I.ES PLATANES
À l'heure où Tétoile du soir Jette ses lueurs diaphanes, ma divine ! quel espoir Vous attire sous les platanes?
Mon cœur suit vos pas cadencés.
Oh! qu'allez^vous faire à la brune, Sans moi, dans l'ombre où vous glissez. Blanche conmie xin rayon de lune?
Des lutins malin$ et cruels Ne craig^^-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels.
Ni la froide hiiteiiiQ de^ bribes?
J'ai l'oreille et les yeuj; craintifs; Mon sang daxis mes veines se glace Lorsque dans Tombre des massifs Votre forme blanche s'efface.
Une lueur, le moindre bruit.
Un rien fait que nion cœur se trouble; Je crois voir des yeux dans la nuit, Je crois que votre pas se double.
Des lutins maJiias et cruels Ne craignez-vous pas les surprises.
Ni la rosée aux pleurs mortels.
Ni la froide haleine des brises?
0E PIERRE DUPONT. ISl
Vous revenez, el vos cheveux, Humides comme les corolles Des lis arrosés par les cieux, Semblent emplis de lucioles.
Sur votre cou, sur vos bras blancs, Qui sont restés à Tair sans voiles.
Je veux de mes baisers tremblants Sécher les larmes des étoiles.
Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels, Ni la froide haleine des brises?