

Il ! rendez-nous les dieux antiques, Olympe qu'Homère chantait ; cndez-ùous le Dieu des cantiques , son Ciel où l'encens montait ;

Miettes de Philosophie

Rendez-nous (aunes et satyres S'ébattact dans les bois sacrés ; Rendez-nous vierges et martyres, L.ys, ûeuris aux vitraux nacrés.

Plus de temples, et dans l'église, Près des becs de gaz allumés, La sonnette en vain s'électrise :

Les fidèles sont clairsemés.

Qu'il est bien morl, ô Madeleine, Ton doux Sauveur crucifié !

Hosanna ! Par l'acétylène.

Vois, le Soleil est défié !

Afiise et Miiselte.

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