A MON AMI M
One Dieu, notre souverain maître,
Éloigne tout péril Du bel enfant qui vient de naître
Parmi les fleurs d'avril!
Quand les nids sont encore vides, Les nids où soupire l'oiseau , Mère , je vois tes yeux avide»
Rester fixés sur un berceau.
C'est que dans ce berceau repose Le nouveau-nc, le bien-aimé; Son œil est bleu , sa lèvre est rose, Son petit souille est embaumé.
Que Dieu, notre souverain maître,
Éloigne tout péril Du bel enfant qui vient de naître
Parmi les fleurs d'avril !
Tout célèbre ta bienvenue , Enfant éclos sous les baisers ; Le printemps empourpre la nue t
114 CIIASTS ET POÉSIES
Et verdit les sommets boisés ; Il vide ses pleines corbeilles Et ses trésors les plus secrets , Sur les prés épand les abeilles Et les oiseaux sur les forêts.
Que Dieu , notre souverain maître.
Éloigne tout péril Du bel ei:fant qui vient de naître
Parmi les fleurs d'avril!
La main du Seigneur est ouverte Et tous ses dons ont ruisselé ; Sur les coteaux, la vigne est verte j La plaine voit fleurir le blé.
Enfant , que ton àme bénie Reçoive ain!^i les dons de Dieu !
Que ton fiont couve le génie , Ton cœur l'amour, cet autre feu !
Que Dieu , notre souverain maître.
Éloigne tout péril Du bel enfant qui vient de naître
Parmi les fleurs d'avril !
Fleurissez , rose et violette , Où ses petits pieds marcheront ; Qu'une fée, avec sa baguette , Vienne toucher son petit front.
Ne t'écavte pas de la route Qui conduit ton père au bonheur ;
f)E PIERR1-; Dl'PO\T. ne
Que Ion ombre soit toujours toute Sous le rayon droit de l'honneur !
Que Dieu , notre souverain maître,
Éloigne tout péril Du bel enfant qui vient de naître
Parmi les fleurs d'avril !