‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 54 sur 257 · CHINE · texte numérisé non relu

CHINE

MM, WaHcer-Arnott et Callery.

En 1856, M. Walker-Àrnott a envoyé à M. Delessert quelques plantes de la Chine.

M. Adolphe Brongniart a bien voulu, il y a quelques années (4858), y joindre une collection de plantes provenant de M. Callery, missionnaire français qui a résidé à Macao, le même qui, en février 1845, est reparti chargé par le ministère des affaires étrangères de recueillir des informations sur l’état de la littérature, des sciences, des arts et de l’économie politique dans l’empire chinois.

Ambassade de lord ISacartney.

M. Webb a offert, de son côté, des plantes de l’herbier de sir Georges Staunton, plantes collectées pendant le séjour en Chine de l’ambassade anglaise, sur laquelle nous donnerons ici quelques détails.

Lord Macartney avait été choisi comme ambassadeur à la cour de Péking pour entretenir les rapports et la bonne harmonie qui existaient entre cette cour et celle de Londres, et étendre les relations de commerce entre les deux peuples. Sir Georges Staunton l’accompagnait comme secrétaire d’ambassade; on avait désigné deux jardiniers-botanistes qui devaient rassembler pendant l’expédition tout ce qui paraîtrait le plus propre à enrichir l’histoire naturelle. L’un de ces jardiniers se nommait Haxton. L’ambassadeur devait non-seulement se rendre en Chine, mais visiter à son choix tous les autres pays de cette partie de l’Asie qu’on peut appelé) l’archipel Chinois, et où l’on était à même d’acquérir quel ques notions utiles ou importantes.

L’expédition mit à la voile le 26 septembre J 792. Elle arrivait dans la Cochinchine en mai 1795, ayant touché à Madère, Ténériffe, Praya dans l’île de Sant-lago, Rio de Janeiro, traversé la partie méridionale de la mer Atlantique et de l’Océan indien (îles Tristan-d’Àcunha, Saint-Paul et d’Amsterdam) passé le détroit de la Sonde, relâché à Batavia et vu l’île de Poulo-Condor dans le royaume de Kambodje. Elle entrait à Chusan (Tcheou), province de Tche-Kiang, le 1er juillet ^ 795, en août à Tin-Tsin, sur le Peï-Iio, seconde ville de l’ancienne province de Pe-Tchi-Li, où un des jardiniers-botanistes, retenu par une indisposition, recueillit plus de J 00 espèces de plantes. Quelques jours après, l’expédition faisait son entrée à Péking. Elle fit un voyage aux frontières septentrionales de la Chine, à la vallée de Gé-Hol ou Je-Ho, maintenant Tching» Te-Tcheou, au delà de la grande muraille, dans la partie de

îa Mongolie réunie à la grande province de Pe-Tchi-Li. C’est à Gé-Hol que sont situés le palais et le jardin de plaisance que l’empereur de la Chine habite l’été. On recueillit une centaine d’espèces de plantes pendant le voyage de Féking à Gé-Hol.

L’expédition visita également dans les provinces orientales celles de Chan-Toung et de Kiang Nan ; les botanistes de l’expédition y récoltèrent un certain nombre de plantes ainsi que dans les provinces méridionales de Kouang-Si et de Kouang-Toung, et ils s’arrêtèrent à Kouang-Tcheou ou Canton, capitale de cette dernière province, et à Macao. L’expédition était de retour par Sainte-Hélène en septembre 4 794.

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