GENRES
Panicum
Poa . . .
Carex
Quercus. .
Ficus .•
Rumex
Plantago
Senecio
Centaurea
St-pelia
Salvia*.
Yerbena .
Solanum
Yeronica
Erica
Hydrocolyle. .
Cisstis . . .
Lorauthus
Ribes
Ranunculus
Draba
Viola
Passiflora.
Mesembrianthemum . . . .
Silene
Hibiscus
Hypericum
Euphorbia
Oxalis
Potenlilla
Astragalus
Cassia ............ ....
Linné.
Persoon
Il est certain que la quantité des végétaux que les recher- ©hes nouvelles introduisent dans les collections, s accroît
d’une manière sensible ; de nombreux échantillons de plantes se sont répandus, depuis plusieurs années, parmi les botanistes, aussi les herbiers commencent-ils à prendre une grande extension.
L’herbier de Linné, qui comprenait à peu près toutes les plantes décrites par lui, n’en renfermait pas 8,000.
En 1765, Adanson, énumérant les collections les plus connues et les plus considérables, citait seulement :
en France :
L’herbier de Tournefort, contenant 4,000 espèces ;
Celui de Vaillant 9,000 espèces, ou 12,000 variétés;
L’herbier de Jussieu 8,000 espèces, ou 10,000 variétés;
Le sien propre 8,000 espèces, ou 10,000 variétés ;
en Angleterre :
L’herbier de Sloane 8,000 espèces;
Celui de Sherard 12,000.
On comptait, il y a trente ans, 25,000 plantes dans l’herbier de Willdenow. Aujourd’hui plus d’une collection d’amateurs en contient jusqu'à 8 et 1 0,000.
Genres.
La progression croissante des genres de plantes, depuis Linné (1), est également digne d’observation et présente, comme les espèces, des phases remarquables.
(1) Avant Linné, alors que les genres n’étaient limités par aucune règle bien fixe, on les voit s’augmenter successivement dans les proportions suivantes :
Tournefort, en 1694, établit 698 genres*
Plumier,
en
Boerhaave,
en
Vaillant,
en
Micheli,
en
Houston,
en
La première édition de Linné, qui a paru en 1757, contient 955 genres ; en 1762, la deuxième édition du même ouvrage en renfermait 1 ,259.
Antoine Laurent de Jussieu, dans le Généra célèbre qu’il a publié en 1789, expose les caractères de J, 902 genres.
Persoon, dans son Synopsis piantarum, qui a paru de 1805 à 1807, porte le nombre des genres, sans y comprendre les cryptogames, à 2,505.
M. Steudel, que nous avons mentionné plus haut, désignait, en 1 824, 5,576 genres de phanérogames et 557 genres de cryptogames, ce qui fait un total de 5,955. Sa nouvelle édition (1841) contient en phanérogames, 6,722 genres, ce qui est, à peu près, le double de l’édition précédente, comme il est arrivé pour les espèces. Enfin on peut évaluer à 7,500 le nombre des genres publiés jusqu’à présent (février 1844).
La répartition de ces mêmes genres entre les quatre grandes divisions du règne végétal pourrait être indiquée, à peu près exactement, delà manière suivante :
Phanérogames, j
j Dicotylédones [ Monocotylédones
Cryptogames.
| Vasculaires | Cellulaires
En cherchant à dresser, pour les genres, la
formule que
nous avons énoncée pour les espèces, on
serait amené à éta-
blir que sur 1,000 genres de plantes, on trouve
Phanérogames. |
( Dicotylédones
{ Monocotylédones
Cryptogames, j
[ Vasculaires { Cellulaires
Ces derniers tableaux, comparés aux espèces, ne présentent
plus les mômes rapports, à l’exception des dicotylédones et dès monocotylédones dont la proportion est la même, c’est-àdire que les premiers sont près de quatre fois et demie plus nombreux que les seconds en genres comme ils le sont en espèces. Les cryptogames cellulaires, qui comptent deux fois plus d’espèces que les vasculaires, ne renferment pas deux fois autant de genres ; ils n’en ont qu’un tiers de plus.
Le tableau suivant montre la progression croissante du nombre total des genres, depuis Linné jusqu’à l’époque actuelle.
• TABLEAU