‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 181 sur 257 · PERSE · texte numérisé non relu

PERSE

S. -T. Gmelin. — Gmelin (Samuel-Théophile), neveu de Jean-Georges Gmelin, consacra plusieurs années à des voyages dans les provinces éloignées de l’empire russe, et s’y livra à des recherches scientifiques relatives aux trois règnes de la nature. Il fut choisi, avec le professeur Guldenstadt, pour explorer la province d’Astrakhan à l’époque où devait avoir lieu le passage de Vénus sur le disque du soleil, et il partit en juin 4 768. Après avoir examiné les pays situés sur le côté occidental du Don, les provinces de la Perse au sud et au sudouest de la mer Caspienne, les bords du Volga et enfin la côte méridionale de la mer Caspienne, Gmelin fut rappelé à Saint- Pétersbourg. Il avait visité Bakou, Derbent et Enzili, et formé de belles collections de plantes, notamment des montagnes de Ghilan, parcourues également par C.-L. Hablizl, devenu ensuite vice-gouverneur de la Tauride, et qui voyagea dans le nord de la Perse.

Les voyages de S.-T. Gmelin ont eu lieu dans l’ordre et selon les dates qui suivent : 4° de Saint-Pétersbourg à Tcherkask, en J 768 et 1769 ; 2° de Tcherkask à Astrakhan, d’août 4 769 à juin 4 770 ; 5° au travers des provinces septentrionales de la Perse, de juin 4 770 à avril 1772 ; 4° et enfin d’Astrakhan à Tzaritzin ; une seconde excursion en Perse eut lieu dans les années 4 772 et 4 774.

Lerclie. — Lerche (Jean-Jacob) a publié en 4 775, dans le 5e volume des Nova Acia de l’Académie des curieux de la nature, la description d’un certain nombre de plantes d’As

trakhan et des provinces de Perse qui bordent la mer Caspienne. Il a fait plusieurs observations sur l’agriculture et la botanique des pays qu’il a visités.

MM. Parrot et Hehn. — M. Parrot se trouvait en Perse en 4 829, accompagné de M. Béhaghel, minéralogiste, de M. Schiemann, savant en zoologie, et d’un botaniste, M. Hehn, tous trois étudiants de l’université de Dorpat.

Après plusieurs essais infructueux, M. Parrot était parvenu à la cime de l’Ararat, et avait pu mesurer les hauteurs de cette montagne célèbre. II avait fait niveler barométriquement toute la route qui conduit de Tiflis à l’Ararat, ainsi que celle qui va de cette ville par l’Iméréthie et la Mingrelie à la redoute Kalch sur le bord de la mer Noire. La peste qui régna dans le district d’Erivan empêcha pendant trois mois les voyageurs de poursuivre le but principal de leur expédition, mais ils employèrent ce temps à faire des observations d’histoire naturelle à Tiflis et dans le voisinage. Ils firent aussi une excursion dans les montagnes du Kakhéthi, et terminèrent leur voyage à l’Ararat, par le petit Ararat, dont ils atteignirent également le sommet.

Dans leur retour en Russie, MM. Parrot et Béhaghel exécutèrent un nivellement barométrique depuis Astrakhan, le long du Volga, jusqu’à Tzaritzin et de là jusqu’au Don et le long de ce fleuve jusqu’à la nouvelle ville de Tcherkask.

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