‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 51 sur 257 · HERBIERS DU DOCTEUR WIGHT · texte numérisé non relu

HERBIERS DU DOCTEUR WIGHT

M. le docteur Robert Wight, naturaliste attaché à la compagnie des Indes et que nous avons cité plus haut d’une manière particulière, a bien voulu transmettre à M. Delessert, en plusieurs envois, dont le premier remonte au mois d’avril 1852, une collection de plantes de la péninsule de l’Inde, choisies dans l’herbier qu’il avait formé pour son propre usage et pour être communiqué, dans l’occasion, à ses plus intimes amis. Voici comment s’exprime M. le docteur Wight dans une circulaire qui accompagnait le premier envoi :

« Ayant remarqué, depuis mon retour en Europe, les grands avantages qui ont résulté pour la science de la distribution libérale faite aux botanistes, des vastes collections de l’honorable compagnie des Indes-Orientales, j’ai voulu, en imitant, quoique d’une manière moins grande, le noble

exemple laissé devant moi par ces généreux protecteurs des sciences naturelles, m’efforcer de rendre mon herbier plus utile en le divisant en plusieurs séries pour le distribuer, ainsi que le fait maintenant l'honorable compagnie sous la direction du plus habile et du plus infatigable naturaliste, le docteur Wallich.

« Dans l’espoir que vous voudrez bien concourir à étendre leur usage, je prends la liberté de vous prier d’accepter ces échantillons, et je crois entrer dans vos intentions en demandant (afin de les rendre encore plus utiles à la science) qu’ils deviennent aussi accessibles que possible à tous les botanistes qui pourraient désirer de les consulter, soit dans le but de leur comparer d’autres échantillons, soit pour faire quelques publications. »

Le vœu exprimé, dans l’intention la plus louable, par M. le docteur Robert Wight est rempli, comme on le voit, puisque ses plantes font partie maintenant d’un herbier ouvert à l’étude et qu’elles sont ainsi offertes sans cesse aux investigations et à l’examen des botanistes.

Nous avons vu plus haut figurer dans les collections de la compagnie des Indes une portion des plantes récoltées par le docteur Wight. Deux années que ce botaniste a passées à Ne gapatam ont augmenté son herbier déjà considérable, (’et herbier a fourni les principaux matériaux de l’ouvrage que M. Wight a entrepris avec M. Walker-Arnott, sous le titre de Prodromus floræ peninsidæ Indice- Orientais, dont le premier volume a été publié en I 854.

La collection distribuée jusqu’à présent à M. Delessert renferme à peu près 1 ,200 espèces. Des numéros attachés à chaque échantillon correspondent à ceux de l’ouvrage que nous venons de citer, et ces plantes peuvent, par conséquent, être considérées comme des types ayant servi à cet ouvrage. En septembre 4 857, le catalogue que M. R. Wight en a dressé lui-même et lithographié s’arrêtait au numéro 2,405, rnai&

beaucoup d’échantillons qu’il ne possédait pas en doubles suffisants n’ont pu être envoyés à M. Delessert. Presque tous Ses numéros, de I à 1 ,575 du catalogue, ont été décrits dans le tome premier du Prodromus de MM. Wight et YValker- Arnott, et de 1 ,37 6 à 1,567, et de t ,807 à 1 ,921 , dans une publication de M. Robert Wight intitulée : Contributions to the botanij of India. Il est probable que M. Wight fera de nouveaux envois de plantes lorsqu’il aura terminé le second volume de son Prodromus.

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