‹ Muse populaire (volume 2)Chapitre 71 sur 94 · LE COURSIER · texte numérisé non relu

LE COURSIER

Qu'impatient de servitude Un coursier à demi dompté Se prenne à rêver solitude, Gazon, air pur et liberté; Le plus léger fardeau l'ind.gne, Et les fanfares du clairon

190 CHAKTS ET POÉSIES

L'emportent bien loin delà ligne Où le pouse un faible éperon.

En vain l'homne relient les guides; Il ne reconnail plus sa main;

D'un boni! il est seul, le chemin

Semble fuir sous ses pieds rapides.

Vers SCS maternelles forêts , Un invincible instinct le pousse.

Là des fourrages toujours prêts, De molles litières de mousse; Là, pour abri contre ré:é, L'ombre que le cliéne déploie.

En recouvrant sa liberté, Le fier coursier hennit de joie :

Quel doux gazon! le cou plojé, Il veut l'atteindre et perd sa peine; Pauvre captif! son frein le gêne, Son frein qu'il avait oublié.

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