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PRÉFACE. XVII

l^Jiiguille, la plus lugubre mélopée que puisse inspirer le spectacle de la misère sociale.

Mais cette tristesse, sincère et vraie, n'altère p as rimpression dominante que laisse l'œuvre de M . P. Romilly, celle d'une harmonie intime entre l'âme du poète et la nature qui vit en nous par l'image, comme nous vivons en elle par le sentiment. Tous les arts se tiennent et s'appellent : son premier recueil provoquait le concours de la musique, et un compositeur s'est trouvé pour associer la mélodie aux vers faits pour l'inspirer ; le nouveau volume me semble prédestiné à la traduction par le crayon, et je compte bien qu'au premier jour, il nous reviendra avec les honneurs d'une édition illustrée où ses paysages si vivants, ses scènes de la nature si présentes à l'âme se réaliseront en dessins et en eaux-fortes luttant à la fois avec les images et les sentiments du poète.

G. Vapkreau.

M orsang -sur-Orge (Seine-et- Oise), 4 avril 4899,

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