‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 182 sur 257 · INDES-ORIENTALES · texte numérisé non relu

INDES-ORIENTALES

Van Rheede. — Henri Van Rheede, gouverneur du Malabar, a publié les plantes de cette contrée sur des échantillons récoltés en 4 674 et 4 675 par les Bramines, et envoyés à

Cochin, où furent préparés les dessins et les descriptions de plantes de YHortus indiens Malabaricus.

P. Hermann. — Hartog. — Le docteur Paul Hermann , professeur de botanique à Leyde, fut envoyé en 4 670 à Ceylan par la compagnie hollandaise des Indes-Orientales, pour rechercher et décrire toutes les plantes et les épices qui croissent dans cette île. Hermann y resta jusqu’en 1677.

J. Hartog, voyageur-botaniste hollandais, envoyé à Ceylan par le docteur Sherard, a formé un herbier considérable de plantes de Ceylan, qui a servi à compléter les flores de Burmann et de Linné.

Toren. — Koenig. — Rotller et Klein. — En 4750, Olof Tore n fait un voyage à la côte de Malabar et à Surate. — Jean- Gérard Eoenig, élève de Linné, médecin des missions de Tranquebar, arrive dans l’Inde en 4768, visite Ceylan, les côtes de Malabar et de Coromandel et Siam. — Le docteur Rottler fait, en 4798, quelques excursions dans le pays de Tranquebar avec le docteur Klein.

Lesclienault de la Tour. — Leschenault de la Tour fait, de 4 84 6 à 4 822, un voyage dans plusieurs parties peu connues alors de la Péninsule de l’Inde et de l’île de Ceylan. Parti en mai 4 84 6 avec l’expédition qui transportait les administrateurs chargés de reprendre possession et de se mettre à la tête de nos établissements d’Asie, il arrive vers la fin de septembre suivant à Pondichéry après de courtes relâches aux îles du Cap-Vert, à l’île de France et à Bourbon. Bientôt il visite Karikal, établissement français à trente lieues au sud de Pondichéry ; il en parcourt le territoire ainsi que celui des possessions anglaises situées plus au sud et les environs de la ville de Tranquebar qui appartient aux Danois. Au commencement de 4 84 8, il part pour Salem, ville indienne à cinquante lieues environ à l’ouest de Pondichéry ; il allait y rechercher pour nos colonies plusieurs productions utiles. Là il augmenta considérablement ses collections d’histoire naturelle et rapporta avec une grande quantité de quadrupèdes,

d’oiseaux, etc , un herbier d’environ 400 espèces, et 176 espèces de graines. Au mois d’octobre il part de Pondichéry pour aller explorer les montagnes des Gates et s’arrête à

Coimbatour, mais il est forcé par la fièvre de retourner à

Pondichéry sans avoir pu effectuer son projet de visiter les

montagnes. Après s’être rétabli il retourna à Coimbatour,

passant par la ville de Tritchinapali, puis il alla parcourir les montagnes des Nil-Gherry. 11 resta vingt jours sur leur sommet et les explora dans différentes directions. En revenant à Pondichéry il visita la mine de Pataly, à vingt-deux lieues environ au sud-ouest de Salem, Au mois de septembre 184 9 il partit pour le Bengale dans le but de se procurer plusieurs plantes utiles et revint à Pondichéry en janvier 1 820.

Au mois d’avril suivant, \1. Leschenault entreprit un nouveau voyage; il voulait explorer le sud de la Péninsule de l’Inde et 1 île de Ceylan. Il visita d’abord le district de Tanjaore et se rendit de là dans le Tondiman, contrée sauvage, couverte de forêts, de terrains vagues, et peu fréquentée par les Européens ; il resta quelque temps campé près de la capitale, qui se nomme Podokottah; il se dirigea ensuite vers le district de Madura et dans les montagnes de Cottalam. 11 parcourut ces montagnes, situées à douze lieues environ au nord-nord-ouest du cap Comorin, où il se procura des plants vivants de plusieurs espèces d’arbres d’une grande dimension, utiles pour la construction ou précieux par la beauté de leur bois ou par leurs produits, il visita ensuite la province de Tinevelly, riche par ses cultures de cotonniers, et vers la fin de juillet il s’embarqua à Tutikorin pour se rendre dans l’île de Ceylan. 11 séjourna quelque temps à Colombo et obtint du gouverneur anglais la permission de visiter l’intérieur de l’île ; il y resta plus de trois mois et dirigea ses recherches sur plusieurs points. Au mois de février 4 821 il quittait l’île de Ceylan pour retourner à Pondichéry. Au mois d’août il s’embarque et arrive à l’île Bourbon en septembre. Il y reste jusqu’en février \ 822, s’embarque de nouveau, fait une relâ-

che d’une quinzaine de jours au cap de Bonne-Espérance et arrive en France à la fin du mois de mai.

M. Roijle. — J. -F. Royle, placé à la tète d’un établissement de culture fondé par la compagnie des Indes à Seharempour sur les confins des grandes plaines du Gange et de la région montueuse de l’Himalaya, a profité de sa position pour recueillir soit par lui-méme, soit par les soins des personnes employées sous ses ordres, les plantes de cette partie de l’Inde. M. Royle a rapporté en Europe une collection de plantes, composée d’environ 5,500 espèces, récoltées 4° dans les plaines qui forment quelques-unes des provinces nord-ouest de l’Inde, ou des environs de Delhi jusqu’aux rives du Setledje ; 2° dans le pays montueux renfermé entre cette dernière rivière et le Gange; 5° dans le pays de Cachemyr, et 4° dans le Kanawer. Ses recherches ayant été faites pendant plusieurs années et dans toutes les saisons, ses collections peuvent être considérées comme donnant une idée exacte et générale de la flore de cette partie de l’Inde. Les plantes de Cachemyr ont été récoltées principalement en 1 828,

4 829 et 4 854.

M. IL. Griffith. — M. William Griffith, aide-chirurgien de l’établissement de Madras, chargé maintenant de la direction du jardin botanique de Calcutta, a décrit les mousses qu’il a recueillies lors de son voyage au haut Assam, en 4 855 et 4 856. La découverte, faite dans ce pays, de la plante qui produit le thé de la Chine, avait attiré l’attention du gouvernement de l’Inde, et une députation, composée du docteur Wallich, de M. Mac-Clelland et de M. W. Griffith, fut chargée de faire des investigations à ce sujet. Les mousses ont été recueillies dans ce voyage, mais la plus grande portion des espèces provient des monts Kasiya, qui forment une partie de la frontière orientale de l’Inde anglaise.

M. Griffith a fait dans l’Inde plusieurs autres voyages dont la botanique a grandement profité. Nous citerons, entre autres, son voyage dans le Boutan, lorsqu’il accompagna, en

1857-1858, la mission qui visita ce pays sous le commandement du capitaine R. Boileau Pemberton et son voyage dans l’Afghanistan. En 1841 M. Griffith était à Seharempour, de retour des pays à l’ouest de l’Indus, où il avait suivi l’armée pendant sa campagne et où il avait été employé comme naturaliste un an après le départ des troupes. 11 a rapporté de ce voyage 1 ,700 à 1,800 espèces de plantes, outre une collection considérable de mammifères, d’oiseaux et de poissons. Il devait retourner ensuite à Malacca et y rester jusqu’à son retour en Europe.

M. le colonel et mistriss Walker. — En 1855 et 1857, ces deux personnes ont recueilli des plantes lors d une excursion qu’elles ont faite dans l’île de Ceylan et particulièrement au sommet du pic d’Adam.

MM. Edgeworth. — Diqrcl. — Schmul. — M, P. Edgeworth a étudié en 1858 la végétation d’une portion des plaines des états Seikhs, dans le nord de l’Inde.

M. Diard est allé aux Indes Orientales et dans l’Archipel indien pour y recueillir des objets d’histoire naturelle. Il se trouvait à Batavia en 1858; ses collections étaient riches en botanique et en zoologie. M. Diard a aussi passé une année en Cochinchine.

Le révérend Bernard Schmid, ecclésiastique de Weimar, attaché aux missions évangéliques, et qui a longtemps séjourné dans l’ïnde, a parcouru les Nil Cherry et a fait avec soin des herbiers de plantes de ces montagnes ; il a visité principalement Konnor, Kota-Gherry, Outa-Kamound, etc.

M. Grcdiam. — M. John Graham a fait connaître, par un catalogue imprimé à Bombay en 1859, les productions végétales de la présidence de Bombay.

Ce catalogue a été complété par M. Joseph Nimmo, de Bombay, à qui on doit l'introduction en Angleterre de quelques plantes rares de l’Inde. Plusieurs autres personnes ont contribué à l’établissement de ce catalogue, et nous citerons entre autres M. Law.

COCHINCIIINE ET THIBET.

Loureiro.— Jean de Loureiro, botaniste portugais, qui pendant plus de trente années est resté à la Cochinchine en qualité de missionnaire, a fait connaître, en 1700, les plantes de ce pays ainsi qu’une partie de la flore de la Chine. Un séjour de trois ans à Canton augmenta de beaucoup son herbier. 11 partit ensuite pour l’Europe, visita pendant la traversée les côtes de Camboge, du Bengale et du Malabar, et resta trois mois dans l’île de Mozambique.

S . Turner . — Le capitaine Samuel Turner chargé, en 4785, par le gouverneur du Bengale, d’une mission à la cour du Téchou-Lama, a parcouru une partie du Boutan et du Thibet, et donné quelques renseignements sur la botanique de ces contrées.

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