‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 185 sur 188 · LE CHANT DES PAYSANS · texte numérisé non relu

LE CHANT DES PAYSANS

Quand apparut la République Dans les éclairs de Février, Tenant en main sa longue pique, La France fut comme un brasier :

Daus nos vallons et sur nos cimes Verdit Varbre de la Liberté ; Mais les Quarante-cinq centimes Et Juin plus tard ont tout gâté.

DE PICnRE DUPOiST. 461

Oh ! quand viendra Ja belle l Voilà des mille et des cents ans Que Jean Guêlré t'appelle.

République des Paysans ! {bis)

Mais ce beau feu s'écoule en cendre;

Le diable en passant Ta soufflé.

Le crédit n*a fait que descendre

Et l'ouvrage est ensorcelé.

La souffrance a fait prendre en grippe

La jeune Révolution,

Comme le vieux sorcier Philippe,

Et nous nommons Napoléon.

Oh ! quand viendra la belle !

Voilà des mille et des cents ans Que Jean Guètré t'appelle.

République des Paysans! (Ms)

Napoléon est sur son siège,

Non point l'ancien, mais un nouveau.

Qui laisse les blés sous la neige

Et les loups manger son troupeau.

Quand l'Aigle noir fond sur tes plaines^

Terre d'Arcole et de Lodi,

Il se tient coi... dedans ses veines;

Le sang du Corse est refroidi.

Oh ! quand viendra la belle !

Voilà df s mille et des cents ans Que Jean Guêtre t'appelle.

République des'Paysansl {bis)

Que ya donc devenir la France, Si rien n'en sort à ce moment Où le cri de l'indépendance Nous appelle au grand armement?

Soldais^ citadins^ faites place Aux paysans sous vos drapeaux; Nous allons nous lever en masse Avec les fourches et les faux.

Oh ! quand viendra la belle !

Voilà des mille et des cents ans Que Jean Guètré t'api^eUe, République des Paysans 1 (5ts)

Les noirs et les blancs, sans vergogne, Voudraient nous mener sur Paris Pour en faire une autre Pologne Et nous atteler aux débris.

A bas les menteurs et les traîtres, Les tyrans et le^ usuriers \ Les paysans seront les maîtres Unis avec les ouvriers.

Oh ! quand viendra la belle !

Voilà des mille et des cents ans Que Jean Guêtre t'appelle République des Paysans ! (bis)

La terre va briser ses chaînes ; La misère a fini son bail ; Los monts, Jes vallons et les plaines Vont engendrer par le travail.

Aiïamés venez tous en foule Comme les mouches sur le thym.

Les blés sont mûrs^ le pressoir coule, Voilà du pain, voilà du vin.

Oh ! quand viendra la belle !

Voilà des mille et des cents ans Que Jean Guètré t'appelle, République des Paysans! (fiis)

Préface . l

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