ASIE
Kœmpfèr. — En 1 685 le docteur Ëngelbert Kæmpfer, qui s’était rendu en Suède, partit, en qualité de secrétaire, avec Pambassade que la cour de Suède envoyait au roi de Perse, et qui devait aller d’abord à Moscou. Kæmpfer quitte Stockholm le 2ü mars, et se rend à Nerva où était l’ambassadeur. De Moscou, l’ambassade se mit en route pour la Perse. Elle s’embarqua sur la mer Caspienne, arriva sur les côtes de Perse et à Nisabat, d’où elle se rendit à Chamakhi, capitale de ta province du Chirvan. Kæmpfer y resta en attendant les ordres de la cour de Perse. Il mit le temps de son séjour à profit, et l’employa à visiter le voisinage de Chamakhi, herborisant partout et observant tout ce qui lui paraissait digne de sa curiosité. Arrivé à Ispahan, il y resta près de deux années. Vers la fin de 1685, Kæmpfer quitta l’ambassadeur qui retournait en Europe, et entra au service de la compagnie hollandaise des Indes-Orientales, en qualité de chirurgien en chef de la flotte qui croisait alors dans le golfe Persique. Il partit en novembre pour Gomroun ou Bender-Abbassi, et s’arrêta quelque temps à Schiras. Betenu par la fièvre à Bender-Abbassi, il consacra le temps qu’il put dérober à la maladie à des observations sur les plantes et les animaux de ce pays, et partit à la fin de juin 1688. La flotte sur laquelle il se trouvait avait ordre de toucher à divers établissements hollandais dans Y Arabie-Heureuse, dans les États du Grande
Mogol, sur les côtes de Malabar, dans l’île de Ceylan, sur le golfe de Bengale et dans lile de Sumatra. 11 visita ces différentes contrées, et arriva à Batavia en septembre 1689, où il passa quelques mois, se livrant à des recherches assidues sur l’histoire naturelle de ce pays. Engagé comme médecin à l’ambassade que la compagnie hollandaise envoyait chaque année au Japon, le docteur Kæmpfer s’embarqua à Batavia au mois de mai J 690, et toucha à Siam avant d’arriver au Japon. Il resta dans ce dernier pays jusqu’en novembre 1692, et revint en Europe en octobre 1695.
Pococke. — L’évêque Richard Pococfce commence, en 1757, ses voyages en Orient. 11 visita l’Egypte, ainsi que l’Arabie et quelques autres parties de l’Asie, et revint en Angleterre en 1742. Il a donné dans sa Description of the Hast la note de plusieurs plantes jusque-là inconnues.
M. de Rienzi. — M. le chevalier de Bienzi se trouvait à Bombay* vers* Tannée 1825, arrivant de la mer Rouge, M. de Rienzi est connu par ses voyages au Caucase, en Barbarie, en Syrie, dans le pays des Druses, en Amérique, aux Orcades, en Grèce, etc. îl a visité également les trois Arabies et l’Abyssinie. M. de Rienzi est le premier Européen qui ait exploré les contrées situées entre le montSamen et Assab et les environs de l’ancienne Aduiis.
M . Coquebert de Montbret. — Coquebert de Montbret (Gustave), enlevé, jeune encore, à la science qu’il cultivait avec ardeur, avait pris de bonne heure le goût des voyages. Dans l’année J 850, il parcourut la Grèce, la Turquie, une partie de la Syrie et de l’Égypte. Devenu en Erance, il en repartit pour se rendre à Constantinople, et, retrouvant dans cette ville Aucher-Éloy qu’il avait connu en Égypte, ils entrepren° nent ensemble un long voyage dans la Syrie etl’Asie-Mineure, d’Alep à Trébizonde par la vallée de l’Euphrate et Erzeroum, traversant la Cappadoce et une partie de l’Arménie, et revenant à Constantinople par Angora et les bords de la mer Noire. Gustave de Montbret retourna en France en 1854 par
la Servie, la Hongrie et l’Allemagne. Son voyage avait duré deux ans.