‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 87 sur 188 · LA SÉRÉNADE DU PAYSAN · texte numérisé non relu

LA SÉRÉNADE DU PAYSAN

Sur mon visage aux frais contours Quand fleurit la cire des prwies Et des pèches le doux velours, J'aimais les blondes et les brunes ; Je les guettais à l'herbe, aux champs, Aux noisettes, jusqu'à Tégtise, Perdant mes amours et mon temps:

Je ne connaissais pas Denise,

L'unç avait le fÂed pas plus grand Qu'au jour même de son baptènw ; Une autre, l'œil Uen tran^went De la fleur qui dit : Je vous aime; Une était rouge, s'il vous plaît ; Une, blonde au teint de cerise;

Une autre, brune au teint delafi; Je ne connaissais pas Denise.

L'oiseau bleu n'avait pas chanté Cette romance langoureuse Qui nous fait mettre de côtA Toute autre que notre amonreose.

Mais il a chanté, Dieu merci l Depuis j'en ai la tète prise, Tout le corps et le cœur aussi :

Depuis j'ai rencontré Denise.

Elle demeurait loin de tous,

Toujours close dans sa cfanmbrette, *

Aussi piquante que le houx

Pour ceux qui lui contaient fleuretto.

Quand je Tai vue, elle a souri

Du coup à ma bonne franchise. ^

« Je veux être votre mari, •

Ai -je dit, «voulez-vous, Denise? n^

Elle vaut cinq dots à la fors, Trait les vaches comme une reine.

Fait ce qu'elle veut de ses doigts Sans avoir Tair d'y prendre peine.

Elle est belle comme le jour.

Parée ou simple dans sa mise; Je rappellerais : fleur d'amour, Si je n'aimais pas mieux : Denise!

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