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Précédai le convoi... L'on n'a rien entemlu Qu'un cliquetis de fers en avant du corlége ; On entraînait vos fils vers des tombes de neige, Les poings liés, le cou tendu.
(Cependant votre cœur se berçait d"un beau rêve. Voire sang bouillonnait jeune comme la sève Qui rajeunit le bois dans la saison d'avril ; \'otre voix exhalait, dans vos haltes guerrières, Des chansons d'avenir et de douces prières, Insoucieuses du péril.
Quand se tournaient vos yeux vers le passi' superbe. L'espoir en votre cœur verdoyait comme l'herbe Dans le pavé disjoint des temples ruinés : L'espoir, ô vieille enfant, vous paissait decliimères. La tribu de vos fils est captive, et les mères Vont étoutlant leurs nouveau-nés.
Par instants vous tentiez de ressaisir encore Le glaive teint de sang qui repoussa le More, Le fer de Sobieski par Rosciusko brisé. Il en jaillit toujours de vives étincelles, El In gloire faisait pleuvoir ses iinuiorlelles Sur votre front martyrisé.
Mais le temps est passé des dévouements sublimes ; Les vierges d'autrefois ont regagné les cimes: Plus de foi, plus d'amour et plus de liberté ; La poésie a fui comme elles, et pour dire Leur hymne funéraire, il n'est plus une lyre, l'ne âme où le Dieu soit resté.
L'idée est sans pouvoir désormais ; on la nie, On la tue, et déjà la sombre tyrannie. Foulant aux pieds linceuls et débris féodaux.
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Agite son fronl chauve et sa main sanguinaire ; Le vautour a poussé trois cris hors de son aire Flairant et gueltant les oiseaux.
Oh ! la Pologne était une idée, elle est morte. Mais ne craignons-nous pas qu'un coup de vent n'apporle Le vautour qui de haut plane sur ses débris ! La France est une idée aussi que l'on redoute ; Les esclaves du Nord savent par quelle roule On pénètre au cœur de Paris.
Les verrions-nous encor campés sous nos murailles, Exercer contre nous d'horribles représailles, Verser à flots le sang, la vendange et le blé ? Verrions-nous, l'œil hagard, les chefs de nos familles Pleurer l'honneur éteint des femmes et des tilles,
Au coin de i'àlre violé?
Ah 1 ce serait une autre alerte
Qu'au premier envahissement.
Une fois la tranchée ouverte,
Quel funèbre épouvautement !
Ce ne serait plus une trombe
Qui roule et qui s'évanouit.
Un carreau de foudre qui tombe,
Dont la chute étouffe le bruit ;
Ce serait la dernière bombe,
Peut-être la dernière nuit !