‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 173 sur 257 · GRECE · texte numérisé non relu

GRECE

Georges Wheler. — En 4 675, Georges Wheler fit un voyage en Grèce et dans FAsie-Mineure, d’où il revint en 4 676. 11 s’occupa attentivement de l’histoire naturelle et des plantes de la Grèce. Il en a observé principalement dans les îles de Corfou, de Zante, près des ruines de Troie, aux environs de Constantinople, sur le mont Olympe, à Smyrne, aux alentours du mont Parnasse, d’Athènes, etc. Il a rapporté de l’Orient plusieurs plantes qui, avant lui, n’avaient pas été cultivées en Angleterre.

John Sibthorp. — Le 6 mars 4 786 le docteur John Sibthorp, accompagné du célèbre dessinateur Ferdinand Bauer, partait de Vienne, se rendant en Grèce. Le docteur Sibthorp se préparait depuis quelque temps à ce voyage, qui avait pour but l’investigation botanique de cette contrée, et surtout la détermination des plantes mentionnées par ses auteurs classiques. Après avoir touché à Messine et à l’île de Milo, Sibthorp se dirigea vers l’île de Crète, de là vers plusieurs îles de l’Archipel grec, visita Athènes et resta quelque temps à Smyrne. Il se rendit par terre à Brousse, gravit le mont Olympe de Bithynie et arriva à Constantinople, où il séjourna l’hiver suivant. Il fit, dans les mois de février et mars 4 787, des excursions botaniques à Belgrade et à Buïuk-Déré. Un séjour de cinq semaines à l’île de Chypre lui donna occasion de dresser une faune et une flore de cette île. Revenu à Athènes le 49 juin 4787, Sibthorp continua ses recherches dans diverses directions. Le mont Delphi, dans Fîle de Négrepont, et le mont Athos enrichirent sa collection de plantes rares. 11 se rendit ensuite à Corinthe et à Patras, où il s’embarqua pour l’Angleterre le 23 septembre.

Le 20 mars 4 794, le docteur Sibthorp, qui voulait compléter ses observations et ses recherches sur l’histoire natu-

relie de la Grèce, se met en route pour entreprendre un second voyage dans ce pays. Il se rend à Constantinople, accompagné par un aide-botaniste, M. Francis Borone. 11 arrive le 19 mai, et fait ensuite une excursion dans la Bithynie et au mont Olympe. Le 9 septembre il part pour son voyage de Grèce. Il passe deux jours à examiner les plaines de Troie, se rend aux îles Imbros et Lemnos, reste dix jours au mont Athos, et arrive à Athènes. Il va à Patras et à Zante, et visite la Morée dans les premiers mois de 1795 ; le 29 avril, il était de retour à Zante et en repartait le 1er mai pour Otrante, touchant à l’île de Céphalonie et ensuite à celle dePrevesa, où retenu par les vents contraires il employa le journée du 7 mai à visiter les ruines de Nicopolis. Le docteur Sibthorp arriva malade en Angleterre dans l’automne de 4 795. 11 mourut à Bath peu de temps après son retour, le 8 février 1790, dans la trente -huitième année de son âge. On sait que les voyages de Sibthorp ont amené la publication de la Flora Græca, sur laquelle nous donnerons quelques détails dans le chapitre consacré à la bibliothèque botanique de M. Benjamin Delessert.

Dumont-cl’Urville. — En 4 819, M. Durnont-d’Urville accompagnait comme officier d’état-major le capitaine Gautier corn mandant la Chevrette , et qui était chargé du relèvement des côtes et des îles de la Méditerranée. Depuis avril jusqu’à octobre il visita les îles principales de l’Archipel grec (1 ) . Eu avril 1820, il fit encore partie d’une autre expédition commandée également par le capitaine Gautier, chargé de procéder à l’hydrographie du détroit des Dardanelles, du canal de Constantinople et de la mer Noire. Les nombreuses sta~

(1) C’est pendant une relâche sur la rade de Mile que M. Dumonl-d’Urville rencontra le pauvre pâtre qui venait de découvrir la belle statue antique apportée en France sous le nom de Vénus de Milo. Ce magnifique travail excita l’admiration de M. Dumont-d’Urville, et la notice pleine d'érudition qu’il rédigea aussitôt, et qu’il transmit â M de Rivière, ambassadeur fiançais à Constantinople, engagea ce dernier à faire à tout prix l’acquisition de ce chef-d’œuvre de l’antiquité.

lions de la Chevrette sur les côtes de la mer Noire permirent à M. d’Urville de récolter dans ses herborisations tous les matériaux de la Oore du littoral.

M. Sprinter. — M. Spruner, d’Ingoîstadt en Bavière, a recueilli des plantes dans la Morée, à Trie Eubée et dans le nord du royaume de Grèce. 11 était de retour en t845.

MM. Webb et Parolim. — M Webb a visité avec M. Parolini l’Italie méridionale, la Grèce, i’Asie-Mineure et les îles de Malte et de Sicile.

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