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LE CHANT DES SOLDATS

Toute l'Europe est sous les armes,

C'est le dernier râle des rois :

Soldats, ne soyons point gendarmes.

Soutenons le peuple et ses droits.

Les Républiques, nos voisines,

De la France invoquent le nom ;

Que les Alpes soient des collines

Pour les chevaux et le canon. {bis)

Aux armes (6**), courons aux frontières!

Qu'on mette au bout de nos fusils

Les oppresseurs de tous pays.

Les poitrines des Radetzkis!

Les peuples sont pour nous des frères, (ter)

El les tyrans des ennemis.

3ê CHAKTS ET POÉSIES

Pour le soldat la palme est douce.

Quand le combat fut glorieux ;

De Transnonain, de la Croix-Rousse,

Les cyprès nous sont odieux.

Quoi ! pousser à la boucherie

Des frères comme des taureaux 1

C'est faire pleurer la Patrie,

Et c'est avilir des héros. {bis)

Aux armes (6i«), courons aux frontières !

Qu'on mette au bout de nos fusils

Les oppresseurs de tous pays ,

Les poitrines des Radetzkis !

Les peuples sont pour nous des frères, {ter)

Et les tyrans des ennemis.

Sous le joug de la politique

Que d'affronts tout bas dévorés !

Nous pensions que la République

Nous aurait enfin délivrés.

Peuple ! avec toi nous l'avions faite ;

Te souvient-il de Février ?

Ce ne fut point une défaite ;

NoLiS l'avions cédé le laurier. {bis}

Aux armes {bis), courons aux frontières!

Qu'on mette au bout de nos fusils

Les oppresseurs de tous pays.

Les poitrines des Radetzkis !

Les peuples sont pour nous des frères, {ter)

UE P1£RH£ DUPOIT. 81

Et \e& tyrans des ennemis.

Nous savons ce que nous prépare

Le tigre couronné du Nord ;

De carnage il n'est point avare ,

Il tue un peuple quand il mord.

L'ordre qui règne à Varsovie,

Dans tout le Midi révolté,

Menace d'étouffer la vie

Et les germes de liberté. (bis)

Aux armes (bis) , courons aux frontières !

Qu'on mette au bout de nos fusils

Les oppresseurs de tous pays ,

Les poitrines des Radetzkis !

Les peuples sont pour nous des frères, {ter)

Et les tyrans des ennemis.

De Pesth à Rome les étapes

Seraient des bûchers de martyrs ;

Les Cosaques, hideux satrapes,

Assouviraient tous leurs désirs,

Sur l'or, sur le vin , sur les femmes ;

Dans l'orgie et dans les débris,

A travers le sang et les flammes ^

Ils viendraient au cœur de Paris. {bis)

Aux armes (bis) , courons auY frontières ! Qu'on mette au bout de nos fusils Les oppresseurs de tous pays.

Les poitrines des Eadetzkis!

Les peuples sont pour nous des frères, {ter) Et les tyrans des ennemis.

Soldats, arrêtons cette horde!

Elle aienace d'envahir,

Danube de sang qui déborde,

Tout le passé, tout l'avenir.

Canons, de vos gueules béantes

Refoulez la marche du Czar.

Baïonnettes intelligentes ,

Formons à l'idée un rempart. {bis)

Aux armes (6w), courons aux frontières!

Qu'on mette au bout de nos fusils

Les oppresseurs de tous pays ,

Les poitrines des Radetzkis!

Les peuples sont pour nous des frères, {ter)

Et les tyrans des ennemis.

Que la République française

Entraîne encor ses bataillons,

Au refrain de la Marseillaise ,

A travers de rouges sillons.

Que la Victoire de son aile

Touche nos fronts , et , cette fois ,

La République universelle

Aura balayé tous les rois. (bis)

Aux armes (6«), courons aux frontières!

Qu'on mette au bout de nos fusils Les oppresseurs de tous pays ,

DE PIRRRR mil'0!«T. 83

Les poitrines des Radelzkisl

Les peuples sont pour nous des frères, (ter)

Et les tyrans des ennemis.

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