‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 34 sur 188 · LES TAUREAUX · texte numérisé non relu

LES TAUREAUX

Voyez paître aux bords des marais Ces taureaux dont les rudes traits.

Le fanon superbe, Attirent plus d'un voyageur.

Qui les regarde, tout songeur,

Des prés tondre 1 herbe.

On voit s'agiter les roseaux Partout où leurs larges naseaux

Soufflent leur haleine:

Leurs yeux ont des reUets sanglants, Leur poil flotte sur leurs frontâ blancs

£n touffes de laine.

Dans ces taureaux à Toeil de feu, L'Egypte aurait choisi son Dieu.

Pour ses sacrifices, Uome eût pris le plus argenté, Le plus fier, qui passe en beauté

Les blanclies génisses.

Leurs cornes menacent le ciel Et perceraient d'un coup mortelle

En rase campagne, Le plus vaillant toréador

DE PlEBfiË DUPONT. 83l

Qui moissonne la gloire et For Aux cirques d'Espagne.

Qu'il vienne à passer par hasard Une génisse au doMX regard»

Vers leur marécage, Ils feront, sauvages amants, Retentir de mugissements

Rivière el pacage.

Restez libres dans le désert,..

Broutez le pâturage vert,.

Fuyez nos entrave 1 Loin des tyrans et des bourreaux, Paissez en liberté, iaarejuix :.

Les bœufs sont esclaves.

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