BAS-RELIEF
trouvé dans les fouilles du monticule d'Abekkar, à droite du chemin de Ighil Guefri
à Tala-Amara, en Kabylie.
Le peu qui en reste semble montrer une procession de quatre hommes vêtus, tenant, Tun les deux anses d'une longue amphore, le second un vase beaucoup plus petit, l'autre un vase à boire et un grand caducée. Ils paraissent se diriger vers un buste monté sur un support; peut-être existait-il, de l'autre côté, une procession analogue. On sait encore, par des indications précises recueillies au moment de la découverte, qu'un autre morceau de ce bas-relief d'Abekkar — probablement oublié chez les Beni-Raten lors de l'envoi du précédent — représentait deux chevaux au galop, l'un d'eux monté, un personnage debout « coiflfé du bonnet phrygien et vêtu d'une tunique courte », les bras tendus, et, devant lui « une chèvre ou gazelle » fuyant. Le monument, dans son ensemble, devait être une de ces grandes stèles à registres superposés comme
(i) Voir R. A., VII, p. 211 sqq., et C. /. L., m, 9028.
on en trouve beaucoup en Afrique, et comme le Musée même en possède d'autres.
Ç. — BAS RELIEF D'EL ACHOUR aux environs d'Alger. — Hauteur 0.80, largeur 0.50, épaisseur 0.25.
La face supérieure de ce cube de pierre présente une large encoche. Tableau avec deux animaux superposés, << exécutés dans le style de nos bonshommes de pain d'épice », comme dit la R. ^. L'un est un bœuf; l'autre une ânesse, mal figurée et plus semblable à une jument. L'inscription latine qui les accompagne se lit couramment : « Anibas Sa... s filus, abes de rébus nieis ; abes asina matrice que illic ades(t) ». Mais on ne s'explique pas l'intérêt que Ton a pu avoir à sculpter ces sujets et ces mots sur la pierre.