‹ Muse populaire (volume 2)Chapitre 91 sur 94 · A CERTAINES ABEILLES · texte numérisé non relu

A CERTAINES ABEILLES

Aux flancs blonds de ia ruche, ioniques abeilles, Dès que le miel ouvré pend en grappes vermeilles , Suc embaumé des fleurs, esprit des végétaux, Comme aux rochers sculptés le prisme des cristaux ; Les paysans unis, ardents à vous poursuivre. S'arment de longs bâtons et d'instruments de cuivre. Ne perdez pas sur eux vos l'iéles aiguillons-. Leur main s'est endurcie à creuser les sillons, El , pour parer vos coups, leur front hàlé se voile. D'une bure grossière ou d'un lambeau de toile; Laissez-leur le champ libre et fuyez sans combats ! Les chênes des forêts vous ouvrent leurs grands bras ,

2J0 CUANTS ET l'OhSItiS

Dans leur tronc caverneux el sous leur verte vcùle Que votre liqueur d'or se forme goutte à goutte! Nul ne vous troublera dans vos labeurs secrets , Si ce n'est le rêveur errant dans les forêts , Ou quelque blonde enfant qui, de soif épuisée, En savourera mieux l'odorante rosée.

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