‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 36 sur 188 · LA SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

LA SÉRÉNADE

Les roses* i)our moi sont pareilles, Pareilles pour moi sont les fleurs Que Mai répand de ses corbeilles Sur les vallons, sur les hauteurs;

DE PIERRE DUliîOKT. 8î.

Mais dans la guirlande embaumée De jeunes filles de vingt ans,.

Dont chacune est tout un printem^s^ Je ne vois qu'une bien-aiméel

Les étoiles et les planètes Qui, dansant en rond dans les cieux\ Font rêver bergers et poètes Sont toutes des sœurs à mes yeux; Mais sur la terre parseinée D'astres et de rayons épars, Je ne vois rien que l'es regards De tes yeux, 6 ma bien-aimée!

Qu'un rossignol s'épwise et meur^:

Au faite du même tilleul,

Un autre cfaaiitant dans une heure

T'apprendra qu'il n'était pas seul.

Aucune musique animée

Ne peut tromper mes lengs emnitSy

Si ce n'est, entre mille bruits,

La chaaseti de ma bien-aimée.

Que toutes ks lOleurs se fiétrissent !' Que les oiseaux meurent d'amour ! Et que les étoiles^ périssent, Périsse la clarté du jour Plutôt que ma fleur parforaée,.

Ma chanson, mon étoile d'or ; Que l'univers périsse encor Piutôl. que toi, na bkn-aiméel

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