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M. Henri Galeotti, de l’Académie royale des sciences et belles lettres de Bruxelles, visitait le Mexique de 1855 à { 840. Parti de Hambourg en septembre 4 855, il arrive à Vera- Cruz en décembre, à l’époque où la végétation est pour ainsi dire stationnaire; une herborisation de quelques jours lui amène cependant la découverte de quelques espèces nouvelles. 11 visite ensuite la région fertile et tempérée de Xalapa, ville située à *25 lieues de Yera-Cruz. Un séjour de s‘x mois lui permet de récolter une foule de plantes vivantes (surtout des orchidées et d’échantillons desséchés). De Xalapa, M. Galeotti poursuit sa route vers las Vigas, régions froides et boisées de la Cordilière, que l’on quitte pour entrer dans la région froide des plaines de Perote. 11 observe toute la contrée des plaines depuis Perote et au delà de Puebla jusqu’au pied de la chaîne volcanique de l’Iztaccihuatl et la chaîne qui sépare les plaines de Puebla de celles de Mexico. A trois différentes époques, en 1856, 4 857, 1858, il herborise dans la plaine de Mexico, près d’Ayotla, de Chalco, de San-
Augustin, deTisayuca, etc., jusqu’à Pachuca. En juillet 1856, il se rend aux montagnes de Real-Monte ; accompagné de M. Ch. Ehrenberg, de Berlin, il herborise pendant deux ou trois mois dans cette intéressante région. 11 visite quelques pics élevés, tels que le Sumate et le Cerro del Aguila, Régla, près de Real-Monte, le ravin du Rio-Grande de Mextitlan à 1 ,000 pieds plus bas que Régla, les montagnes escarpées de la Cordilière de San-Jose-del-Oro , au nord de Zimapan, etc.
A la fin de 1855, M. Galeotti part de Mexico pour visiter la Cordilière occidentale du Mexique, en passant par San-Juandel-Rio, les plaines de Zelaya, SaLamanca et Leon. 11 visite Guadalaxara et les rives du lac de Chapala, à s 5 lieues de cette ville. Une course rapide le transporte ensuite à San- Blas, au bord de l’Océan Pacifique.
A son retour de la côte en 1857, il se rend à Guanaxuato, à la Sierra de Santa-Rosa, etc. Au mois de juin, il part de Mexico pour visiter lé haut volcan de Popocatepetl et en rapporte un herbier recueilli pendant un campement de trois jours, près des limites de la végétation, à 1 0,500 pieds ; il repart en juillet pour les riches régions de Michoacan, après avoir visité et escaladé le sommet du Campanario (clocher) du Nevado de Toluca, situé à près de 1 5,e00 pieds de hauteur absolue, et les rives du lac qui remplit en partie la cavité de l’ancien cratère, il explore successivement Morelia (Valladolid de Michoacan) et ses environs, Jesus-del-Monte, Santa-Maria, laripeo (à 5,000 pieds), Patzenaro, le volcan de Jorullo, Uruapan. De ce dernier endroit, il traverse toute une région de montagnes et arrive à Guadalaxara. En décembre 1857, il se dirige vers le nord sur Aguas-Calientes et sur San- Luis-Potosi, ville située près du tropique et à plus de 6,000 pieds au-dessus du niveau de l’Océan. De retour à Mexico, en avril 1858, après un voyage de 4 à 500 lieues, il revient à Xalapa et à Vera-Cruz, et va établir sa station bolanique à la colonie allemande de Mirador et de Zacuapan. Au mois d’août, en compagnie de ses trois amis et natura-
listes, MM. Funck, Ghiesbreght et Linden, il visite le pic élevé d’Orizaba Établi pendant onze jours avec ses compagnons dans une caverne située à environ 1 \ ,000 pieds, il recueille, entre 9,000 et 12 800 pieds de hauteur absolue, 5 à 400 espèces de plantes.
En avril 1859, M. Galeotti part pour Tehuacan, dans l’État de Puebla, par Cordova, Orizaba et Acultzingo; visite Oaxaca et le Cerro de San-Felipe, au nord de la ville, Yavezia, Castrasana, etc., dans la Cordilière orientale d’Oaxaca et la Chinantla, vaste réunion de ravins et de montagnes. Son voyage à la Cordilière. au sud d’Oaxaca et à la côte Pacifique, est marqué par des stations importantes : la plaine d’Oaxaca, Sola, Juquila, près de la côte, à 4,000 pieds d’élévation, dans la Cordilière et près du mont de la Vierge, et où se trouve la flore la plus riche, la plus variée et la moins connue du Mexique. De retour à Oaxaca, à la fin de 1859, il parcourt la Misteca- Alta, Penoles, Ialtepeque, Nusinu, etc., retourne à Vera-Cruz par Tehuacan, Huatusco et la colonie de Mirador, et quitte le Mexique en juin 1840, effectuant son retour par la Havane et l’Angleterre.
Indépendamment de la botanique à laquelle M. Galeotti a
I donné une attention toute particulière pendant son séjour au Mexique, il a encore examiné le pays sous différents rapports, étudiant avec un soin égal la géographie physique, la topographie, la statistique et l’ethnographie des diverses régions qu’il a parcourues.
M. Gliieibregbl.
L’herbier, déjà riche en plantes de l’État d’Oaxaca, en a reçu de nouvelles dans le courant de l’année 1842. Aux plantes du baron de Karwinski, dont nous allons parler tout à l’heure, sont venues se joindre celles de M. A. Ghiesbreght, naturaliste belge.
M. Ghiesbreght, comme nous venons de le voir, est un des
botanistes qui, en 4 858, visitaient le pic d’Orizaba avec M. Galeotti.