‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 13 sur 257 · DE L’ACCROISSEMENT DES GENRES · texte numérisé non relu

DE L’ACCROISSEMENT DES GENRES

AUTEURS

Années.

Nombre de Genres.

Total.

OBSERVATIONS

Phanér.

Giyptaj.

Linné.

Reichard

A.-L. de Jussieu.

Persoon

Steudel

Bartling

Endlicher

Ce tableau, comme on le voit, remonte plus haut que le précédent, puisqu’il part du premier Généra de Linné, publié en 1737, tandis que le premier Species est de 1735. Les genres se sont augmentés seulement de 56 dans l’intervalle des seize années écoulées depuis le Généra jusqu’au Species. De 1757 jusqu’à 1844 (106 années), les genres ont reçu un accroissement de 6,450. Ils ont presque doublé du premier Généra de Linné à celui de Jussieu (52 années d’intervalle), et presque quadruplé dans le même espace de temps qui sé-

pare le Généra de Jussieu de celui deM. Endiicher (1789-184 i ). Evalués aujourd’hui à 7,500 ils sont six fois et demie plus considérables qu’ils n’étaient en 1755. Nous avons vu, tout à l’heure, que les espèces s’étaient accrues de seize fois depuis cette même époque.

Voici les chiffres proportionnels de l’accroissement des genres, pris en masse, et à ces trois époques différentes, 1755, 1789 et 1844.

De Linné à Jussieu,

De Jussieu à Endiicher,

De Linné à Endiicher,

Le nombre moyen des espèces dans chaque genre, était, savoir :

phanérogames contenues

En 1753

En 1807 il s’élevait à

En 1844 on en compte

Pour donner une idée de l’accroissement des genres, dans un certain nombre de familles, nous avons dressé un tableau

qui indique cet accroissement pendant les intervalles de deux périodes de chacune 52 années. 11 s’est trouvé, par hasard, que ces deux périodes égales embrassent trois époques marquées par l’apparition d’ouvrages où le nombre des genres est établi d’après des données certaines et qui reposent sur l’autorité de

trois noms respectables, ceux de Linné, d’A.-L. de Jussieu et d’Endlicher.

Quelques familles présentent, dans ce tableau, des résultats assez frappants. Ainsi les genres des Rubiacées sont trois fois plus forts qu’en 1789 et il fois plus qu’en 1757; ceux des Composées le sont 1 5 fois plus ; ils s’étaient seulement doublés en 1789. Linné ne connaissait qu’un genre de Mélaslomacêes ; on en compte 106 en 1841. A cette dernière époque, les 6 genres d’ Orchidées de 1757, augmentés de 7, en 1789, se trouvent portés à 555, etc.

Nous avons placé les diverses familles non dans leur ordre

naturel, mais en commençant par celles qui présentent le plus petit nombre de genres dans le Linné de 1757.

TABLEAU

MONTRANT l’ ACCROISSEMENT DES GENRES DANS UN CERTAIN NOMBRE DE FAMILLES, A TROIS ÉPOQUES DIFFÉRENTES.

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