‹ Musée d'AlgerChapitre 11 sur 52 · STÈLES PROVENANT DU VIEIL-ARZEU · texte numérisé non relu

STÈLES PROVENANT DU VIEIL-ARZEU

Cette série présente un intérêt particulier au point de vue de l'art provincial africain. D'époque romaine, ou du moins postérieures à l'époque carthaginoise, comme l'indiquent les inscriptions néo-puniques qu'elles offrent, se rapportant à la religion phénicienne, comme le montrent les emblèmes qui les ornent, les pièces qui la composent représentent l'interprétation indigène des modèles gréco-puniques et romains. On peut les comparer, à ce point de vue, d'une part aux stèles romaines si communes dans tous les Musées, d'autre part à la stèle d'Abizar, travail sûrement berbère (voir PI. vi), et enfm aux nombreuses stèles de Carthage, d'époque punique, que renferme le Corpus inscriptioniim semiticanim . M. Ph. Berger a bien voulu en examiner pour nous les inscriptions.

I. — STÈLE EN PIERRE CALCAIRE 0.75 de haut sur une largeur moyenne de 0.43 et une épaisseur de 0.13.

Dans un arceau figurant un édicule, un personnage en relief, les bras levés, tenant des objets indistincts, sans doute deux gâteaux ronds, accosté de deux palmes tracées à la pointe. Dans le fronton, le disque ainsi figuré @ sur le croissant.

Autour du croissant et au-dessus de la tète du personnage, on voit deux lignes d'écriture néo-punique, qui forment deux arcs de cercle divergents. L'inscription est peu lisible. Voici ce qu'on croit y lire :

mx/// r?[)(i]0ic<^ ^ Plus bas, au côté droit du personnage, un alef >C néo-punique.

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