VIII, 9273. C. I. L. VIII
{2) R. A., ibid., p. 118; Musée, 165; (5) i?. ^., III, p. 105; C. /. I. Mil, 8632.
C. I. L. VIII, 9586. — Voir pi. n, 4. (6) Musée, 26 à 28 ; C. I. L. Mil, 9716
(3) R. A., ibid., p. 119; Musée, 166; Je 619714. — Voir pi. II, 2 et 3.
Rossi, Bull, crist., 1864, p. 28, traduit par (7) Musée, 2' section, p. 224 sqq., numé-
le général Creuly dans la Rev. ardi., sér. i, rotage spécial.
V, p. 37; C. /. L. VIII, 9585. — Voir (8) Devoulx, R. A., XVI, p. 181 sqq.,
pi. II, I. 259 sqq.
« au calme et à la placidité. L'esprit émerveillé s'écrie, en le voyant, (' qu'il a été achevé au moment du plus favorable augure, de l'indice « le plus assuré de l'abondance et de la prospérité » ^'\ il ne faut pas oublier la stèle de Mustapha-Pacha lui-même, dey d'Alger de 1798 à 180^ <^-), ni surtout celle de l'eunuque Hassan-Agha, lieutenant de Kheir-Eddin et défenseur d'Alger contre Charles-Quint'^'^ Une autre, mentionnant le dey El Hadj Ali-Pacha ben Khelil, étranglé dans son bain en 181 ^, est reconnaissable à ce qu'elle porte le turban à petits plis des oulémas, et non le turban à larges plis des deys'^'^).
Toutes ces inscriptions ont un intérêt historique général. D'autres regardent seulement l'histoire religieuse de l'ancienne El-Djezaïr. Ainsi celle qui rappelle la construction de la mosquée Sidi-Heddi*^^^; celle de la principale porte du mesdjed de Kheir-Eddin, Djama ech Chaouach, bâti par Kheireddin, datée de djoumada 926 (avril i <? 2o)<^^); celle qui parle de l'achèvement d'une mosquée par le Dey « très « docte, visiteur de la maison sacrée de Dieu, le Hadj Chaban » en safar i 10^ (octobre 1693)'^''). Une autre, qui était vraisemblablement sur la principale entrée de la mosquée des Ketchawa, devenue la cathédrale catholique de Saint-Philippe, est datée de l'an 1209 (1794-^). On y lit : « Quelle belle mosquée! Elle est recherchée « par les désirs avec un extrême empressement. Les splendeurs de « son achèvement ont souri sur l'horizon du siècle. Elle est vêtue « de gaieté <^^) )>. Une corniche de marbre qui surmontait, avant les travaux modernes de reconstruction, la porte de Djama Djedid, sur la place de la Pêcherie, porte en turc et en arabe les mots
(i) Bresnier, R. A., X, p. 301 sqq. ville, p.ir un lieutenant d'Aroudj, frère de
(2) Musée, 21 ; Devoulx, R. A., XMI, Kheir-Eddin (//'àf., II, p. 316).
p. 15 I, n° 21. (4) Musée, 7; Devoulx, ïoc. cit., p. 37, n° 7.
(3) Musée, 11; Devoulx, hc. cit., p. 41, (5) Devoulx, R. A., XIV, p. 167 (date n° II. Cf. deux autres inscriptions, l'une au inconnue).
fort de Djerbah, dans la Syrte, relative à un (6) Musée, 36; Devoulx, i?. y:/., XI, p. 455.
autre lieutenant de Barberousse, Dragut (7) Devoulx, i?. .(4., X, p. 55.
(B. C. A., I, p. 196), l'autre à Cherchel, (8) Musée, 75 ; Devoulx, R. A., XII,
relative à la construction du bordj de cette p. 108.
suivants : <( Que Allah arrête ses regards sur les soldats victorieux; <( qu'il accorde mille récompenses à chacun d'eux. Quiconque fera « ici les cinq prières quotidiennes, comptera parmi les hommes <i auxquels est réservé le salut : ils y auront travaillé soir et matin. « C'est un temple qui est la base de la dévotion et le lieu de réunion « des gens vertueux, et qui le sera tant qu'un oiseau chantera éper- <' dûment sur les branches et que les musulmans formeront des " catégories distinctes » ^'\ Une inscription militaire qui est encore plus intéressante, d'autant que la date est de i8i<^, vient du Fort des Ccàbles, Bordj el Goumen : " La vigie était délabrée, et cepen- <' dant indispensable : grâce à Allah elle est refaite. Autrefois elle « n'avait que deux pièces d'artillerie : maintenant elle est armée de <( longs canons. Artilleurs, qui de vous désire se consacrer au service " de ces canons .? ce sont les meilleures longues-vues des gens <■ préposés à la surveillance des abords de ce port » ^-K
La collection numismatique n'est ni bien disposée ni tenue en ordre. Tout manque à ce médaillier pour qu'il puisse rendre service. Les pièces, enveloppées dans du papier et enfermées dans de petites boites, sont placées sans rangement aucun. Ce désordre a facilité les vols, et empêche toute étude. Il y a eu autrefois un catalogue par Berbrugger^'^ mais qui n'a jamais été revisé ni mis au courant. M. E. Récamier a fait, ou ébauché, un classement des monnaies arabes. On pourrait, par échange ou par vente des doubles, qui sont assez nombreuses, compléter des séries intéressantes, et donner à la collection un caractère franchement africain. Car, dans cet amas de pièces antiques, orientales et modernes, il y a encore des éléments présentant une réelle valeur.
(i) Musée, i-j; Devoulx,i?.^., XI, p. 307 sqq.
(2) Musée, 74; Devoulx, R. A., XMI, p. 399, n" 74.
Quelques pièces grecques sont très bonnes ; les pièces romaines sont, naturellement, nombreuses; et, parmi les pièces musulmanes, plusieurs ont de Tintérèt. Mais ce qui est le plus remarquable, et ce qu'il serait le plus utile de grouper en série dans une vitrine, ce sont les monnaies de plomb et de bronze des rois de Numidie, et les monnaies d'argent des rois de Maurétanie. M. de La Blanchère a compté près de cent types appartenant à Juba II'^'^ Une quarantaine de ces pièces ont été remarquées par M. Arth. Engel, qui veut bien nous les signaler comme étant à fleur de coin et paraissant provenir d'une seule trouvaille. Les monnaies des villes manquent à peu près complètement; mais ce qui existe, surtout en monnaies royales, pourrait former le noyau d'une très belle collection de numismatique numidico-maurétanienne; car beaucoup des pièces qui s'y trouvent sont loin d'être communes et méritent d'être étudiées de près. Beaucoup de ces pièces sont intéressantes, d'autre part, pour l'histoire des relations commerciales des pays africains, surtout de la Maurétanie orientale, avec le monde grec, et à cause de l'imitation que les derniers rois numides et maures faisaient des monnaies helléniques'^--'.
L'archéologie égyptienne, si rare sur le sol même de l'Algérie '^5)^ est représentée par deux momies que M. Daninos-Bey a trouvées à Akhmin et données en 1886, une jolie statuette de bois encore peinte et dorée par places, de petits bronzes de provenance inconnue, dont un Apis, une Isis allaitant Horus, etc.. Ces précieux objets sont conservés sous verre dans l'escalier.
Le Musée possède une remarquable collection de stèles, votives
(i) De La Blanchère, de rege Juha, p. 7. Souk-Ahras (ibid.); Eschmoun ou Bès du
(2) Monceaux, B. C. ^., n, p. 344 sqq. Musée de Cherchel (Texier, Rcv. airh., I,
(3) Taout-mcs I de Cherchel, en basalte 728; Alfred Maury, ibid., p. 763 sqq.). (Villefosse, Miss., p. 369); Pharaon de
OU funéraires, anépigraphes ou ornées d'inscriptions latines, néopuniques, libyques. Tous ces monuments appartiennent à Tépoque
romame.
La série la plus considérable vient du Vieil-Arzeu, l'ancien Portas Magmis (PI. III). Remises au Musée par la Préfecture, sur l'ordre du Ministre de la guerre, le i^^ juillet 18^1, ces stèles passèrent d'abord toutes pour des bas-reliefs tumulaires. L'inscription de l'une d'elles fut moulée dès le 13 janvier 18^2, sur l'ordre du Ministre de la guerre, et envoyée à Paris. On ne s'en occupa guère, malgré la description succincte de Berbrugger^'^ et les conseils du docteur Judas, qui, de Constantine, engageait la Société historique algérienne cà imiter l'exemple de la Société archéologique'^^ et cà publier ces pierres. La forme en est légèrement pyramidale. Le fronton est indifieremment à pans'5), surbaissé^^\ surmonté (5\ presque triangulaire ^6); il porte au tympan un croissant montant, et un disque sur lequel un astre à six rayons (7), parfois simplement à quatre ^^^ est indiqué en creux, ou bien un grand disque et en dessous un disque plus petit <") surperposés au croissant, ou enfm un grand disque superposé au croissant qu'accostent deux petits disques ou rosaces placés dans les angles du fronton ('°). Ces divers frontons appuient leurs architraves soit simplement sur le cadre du registre du milieu, soit sur des cintres, soit sur des colonnes à chapiteaux, tantôt rudimentaires, tantôt ornés de larges volutes ioniques et surmontés d'un abaque très saillant et à bases toujours fort simples^"). Dans les édicules ainsi déterminés est représenté un personnage, les bras étendus, les mains relevées. Il tient le plus souvent une patère^'^' ou un pain, parfois une grenade^'^),
(i) Musée, 37 à 46; cf. Rehoud, Const., (8) Ibid., 36. — Voir pi. III, i.
sér. 3, XVIII, p. 434 sqq. (?) ^^"'^m 38. - Voir pi. III, 3.
(2) Judas, Const., sér. i, V, p. 102; cf. (10) Ibid., 39. — Voir pi. III, 4.
ibid., VI, p. 57 etX, p. 262. (11) Cf. Perrot et Chipiez, Htst. de l'art,
(3) Musée, 38. — Voir pi. III, 3- HI, p. 52 sqq., 457 sqq.
(4) Ibid., 37. — Voir pi. m, 5. (12) Ihid., p. 75 5 ;^ 792- C'est peut-être un
(5) Ibid., 40. — Voir pi. III, 2. gâteau rond semblable à la ciivnbeUa romaine;
(6) Ibid'., 39. — Voir pi. m', 4. Gagnât, Bull, arch., 1889, p. 261.
(7) Ibid., 37. — Voir pi. m, 5 . (13) Perrot et Chipiez, ibid., p. 460, pi. 326.
un caducée '^'^ une fois même une autruche ^-\ Parfois il est accosté de deux palmes"^'). Des inscriptions néo-puniques courent sur Tarchitrave ou dans le champ du tableau. Ces stèles se terminent soit à plat, soit par une partie en retraite destinée à être encastrée, soit par une saillie, offrant, à sa partie supérieure, deux trous carrés destinés à quelque scellement. On trouve aussi l'image de Tanit auprès du personnage (^^l D'autres stèles sont de diverses provenances. L'une (PI. IV), dont il ne reste plus que l'angle inférieur droit, a été trouvée en 18^3 dans les ruines de Tipasa de Maurétanie (Tefessad)^^). Une autre stèle (PI. IV) semble correspondre à la description vague et fantaisiste d'un bas-relief envoyé du Kef^^^ : outre le croissant et l'image de l'adorant, on y trouve un cône de pin. Une stèle moins fruste, carrée avec un fronton triangulaire, provient, dit-on, de Dellys''*. Une autre (PI. IV) a été trouvée à Alger même, en mars 1860*^^^'. Tous ces monuments sont reproduits dans notre planche. Cinq autres de même nature, rapportés de Guelma en 1837'^'^ (PI. V), présentent des personnages vêtus de tuniques courtes, tenant une grappe de raisin dans l'une des mains, et, de l'autre, soit les plis de leur manteau, soit un cône de pin, soit un vase, à l'intérieur d'une niche cintrée : un des arceaux est accosté de deux disques, dont l'un porte en creux un astre à cinq rayons. Une stèle de Carthage (PI. XII), donnée en octobre 184^ par un drogman du Consulat de Tunis'^'''^ offre un personnage analogue dans un édicule dont le fronton est orné au tympan d'une Tanit entre deux dauphins ^"\ C'est encore de Car-
Ci) Ibid., p. 463.
(2) Cf. sculptures rupestres d'Hadjar-el- Khenga, Const., sér. 3, I, p. 62, et deTyout, ibid., p. 65, etc..
(3) Perrot et Chipiez, loc. cit., p. 460.
(4) Musée, 147. Berbr. dit qu'il existait au Musée de Vieil-Arzeu de semblables monuments avec des phallus. Cf. Demaeght, Oran, fasc. 20, p. 115.
(5) Musée, 136. — Voir pi. IV, 2.
(6) Sur l'histoire compliquée de cette pierre et
sa provenance incertaine, voiri?. A.,\ , p. 3 14. — Voir pi. IV, 4.
(7) Voir pi. IV, 5.
(8) R. A., IV, p. 316; Musée, 362; Devoulx, R. A., XIX, p. 412, n° 11, groupe 2, n° 5. — Voir pi. IV, 3.
(9) Musée, 2 à 6. — Voir pi. V, 2 et 4.
(10) Ibid., 21. — Voir pi. XII, 6.
(11) Ph. berger, Ex-v. du temple de Tanit, p. 19 et 20; Perrot et Chipiez, loc. cit., P- 459-
thage que viennent quelques petites stèles^') où se voit, dans une niche en creux, un adorant, la main droite levée en signe d'hommage, ouverte et présentant la paume'-^; l'une d'elles a même des colonnettes h volutes rudimentaires, une autre, dans le fronton, une Tanit en creux (PI. Xll).
Le long cippe du Djenan Abd er Rahman^') porte la grossière image d'un homme vêtu d'un ample manteau, la main droite sur la poitrine, l'autre allongée et semblant tenir un rouleau : une inscription latine apprend que c'est le monument de Montuiusius, fils de Cdia. Une large stèle de grès (PI. V), qui vient probablement d'Abizar en Kabylie et a été donnée par le maréchal Pélissier^^\ est précieuse par l'inscription latine qui la consacre à un dieu mal connu d'ailleurs^'*, et dont l'image allie les traditions de l'art indigène et les procédés romains : c'est une de ces divinités locales dont nous connaissons soit les noms<^\ soit les rigures'^\ sans pénétrer d'ailleurs plus avant dans leur religion.
Plusieurs stèles représentent des cavaliers, sujet aussi banal que celui du personnage à grappe de raisin ; ce sont presque toujours des monuments de soldats. L'une (PI. V), trouvée dans Alger, à Bab el Oued<'^', ne porte aucun texte ; une autre, découverte à Carthage(9) et soumise à de curieuses vicissitudes avant d'arriver au Musée^'°', est, d'après l'inscription, le monument d'un centurion de la cohors XIII Urbana^''\ elle a été signalée plus haut; deux autres, ramenées encore en 18^3 de Tipasa de Maurétanie (Tefessad), sont.
(i) Sainte-Marie, pi. delà p. 17 et p. 132. (5) C. I. L. VIII, 9007.
Cf. Beulé, Fouilles à Carthage, 1861, p. 38, (6) Cf. Const., sér. i, V, p. 57; R. A.,
pi. m, Judas, Const., sér. r, VI, p. 60 sqq., IX, p. 207 et 317 = C. /. L. VIII, 9326;
pi. XIII, n" 6, c, Vernaz, Rcv. arch., sér. 3, Hipp., fasc. 23, p. 5 et 15.
X, p. 158, et des monuments analogues au (7) Cf. R. A., III, p. 231 sqq.,= C. /. L.
Musée de Saint-Louis de Carthage. — Voir VIII, 902S.
pi. XII, 3, 4 et 5. (8) Musée, 189; Devoulx, R. A., XIX,
(2) Perrot et Chipiez, op. laud., IV, p. 88. p. 413, n° 14, groupe i,n" i. — Voir pi. V,6.
(3) Masqueray, B. C. A., II, p. 76, n° 9 (9) Musée, 135.
et p. 78 sqq. (10) Musà, p. 113.
(4) i?.y:/.,VI, i8é2, p.65. — Voirpl.V, I. 00 C. I. I. VIII, 1026.
d'après les inscriptions, le monument d'un curator de Vala prima contarionim, élevé par les soins de son héritier, qui peut-être avait le grade de porte-enseigne ("^ et le monument d'un adjiitor duplicaniis ex numéro singiilariiim qui avait péri de mort violente dans les montagnes de ZeleK'l Ces sculptures sont intéressantes par les détails du costume des cavaliers et le harnachement des chevaux'^^). Saint- Eugène, aux environs d'Alger, a fourni le monument d'un soldat, mais représenté à pied, une grappe dans une main et une lance de l'autre, bas-relief très fruste, découvert à Sidi-Iacoub en octobre i84^<^^*. On retrouve aussi le banal personnage à grappe de raisins, qui se voit sur une stèle élégante, déterrée à Alger en 1 836*^5)^ sur beaucoup d'inscriptions funéraires conservées au Musée<^^\ Un monument funéraire (PI. IV) dont les sculptures présentent un intérêt particulier est celui de Modius Secundus Latas^^), provenant d'Azeffoun, et donné par le maréchal Pélissier'^''^).
« Beaucoup de récits exagérés ont été faits par les Kabyles et ont trouvé accueil jusque dans de très graves publications européennes »'^9)au sujet de la partie supérieure d'une tabula trouvée à Djemaa-Saharidj, l'ancienne Bida, et envoyée en août 18^8 par le général Thomas ''°\ On y voit simplement une tête d'homme et une tête de femme dans un cadre cintré et accosté de deux rosaces. Deux autres fragments de provenance inconnue contiennent, l'un, les vestiges de trois têtes; l'autre, un croissant montant dans le
(i) Mhscc, 17S; C. /. L. VIII, 9291; Cagnat, art. Contarii dans le Dict. des Autiq. de Saglio, p. 1495, %. 1923.
(2) Musée, 179; C. L L. VIII, 9292.
(3) Cf. les mosaïques de l'Oued Athmenia, Consl., sér. 2, IX, p. 438 et pi. en couleur, et d'Hadrumète, Coll. Alaoïti, p. 20 et 23.
(4) Musée, 71; Devoulx, R. A., XIX, p. 413, n° 13, groupe 2, n° 4.
(5) Musée, 114; Devoulx, ibid., p. 412, n° 12, groupe 2, n° 9.
(6) C. I. L. VIII, 9476, 9350, 9508, 9442, 9329; 9505 (près d'un autel); 9511, 9536,
9430 (avec un oiseau); 9262 (avec un fruit). De même le croissant se trouve communément : ibid., 9684 et 1826 (avec une étoile à si.x rayons), 9332 (avec deux astres), 8376 (avec une sorte de croix. Cf. à ce sujet. R. A., I, p. 221 et 490 sqq.).
(7) Villefosse, Miss., p. 382, n° 12 ; C. I. L. VIII, 8990.
(8) i?. yi., II, p. 251 et 445, VI, p. GG.— Voir pi. IV, I.
(9) R. A., II, p. 492.
(10) //'/(/., p. 144; Musée, 240.
fronton, par-dessus une pomme de pin, en dessous et à gauche un animal peu distinct, et, dans le champ de Pédicule, à droite, une tète de cheval et le torse d'un cavalier*^'). Une stèle de Carthage représente une femme drapée, sous un édicule*^-\ Enfin, on doit mentionner à part l'image divine très grossièrement sculptée, provenant du Vieil-Arzeu et remise au Musée, le i" juillet 18^-1, par ordre du Ministre de la guerre "^5^ (PI. IV), et le bas-relief trouvé en janvier 1874 aux environs d'Alger, à El Achour, et où figurent deux animaux superposés*^-^) (PI. V).
Si ces monuments sont précieux pour la connaissance de l'art indigène à l'époque romaine et pour l'étude du mélange des éléments romains et puniques, le Musée en possède aussi d'autres qui sont de la plus haute importance pour l'étude du travail purement indigène. Le principal est la célèbre stèle d'Abizar, vrai type d'une œuvre berbère dans laquelle ne se retrouve aucune influence des exemples romains, et qui dérive directement des sculptures ou des dessins rupestres du Tell et du Sahara. Déjà remarquées autrefois"^^'\ ces œuvres sont aujourd'hui l'objet d'études toutes spéciales. Déterrée en 18^8 à Abizar en Kabylie, chez les Beni-Djennad, d'abord copiée et dessinée par des officiers "^^^ transportée à Tizi-Ouzou^^^ envoyée par le maréchal Pélissier en 1861 au Musée*^^'*^, cette curieuse sculpture au trait a été souvent étudiée et décrite'^'. L'inscription libyque
(i) Sans numéro. (j) Hanoteau, //;/(/., IV, p. 134 sqq. ; De-
(2) Sainte-Marie, p. 133. vaux, ihid., p. 153 sq.
(3) R- A., II, p. 371; Musée, 35. — Voir (8) R. A., VI, p. 6^.
pi. IV, 6. (9) R. A.,!oc. c/f. ;Faidherbe, /;;jT/'. ninii.,
(4) L. et M., R. A., XVIII, p. 237 sq.; p. 8, pi. 4, n° 132; Halévy, Jonrn. asiat., C.I.L., Ylll,<)2-j-j;Eplk'in. cp!gr.,\', p. j{6o, 1874,1, p. 155, n" 132; Reboud, Coiisl., rf 957. — Voir pi. V, 5. sér. 2, IX, p. 207, n° 308; Masqueray, B.
(5) R. A., VI, 1862, p. 92; et", de la C. A., I, p. 38 sqq.; Tissot, Prov. rom. Blanchère, Rcv. aixh., sér. 3, XIV, p. 258 sqq. d'Afr., I, p. 492. — Voir pi. VI.
(6) Aucapitaine, R. A., III, p. 315; Wolff, ibid., IV, p. 237.
qui raccompagne est d'une lecture encore incertaine. Le dessin est des plus intéressants.
Il faut voir dans cette œuvre grossière, mais désormais classique, reproduite dans notre Planche VI, le type d'une classe de monuments qui fut sûrement très nombreuse dans les pays les moins romanisés de l'Algérie actuelle^". Ce qui le prouve, c'est la découverte de deux monuments très analogues chez les Béni bou Chaïb'^-\ et l'existence de scènes encore plus compliquées, gravées aussi par de simples artistes de villages. Tels sont ces monuments où des chefs kabyles d'alors se sont fait graver de si curieuses épitaphes en langue latine. L'un est le bas-relief de Tala-lsli, donné par le général Paté^^) ; tabla Milcia Mioinedin principis, dit l'inscription <^-+\ L'autre est celui de Diar-M ami, offert par le sous-intendant militaire Raoul^^^ : tabul[a'\ Aumatsinci... f. Nababo, laissent lire les lettres assez fortement meurtries '^''^. Ces deux sculptures viennent de l'ancien Castellum Tiiki; l'inscription de la seconde semble datée de l'an 22^ ou 23 ^ . Ce qui est commun à ces deux monuments, c'est un banquet funèbre. Dans le premier, le personnage du lit, sur son séant, semble tendre la main droite à un personnage de petite taille qui est en dessous; dans le second, il est étendu, la tête posée sur sa main gauche, le corps appuyé sur le coude gauche, la main droite levée vers des torsades de lierres ou de raisins qui se nouent au dais de son lit ou de l'édicule qui le contient. Sur ce même bas-relief il y a une figure de petite taille couchée en travers du ventre, les pieds étendus sous son avant-bras gauche, la tète retombant sur son épaule droite, le bras droit levé et étendu sur sa cuisse gauche, le bras gauche abaissé et posé sur sa poitrine; au-dessous du lit se voit le personnage de petite
(i) Masqucray, loc. cit. et p. 40. ' 47; -^- -'^■. ^'I> P- 91 ; Faidherhc, /«j-rr. nuni.,
(2) Stoles de Souama, Masqueray, ilnd. p. 1 1 .
Cf. le bas-relief d'Aïn-Sidi-Youssef sur la (4) C. I. L. VIII, 9006.
route d'El-Kef à Souk-Ahras ; Reboud et \'il- (5) Berbrugger et Mac-Carthy, loc. cit.,
lefosse, Hipp., fasc. XIII, p. 138 et planche. p. 275 ; Muscc, 186; R. A., ibid.; Faidherbe,
(3) Berbrugger et Mac-Carthy, Ep. mil. de loc. cit.
la grande Kahylic, 1857, p. 274; Musce, (6) C. I. L. VIII, 9005.
taille, le cadmile<^'\ La petite table traditionnelle dans les banquets funèbres existe sur le bas-relief de Tala-Isli. Sur celui-là, on remarque encore, à droite, un personnage assis et qui présente un vase; à gauche, quatre hommes debout, vêtus de tuniques et de manteaux, marchant vers le lit. Sur celui de Diar-Mami on observe, à droite, le même personnage assis et qui tient un vase dans la main gauche, un autre personnage debout, la main droite étendue et qui porte peut-être une patère; à gauche, quatre hommes debout, nus et qui semblent s'éloigner du lit, et un chien aux oreilles droites et effilées. Les inscriptions sont gravées au-dessus de ces tableaux si curieux, où rimagination trop vagabonde de Berbrugger voyait « le princeps berbère, arrivé au terme de la vie, un médecin qui, pour l'acquit de sa conscience, tend à ce moribond un vase renfermant quelque potion, un tabellion, un rouleau à la main et la chevelure bouclée, quatre parents qui méditent sur le néant des choses humaines et attendent l'ouverture de la succession )>. Au-dessus de l'inscription, le bas-relief de Tala-Isli présente deux cavaliers de taille inégale, galopant dans un pays où se dressent trois arbres bas de forme pyramidale; celui de Diar-Mami, quatre cavaliers, l'un de grande taille, avec une lance dans la main droite et un disque dans l'autre, deux de petite taille, la main droite levée et étendue, et au-dessus de ce compartiment un aigle, les ailes éployées, un foudre dans la serre, ce que Berbrugger appelait « la griffe romaine imprimée sur une œuvre berbère o'^^^
Un petit fragment (PI. V), mais qui doit appartenir à une œuvre aussi compliquée, a été trouvé par le lieutenant Finot sur le monticule d'Abekkar; un autre débris avait été retiré du sol, mais ne se retrouva plus lorsque le général Yusuf fit transporter ces antiquités à Alger, et il n'en reste qu'une description du commandant Hano-
(i) Sur les banquets funèbres, le person- Nécr. de Myrina, I, p. 147; Milchhôfer,
nel, le matériel et le sens, voir P. Girard, Jahrbuch, II, p. 24 sqq. ; Salomon Reinach,
Bull, de Corr. hellén., II, p. 74 et Asclép. Rev. arch., sér. 3, X, p. 83.
d'Ail)., p. loi et 107; Pottier et Reinach, (2) Cf. R. A., II, p. 276, note 2.
teau, nécessaire à consulter pour comprendre tout l'intérêt de ce monument mutilé'^'^
Ces sculptures sur pierre fruste ne sont pas les seules que le Musée possède. La collection des marbres est assez riche et comprend des pièces vraiment importantes. Les plus belles viennent de Caesarea (Cherchel) et donnent une grande idée de « cette petite Grèce qui a fleuri quelque temps dans ce joli coin de la Maurétanie*^') ». Plusieurs sont dues aux fouilles exécutées avant la création du Musée de Cherchel ou son organisation définitive : telles sont les belles statues de Vénus, de Neptune et le groupe de l'Hermaphrodite et du Faunisque.
Le torse de Vénus (PI. VII) est considéré comme le plus beau morceau du Musée*^'). Trouvé en 1846, lorsque fut construite la manutention de Cherchel, signalé dans le rapport de Charles Texier, alors inspecteur général des bâtiments ^^\ apporté à Alger en décembre 18^6, décrit par Berbrugger^^) et moulé en 1866 sur Tordre de M. V. Duruy, il n'a cessé d'exciter une admiration peut-être excessive. On y a reconnu une de ces innombrables répliques de l'Aphrodite nue de Knide, Tune des œuvres les plus célèbres de Praxitèles et de l'art grec^^^ L'admirable patio mauresque forme d'ailleurs à cette statue un décor aussi beau que celui du temple de Knide si joliment décrit par l'écrivain grec ^7). Le goût de Juba II, de sa femme Cléopàtre Seléné et de leur fils Ptolémée explique la
(i) R. A., V, p. lySsqq., VI, p. 80. — "EpuTs;, 11 à 14 et EiV.:v£;, 6, « Vénus de
Voir pi. V, 3. Médicis », disent par erreur Monceaux, hc.
(2) Monceaux, Gai. arch., 1886, p. 61. cit., et Waille, Ac. des Inscr. Comptes rendus,
(3) Villefosse, Miss., p. 385; Monceaux, 1889, p. 361. — Sur rAphrodite nue de loc. cit., p. 62, n° I ; Waille, Algérie illustrée, Praxitèles, voir Salomon Reinacli, Ga^. des Alger, chez Leroux, 1890. — Voir pi. VIL B.-Arts, 1888, I, p. 89 sqq., Goutzwiller,
(4) Texier, Rev. arch., sér. i, 1847, p. 729. Rev. arch., sér. 3, XI, pi. XVI, p. 341 sqq.
(5) R. A., I, p. 224; Musée, 199. (7) Lucien, "EpioTs?, 12.
(6) Pline, //w/. «a/., XXXVI, 20; Lucien,
présence d'une aussi remarquable copie d'une des œuvres les plus célèbres de la sculpture grecque. Praxitèles semble avoir été fort apprécié à C«sarea^-\ Le culte de Vénus y était important. Juba II n'avait-il pas été élevé dans la maison de César, un descendant de la déesse? Le Musée de Cherchel possède un assez grand nombre soit d'images de la Vénus dite « Marine ", l'une de grande taille(^>, l'autre portant sur le piédestal une inscription intéressante ^5)^ soit même des répliques imparfaites de l'Aphrodite nue (4), etc.
Trouvé en novembre i80(5\ le Neptune colossal (PI. VIII), est en mauvais état, défiguré surtout par le clou de fer qui n'a pas retenu la pointe de son nez^^'. On avait noté des traces de couleur rouge sur la queue du dauphin ^7). H semble que ce soit la réplique d'une statue de bronze (^'*\ peut-être de Lysippe. D'ailleurs Neptune est à sa place dans une ville maritime comme l'était Csesarea : on a pensé qu'il avait un temple sur l'îlot Joinville, et le Musée de Cherchel possède un beau mascaron d'ordre décoratif et de proportions colossales qui paraît représenter un dieu de la mer (9). Les statues de grandes dimensions étaient en assez bon nombre à Caesarea ('°^
(i) Reproduction de l'Hermès (Monceaux, loc. cit., p. 62, n° 7); Bergers ou Faunes « praxitéléens .)(Waille, B. C.A., IV, p. 124).
(2) Cluseret, Illustration du 21 février 1857, p. "125, fig. et p. 126; Villefosse, Miss., p. 395 ; Monceaux, loc. cit., p. 63, n° 12.
(3) Waille, Rtv. arch., sér. 3, X, p. 370; Mowat, ibid., XII, p. 145 sqq. ; Waille, Ac. des Inscr. Comptes rendus, 1889, p. 367.
(4) Waille, 5. C.A.,IV, p. 123.
(5) R. A., I, p. 222 sqq. ; Cluseret, /t)c. cit.; ^m\-m,AnnaU, 1857, p. 187; Musée, 198; Villefosse, Miss., p. 385 ; Monceaux, loc. cit., p. 62, n° 25 ; Waille, Ac. des Inscr. Comptes rendus, 1889, p. 361. — Voir pi. VIII.
(6) Cf. une tête colossale de femme au Musée de Cherchel (Waille, Rev. arch., sér. 3, X, p. 370).
(7) Cf. les cheveux du Bacchus de Constantine, Const., sér. 2, V, p. 409.
(8) Brunn, loc. cit.
(9) Villefosse, Miss., p. 395 ; de la Blanchère, de rege Juba, p. 63; Monceaux, loc. cit., p. 63, n°= 16 et 20; Waille, B. C. A., III, p. 347 sqq. ; Temps du 14 décembre 1885 ; Illustration du 9 janvier iSSé; Waille, Rev. arch., sér. 3, XIII, p. 297 sqq., pi. X (sous le nom de Prométhée).
(10) Trois tètes de femmes (Monceaux, loc. cit., W' 14 et 15, Waille, Rev. arch., sér. 3, Xm, p. 297 sqq., pi. XI); statues d'Hercule (Waille, B. C. A., IV, p. 123 et 134, et Ac. des Inscr. Comptes rendus, 1889, p. 364), de Bacchus (Waille, B. C. A., IV, p. 123), de Jupiter assis (Waille, ibid., III, p. 347). ^e Cérès (Waille, Ac. des Inscr. Comptes rendus, 1889, p. 364), deux tètes (Waille, Rev. arch., sér. 3, X, p. 370).
Il y avait aussi de jolis groupes bien proportionnés, comme le groupe erotique de THermaphrodite et du Faunisque"^') (PI. IX), trouvé en 18^6 et aussi bien rajusté que possible. Le sujet est des plus fréquents dans l'art romain ^-^ : tantôt l'ambigu personnage se débat et résiste aux indiscrètes caresses de Pan aux pieds de chèvre ou des Faunes ; tantôt, comme ici, c'est lui qui provoque ^5). Le sujet était, semble-t-il, assez goûté dans cette partie de la Maurétanie : on a découvert deux groupes analogues, l'un à Cherchel où il est resté <^^\ l'autre à Tipasa'^^); mais c'est celui du Musée d'Alger qui respire le plus l'élégance hellénique, celle qui distingue peu de statues du Musée de ChercheH^'^ et qui caractérise aussi les deux images de personnages champêtres du Musée d'Alger.
Trouvées à Cherchel par un colon, achetées par M. Victor Waille et données par lui au Musée d'Alger (PI. IX), ce sont des variantes élégantes de types très communs, un Bacchus*^'^, un Berger '^^^ Toutes ces répliques, si nombreuses dans les collections d'antiquités, viendraient, croit-on , d'un original perdu de Praxitèles'^^); on en conserve plusieurs, plus ou moins mutilées, au Musée de Cherchel<^'°\ Le culte de Bacchus était d'ailleurs une des religions principales de Caesarea : les inscriptions*^"^ les images du dieu^'-), de ses Faunes*^'') et de Pan"^'^) en témoignent.
A ces beaux marbres ^^'^^ vient s'ajouter le Bacchus d'El Hadjeb.
(i) R. A., I, p. 224; Cluseret, hc. cit., p. 126 ; Musée, 201 ; Monceaux, loc. cit., p. 62, n° 3 ; Waille, Ac. des Inscr. Comptes rendus, 1889, p. 361. — Voir pi. IX, 2.
(2) Chirac, IV, pi. 671, n° 1736, pi. 670, n" 1550, pi. 672, n°' 1735 et 1735 A.
(3)/^;W.,pl.67i,n°i756(groupeMalatesta).
(5) Villefosse, Miss., p. 407.
(6) Le Spinario (Monceaux, loc. cit., p. 63, n° 13) et l'un des Bacchus (Jbid., p. éo, pi. 7 à droite).
(7) Waille, B. C. A., IV, p. 124. — Voir pi. IX, 3.
(S) Ibid. —Voir pi. IX, I.
(9) Cf. Clarac, IV, pi. 710, B n° 1670, C; pi. 723, 11° 1671, B; pi. 728, n° 1745, etc.
(10) Waille, loc. cit., p. 133.
(11) C. I. L. VIII, 9325. Cf. Berbrugger, R. A., IX, p. 65 et 149.
(12) Waille, loc. cit., p. 123.
(13) Villefosse, Miss., p. 395; Monceaux, loc. cit., p. éo, pi. 7 à droite.
(14) Monceaux, loc. cit., p. 63, n° 18.
(15) Sur la question de la provenance du marbre de ces statues, voir Beulé, Fouilles à Cartilage, 1S61, p. 49 et Waille, loc. cit., p. 134.
Ha été trouvé en 1 8^ ^ et donné par un colon ^■). L'image de Bacchus a quelquefois inspiré mieux les artistes de l'Afrique romaine :
rappelons seulement la statue de Constantine^-) et l'une de celles du Musée de ChercheH^), la figure qui se voit sur une des mosaïques
(i) R. A., I, p. 52 ; Musée, 63 ; R. A., X, p. 361; Villefosse, Miss., p. 386.
(2) Féraud, Cûiist., sér. 2, V, p. 407, pi. i.
(3) Waille, loc. cit., p. 123.
du Vieil-Arzeu'^'\ celle qui orne le médaillon central de la mosaïque des Quatre Saisons à Lambèse*^-^ celle de la mosaïque des Ouled-Agla(5).
Parmi la riche collection de têtes plus ou moins mutilées, dépourvues des corps auxquelles elles ont appartenu, plusieurs sont vraiment des morceaux remarquables. Carthage a fourni une tête
surmontée d'un modius orné de rameaux d'olivier, ceinte de feuillages de chêne réunis par un large médaillon '^'^^ tête d'Apollon '^^^ ou de Sérapis*^^); elle fut trouvée encore couverte d'une mince couche d'or, ce qui n'était pas rare à Carthage '^7), Elle vient des fouilles subventionnées par le général Chanzy. Une autre^^^^ est de même provenance, mais a été envoyée bien antérieurement : elle est cu-
(i) Demaeght, Oran, fasc. 20, p. iiysqq.; Villefosse, R. A. F., V, pi. V, p. 396.
(2) Poulie, Const., sér. 3, II, p. 191.
(3) Ibid., IV, p. 424. Mauvais dessin dans l'Illustration du 15 mars 1890.
(4) Sainte-Marie, p. 133, p. 18 et dans la planche à la p. 16 à droite.
(5) Sainte-Marie, ihid.
(6) G. Wilmanns, C. I. L. VIII, p.
(7) Reinach, Rev. arch., sér. 3, IV, p. 383, note2 ; Reinach et Babelon, Gfl;^. arch., 1885, p. 131 et pi. 17.
(8) Musée, 215.
rieusement coiffée d'un diadème formé de deux bandelettes où s'élèvent en spirale cinq serpents où Berbrugger retrouvait « l'aspect .< des circonvolutions du cerveau ». C'est encore de Carthage, et des fouilles de M. de Sainte-Marie, que vient une admirable tête
d'Empereur Romain, découverte non loin de la statue de Sabine qui a péri dans l'explosion du Magenta '^'^ (PI. X).
Notre Planche X donne un choix de ces têtes. La jolie petite tête de Bacchante, couronnée de lierre, vient probablement de Ténès'^-^ M. de Sainte-Marie a encore envoyé deux têtes de Sérapis, l'une en marbre "^5)^ l'autre en simple pierre "^^^ On remarque encore une belle tête trouvée à Alger, peut-être coiffée d'épis (^); la « Pomone d'icosium », découverte auprès de la Kasbah et donnée
(i) Sainte-Marie, p. 133, p. i8, dans la planche à la p. 16 au milieu; et", aussi p. 206 et 193. — Voir pi. X, 5.
(2) R. A., VI, p. 71. — Voir pi. X, I.
(3) Sainte-Marie, p. 132, p. 19, et dans la planche à la p. 16 à gauche. — Voir pi. X, 10.
(4) IiL, p. 133, p. 18, et dans la planche à la p. 17 a gauche.
(5) Berbr., Icosium, p. 30, iig. L. ; Musée, 143 ; Devoulx, R. A., XIX, p. 416, n° 6, groupe 2, n° I- — Voir pi. X, 6.
par un marbrier en février i84<;'^'^; le Faune dMgilgilis (Djidjelli), donné en ï8/{-]^-\ Les autres têtes sont de provenance inconnue : l'une frappe l'œil par sa coifîure<^'^\ une autre a les cheveux disposés, autour de la raie médiane, comme un croissant de lune(^\ une autre semblerait une image d'Attys si elle portait le bonnet phrygien ^5)^ une autre étonne par sa calvitie, la profondeur et le nombre des rides, la barbe travaillée au trépan '^^\ enfin une dernière est un beau portrait barbu <^7). Ces tètes sont en somme une remarquable collection de portraits intéressants; le Faune de Djidjelli est le seul qui ait une attribution précise.
D'autres sculptures, que nous n'avons pu reproduire toutes, et que nous désignons ici par les noms sous lesquels elles sont connues, méritent encore l'attention. La « Pomone d'El Biar », découverte en 1836 dans des broussailles '^^^ semble une réplique assez fidèle, sinon bien exécutée, de la statue du Musée de Naples connue vulgairement sous le nom de '< Flore Farnèse'^9) „. La « Pomone de Ben-Aknoun », trouvée aux portes d'Alger sur une mosaïque romaine<''°\ est des plus médiocres: de plus elle a longtemps servi de but pour le tir au pistolet, dans le jardin d'un colonel de chasseurs d'Afrique, à Mustapha Supérieur. Le « Génie des Fontaines », trouvé à Carthage et donné en i8<f8^"\ est aussi d'un type banaK"). Les pieds d'une statue, trouvés à Alger en 1844, n'ont rien de remarquable, sinon leurs grandes dimensions '^''^. La statue de femme drapée, découverte à Cherchel en i8<j6^'-^\ est une de
(i) Berbr., Icosium, p. 30, lig. M; Musée, (9) Clarac, III, pi. 438 B, 11° 795 D.
19; Devoulx, hc. cit., n° 5, groupes, n° 6; (10) Musée, 9; Devoulx, loc. cit., p. 415
Villefosse, Miss., p. 386. — Voir pi. X, 11. sq., 11° 4, groupe 2, n° 8.
(2) Musée, 141. — Voir pi. X, 4. (u) R. A., II, p. 327; Musée, 213.
(3) Voir pi. X, 2. (12) Clarac, IV, pi. 755, n°= 1842 à 1845 (4)7WJ., 9. etV, pi. 803.
(5) Ihid., 3. (13) Berbr., Icosium, p. 29, fig. I; Musée,
(6) Ihid., 8. 13 ; Devoulx, loc. cit., p. 414, n° i, groupe i,
(7) Ibid., 7. n° 7.
(8) Berbr., Icosium, p. 40, fig. O; Musée, (14) R.A., I, p. 226; Musée, 200; Ville- 8; Devoulx, R. A., XIX. p. 415, n° 3, fosse, M/w., p. 386.
groupe I, n° 4.
ces médiocres œuvres comme on en trouve partout^'). Cherchel encore a fourni la partie supérieure d'une massue surmontée d'une tête de lion<^\ une tête d'une statuette de Jupiter (5). Carthage a donné entre autres fragments : des débris de deux cornes d'abondance «; le bas d'un buste de Manéthon^, signalé plus haut à cause de son îituhis; un fragment d'une de ces nombreuses statues d'enfant nu qui, les mains croisées sur le ventre, tient un oiseau^^); un trépied autour duquel s'enroule le serpent sacré^^); une jolie main droite s'appuyant sur un glaive^^), peut-être celle de la statue impériale dont nous publions la tète (PI. X) ; divers fragments de dimensions colossales^^\ etc.. De l'ancienne Rusguniae (Matifou) vient un assez joli fragment d'une de ces nombreuses statues de jeunes hommes, drapés dans leur prétexte, et sur la poitrine desquels pend la bulle('°); de Cartenna (Ténès), deux têtes de femmes^") et un fragment considérable^-) d'une de ces statuettes d'Hercule encore enfant et déjà représenté avec les attributs de ses victoires à venirO^).
A ces sculptures en ronde-bosse, dont le nombre est, on le
(i) Le Musée de Cherchel en possède une beaucoup plus intéressante. Cf. Waille, B. C.
A., IV, p. 134 sqq-
(2) Musée, 14. Sur le culte d Hercule a Cœsarea, cf. une statue colossale du Musée de Cherchel, Waille, loc. cit., p. 123 et 124.
(3) Mméc, i56;Villefosse, Miss., p. 386. Sur la religion de Jupiter à Cœsarea, cf. un groupe qui est allé au Musée du Louvre (Frôhner, Se. ajzf.,n° 35; Monceaux, Gfl:{. arch., 1886, p. 62, n'^ 4) et une statue colossale qui est restée au Musée de Cherchel (Waille, B. C. A., III, p. 347 sqq.; Monceaux, ibid., p. 67, n° 21).
(4) Sainte-Marie, p. 1 3 3 et 28; surcet attribut, voir Portier, art. Conincopia dans \eDict.des Ant. de Saglio, et Cagnat.i^ez;. airb., sér. 3 , XIII, p. 3 .
(5) Sainte-Marie, p. 133; C. /.I.VIII, 1007; SalomonReinach,i?OT. arch., sér. 3, IV, p. 383.
(6) Sainte-Marie, p. 18 et dans la planche de la p. 17. Sur ce type banal, voir Clarac, V, pi. 875 à 880, et Saladin, Mission de 1SS2-), Paris, Impr. nation., 1886, p. 217.
(7) Sainte-Marie, p. 133.
(8) Ibid. et dans la planche de la p. 17.
(9) Pied droit chaussé (Sainte-Marie, p. 132 et dans la planche de la p. 16), fragments de deux mains (ibid.), tète de femme mutilée {ibid., p. 133 et dans la pi. de la p. 17).
(10) Musée, 10. Pour le type, voir Clarac, V, pi. 970 C, n" 2312.
(11) Musée, 357 et 358.
(12) Il porte len° 383.
(13) Cf. Clarac, V, pi. 781, n- 1956 et 1954, pi. 784, n°= 1962 et 1964 A et 1963, pi. 782, n° 1959.
voit, considérable, vient se joindre une série de reliefs. Nous mentionnerons les principaux.
Les uns sont simplement au trait, comme la curieuse plaque trouvée à Cherchel et donnée en avril i8^^ au Musée d'Alger ('). « On y voit, dit M. Héron de Villefosse, trois hommes, revêtus de la toge ample et couronnés de lauriers, qui s'avancent. Celui qui se
trouve au premier plan tient dans la main droite un rameau d'olivier. Derrière eux paraissent quatre autres hommes, habillés d'une tunique courte serrée à la taille, qui portent sur leurs épaules l'image de l'arche d'un pont que traversent des guerriers et des chars*^-). Une barque est amarrée à l'une des piles du pont. A la hauteur de la tête des deux premiers porteurs et devant l'image,
(i) R. A., IV, p. 221 ; Musée, 72 ; Villefosse, Miss., p. 380.
(2) Tout ce monde est couronné de lauriers.
dans un cartouche accosté de queues d'arondes, se lit une inscription mutilée, mais encore nette : « Pons Mulvius. Expeditio Imperatoris [Co]n[stantim]; Le Pont Mulvius et l'expédition de l'Empereur Constantin^') ». Ce curieux dessin au trait est donc une allusion à la dernière bataille livrée par Maxence aux Rocs-Rouges, à sa fuite et à sa mort au pont Mulvius : l'adversaire de Constantin avait été particulièrement odieux à l'Afrique, et sa tête, après avoir suivi dans Rome le char du vainqueur, fut envoyée aux populations de ce pays^^\ Si la légende chrétienne a été brillamment illustrée par le pinceau de Raphaël et de Jules Romam, le relief au trait de Cherchel n'est pas un moins précieux monument de cet événement historique que l'arc triomphal élevé dans Rome^^). Parmi les autres bas-reliefs du Musée, ceux qui viennent de Carthage sont les plus importants. L'un a été trouvé en 18^7 à La MalgaW: il est assez bien conservé et d'un joli travail (PI. XI). D'autres fragments ont été découverts dans les fouilles de M. de Sainte-Marie. Les deux plus remarquables (PI. XII) ('> ont certainement appartenu à l'une de ces nombreuses représentations des combats d'Amazones. Sans rappeler les sarcophages analogues qui abondent dans tous les musées, on peut mettre en regard le beau sarcophage de Souk-Ahras^^), actuellement à Bône, et le sarcophage du KefW, aujourd'hui au Musée Alaoui, au Bardo. Le sujet était un de ceux que l'art grec d'abord^^), puis l'art romain, ont le plus popularisés. A ce sarcophage de Carthage doivent appartenir encore divers morceaux, une tête de femme^?), un casque^-), peut-être aussi une chimère sur l'épaule de laquelle se dresse un
(i) C I L VIII 9356 mosaïque d'Ouled-Agla, Poulie, z7'!W., sér. 3,
(.{a.Dmuy, Hist.desRomains,\ll,p. 2^,. IV, p. 424; nit^stratian du 15 mars 1890.
(3) Ibid.,v- S5- (7) Saladin, Mission de 1SS2-3 , Pans,
(±) R À i p. 490 et II, p. 327 ; Musée, Impr. nation., i88é, p. 208, fig. 360.
^j^ y^i ^ XI 5 (S) Salomon Reinach, i?(;x;. arch., ser. 3,
' (i) Sainte-Marie,' dans la planche de la XII, p. 274 sqq. et XHI, p. 3)0, note i
p. 16 et p. 133. -Voir pi. XII, I et 2. (9) Sainte-Marie, p. 132 et dans la pi. de
(6) R. A., I, p. 141, n, p. 215 sqq.; la p. 16.
Reboud, Const., sér. 2, IX, p. 203. Cf. la (10) Ihui., p. 133-
serpent avec, par derrière, un feuillage semblable à celui du platane'^'\ peut-être aussi une tête de monstre sur un fond de vague"^-); ce dernier morceau aurait pu appartenir à la bordure du tableau sculpté, et le casque à Tornementation des angles. Les mêmes fouilles ont valu au Musée d'Alger le pied d'un autel domestique à trois faces, d'un remarquable travail, une Bacchante, un Faune et un Silène^')^ l'une des copies innombrables d'un original grec perdue (PI. XI).
Cherchel a fourni le côté droit d'un bas-relief représentant Esculape(5), un tout petit bas-relief figurant un lion^^), ce qui rappelle les fauves sculptés sur le linteau d'un des couloirs du c( Tombeau de la Chrétienne »(7); Ténès, un fragment où un bouvillon descend d'un rocher et, en dessous, se distingue le haut du corps d'un homme^^).
Les sarcophages païens ne sont pas nombreux. L'un vient d'Hadrumète (Sousse). Il a été trouvé dans un hypogée où l'on déterra ensuite la mosaïque du Minotaure tué, du Labyrinthe et de Thésée vainqueur, mosaïque qui a entièrement disparu^?). La face antérieure offre un médaillon avec buste d'enfant, tenu par deux génies qui volent; aux angles, d'autres génies dans une attitude de deuil, appuyés sur le haut d'une torche renversée^'"). Les faces latérales montrent, sur une guirlande de fleurs, le buste de l'enfant, à gauche vêtu, à droite nu sauf une peau de bête jetée sur l'épaule. Le couvercle du sarcophage, en dos d'àne, imbriqué d'écaillés et
(i) Ihid., et dans la pi. citée. (6) Musée, i88.
(2) Ibid., p. 152. (7) R- -i-> XI, p. 186.
(3) Sainte-Marie, p. 133 et dans la plan- (8) R. A., I, p. 303 ; Musée, 205.
che de la p. 17. —Voir pi. XI, I à 3. {<)) Musée, 132. Sur la mosaïque, voir
(4) Cf. bas-relief du Musée de Naples Villefosse, R. A. F., V, p. 224.
(Roux et Barré, VI, pi. 109, p. 209), vase (10) Cf. Villefosse, Miss., p. 469, n° 169;
de Salpion, etc.. R- A., I, p. 259 et II, p. 288 et planche.
(5) Musée, 146. Pour le culte d'Esculape à Cœsarea cf. C. I. L. VIII, 9320.
flanqué d'acrotères, est aussi d'une excellente conservation. L'autre sarcophage vient de Cherchel'^'^ Il n'est point de forme rectangulaire comme le précédent; mais il a les angles arrondis. Trouvé auprès du Cirque, il était recouvert de tuiles disposées en dos d'âne; deux analogues ont été découverts dans la même concession, l'un envoyé à Paris, l'autre laissé à Cherchel. La face antérieure offre simplement un petit cartouche autour duquel courent des strigiles. Signalons encore un petit ossuaire en marbre trouvé à Alger en
Les sarcophages les plus remarquables que possède le Musée sont d'époque chrétienne.
Le plus important (PI. XI il) est l'admirable tombeau découvert à Dellys, le 51 décembre 18^7, et remis par les soins du maréchal Randon et du général Thomas, alors commandant supérieur de la subdivision •^5), A l'intérieur est le mort dans un cercueil de plomb (-^^ La décoration de la face antérieure a mal inspiré l'imagination de Berbrugger. Dans ces représentations si claires et d'ailleurs si uniformes, il a voulu, comme on le faisait autrefois, chercher des scènes de la vie des païens^^^^. Ses commentaires fantaisistes '^^'^ un instant abandonnés par lui-même de son vivant*^'') et soigneusement rectifiés de bonne heure*^^^, ont été réédités après sa mort'^^). „ En Algérie, dit M. de Villefosse, on s'obstine à conserver au domaine d'Esculape le tombeau de ce médecin malgré lui »^'°\ C'est qu'en effet Berbrugger avait imaginé de voir la vie d'un Médecin dans les sept compartiments qui ornent les entrecolonnements de la galerie, et qui sont, on le reconnaît sans peine, la représentation très banale des
(i) Musée, 137.
(2) Berbr., Icosium, p. 28 sq., fig. C; Musée, 69; Devoulx, R. A., XIX, p. 414, pi. X, n°2; C.I.L. VIII, 9261.
(3) R. A., II, p. 309 sqq.; Musée, 238. — Voir pi. XIII.
(4) R. A., loc. cit., p. 317.
(5) Le Blant, Sure. d'Arles, 1878, San. de Gaule, 1886; Vrost,Rev.arch., sér. 3,X,p. 52.
(6) R. A., Il, p. 309 et suiv.; Rev. arch., sér. I, XV, p. 49.
(7) R. A., IX, p. 213 (« Sculptures byzantines »).
(8) Julien Durand, An7t. Arch. de Didron, XVIII, p. 162; de Rostan, Congrès arch., 1868, p. 268; Villefosse, Miss., p. 38e.
(9) L'Algérie, 1872, n° i et unique.
(10) Villefosse, loc. cit., p. 387.
principaux miracles de Jésus. Daniel et le Serpent des Babyloniens*^'^ c'était « le médecin donnant sa première ordonnance à son premier client et faisant une offrande au serpent d'Esculape ». Le miracle de Cana*^-) représentait le médecin « remuant un remède avec un rameau de palmier dépouillé de ses feuilles ». La scène de l'Hémorroïsse^^) avait été presque reconnue par Berbrugger : moyennant une théorie erronée sur le voile de la femme agenouillée*^^), il avait réussi à y voir son médecin « explorant l'occiput d'un malade ». Dans le compartiment central, le Christ assis dans sa cathèdre, était le médecin <( en train de professer ». La Multiplication des pains<^5)^ c'était le médecin « remuant avec une grande spatule, une préparation à chaud qui bouillonne » ; la guérison de l'Aveugle^^), c'était le médecin « palpant l'artère temporale d'un jeune garçon » ; enfin la prédiction du triple reniement de saint Pierre*^^)^ c'était le médecin « remettant un remède à un malade qui promet, s'il est '< guéri, de « sacrifier un coq à Esculape ».
Dellys a fourni, non seulement ce sarcophage, mais encore les deux faces latérales d'un autre dont il manque la partie antérieure. Achetés à un officier '^''^), ces morceaux représentent, l'un, Daniel dans la fosse aux Lions*^?)^ sujet qui a été signalé sur plusieurs autres monuments chrétiens d'Afrique '^'"\ et non point, comme Berbrugger l'imaginait, « un personnage qui cueille une
(i) Villcfosse, loc. cit.; Le Blant, S. d'Arles, p. 2 1, note I.
(2) Sur la virga de J.-C, cf. Le Blant, loc. cit., p. 2 et S. de Gaule, p. X. Sur la réduction des six hydries à une seule, cf. Martigny, Dict.dcs ant. chrct., p. 97.
(3) Martigny, hc. cit., p. 288.
(4) Prost, loc. cit., p. 198. Cf. Le Blant, S. d'Arles, pi. XXVI et Rev. arch., sér. 2, XXXIII, p. 35 e, note 3.
(5) Martigny, loc. cit., p. 497; Kondakoff, Rev. arch., Sér. 2, XXXIII, p. 369.
(6) Le Blant, S. de Gaule, p. 77 et S. d'Arles, p. 36; Martigny, loc. cit., p. 63.
(7) Le Blant, S. d'Arles, p. 65 et S. de Gaule, p. 52; Martigny, loc. cit., p. 577; Prost, loc. cit., IX, p. 341; Le Blant, Inscr. chrel.de Gaule, t. I, p. i)6ijt Rev. arch., sér. 3, XIII, p. 158.
(8) Musée, 138; Villefosse, Miss., p. 386.
(9) Martigny, loc. cit., p. 200 sqq. ; Kondakoft", loc. cit., p. 372 ; Le Blant, S. d'Arles, p. XVI, XXVI et p. 1 1 , 5. de Gaule, p. 5 6 et 103 .
(10) Sarcophage de Djemila (Delamare, Rev. arch., 1849, p. i>)€>,Expl. scient., p\. 105, n° 2) ; sarcophage de Collo {Const., sér. i, III, pi. X) ; chapiteau d'Enchir-Gouçat à Khenchela {Hipp., fisc. XXIV, p. IV).
datte .. ; l'autre, Moïse frappant le rocher d^Horeb«, sujet très fréquent, où Berbrugger avait vu « la moitié postérieure d'un personnage'amplement drapé, enveloppé d'une grande draperie à plis
droits qui traîne derrière lui, et par laquelle le tiennent un enfant et un homme qui sont derrière lui », et M. Héron de Villefosse, la représentation des trois jeunes Hébreux dans la fournaise(^).
Le premier drogman du consulat de Tunis a, en 18^8, envoyé de Carthage un bas-relief^ (PI. XI) qui représente, à droite, dans un édicule sur les rampants duquel des dauphins servent d'acrotères«, le Bon Pasteur, figure des plus communes dans l'Afrique romaine^; à gauche, devant un cep de vigne, le Vigneron portant une corbeille
(i) Martigny, loc. cit., p. 412; Le Blant, S. d'Arles, pi. I, 3> P- 3> P- i3, P^- ^H, P- 27, pi. XV, 2 et p. 28, pi. XVII.
(2) C. rendu de la Soc. de numisin., I, 289.
(3) R. A., II, p. 327; ^^^"^'^''' 214- — Voir pi. XI, 4.
(4) Sur le tuf^urinm comme symbole de l'Église, cf. Martigny, loc. cit., p. 316.
(5) Sarcophage de Philippeville (cf. Delamare, pi. i)6,^n° 4), de CoUo (cf. Const., sér. I, III, pi. X), de Lambèse, de Tipasa, de Carthage même signalés par Villetosse, Miss., p. 408, note 3 ; grand nombre de fragments analogues trouvés dans ces dernières années à Carthage, Delattre, Const., sér. 3, III, p. 30> "o^"-' ^-
de raisins et occupé à vendanger, parabole qui n'est d'ordinaire représentée que par de nombreux petits génies ailés'^'^
Descendons maintenant les siècles pour arriver à l'époque moderne où a été taillé le chapiteau trouvé dans la maison d'une famille musulmane du cap Matifou^-). Orné d'une croix latine, coupée obliquement, à sa base, par un sénestrochère nu et un dextrochère habillé, ce fragment porte ainsi les armoiries de l'ordre des Franciscains. Berbrugger supposait que l'indigène qui apporta cette pierre chrétienne était un renégat forcé et que cette relique, une
fois introduite chez lui, y demeura, malgré ses sculptures, soit par apathie, soit par suite de quelque idée superstitieuse, il y a apparence que c'est tour bonnement un débris réemployé de quelque chapelle détruite.
Quelques fragments, dans le Musée, n'ont qu'un intérêt architectural. Ainsi les clathri de pierre provenant d'Alger, et dont l'un porte le chrisme inscrit dans un cercle tangent'^^); Je dessus d'une
(i) Martigny, loc. cit., p. 226, 535 et 665; Le Blant, S. de Gaule, p. 44, 70, 84, 94 et
(2) R. A., VIII, p. 375 sqq.
(3) Musée, 55; Devoulx, R. A., XIX, p. 425, n° 27, groupe 2, n° 12.
fenêtre ou d'une petite porte d'un édifice chrétien, avec deux colombes affrontées de chaque côté d'une couronne où est inscrit le monogramme divin; de beaux fûts de brèche, romains ou arabes*^'^; des chapiteaux ioniques'^-^ corinthiens "^^^ ; des chapiteaux de pilastres*^^); un joli fik de colonne'^^)- la clef de pierre d'une conduite d'eau trouvée à Rous el Kenatir'^'') ; un siège de bain troué "^7)^ etc.
La collection des bronzes est loin d'avoir l'importance de ces séries de sculptures sur pierre et sur marbre. Elle renferme cependant quelques objets de valeur (PI. XIV), en particulier la petite Vénus de Cherchel, trouvée en 18^6 par un chasseur à pied du 8' bataillon sur le sol du champ de manœuvres qui venait d'être nivelé'^); la déesse se déchausse pour entrer au bain, attitude que l'on rencontre souvent en Phénicie'^^) et aussi dans les pays romains*^'"); on ne peut dire si c'est la réplique d'un original connu^"\ Les fouilles dirigées par le colonel Trumelet à El Grimidi, près du Caravansérail de Sidi-Aïssa, en juillet i87i<^'-\ ont produit, entre autres, un beau masque, peut-être un Apollon *^'5)^ des casques réduits en pièces, dont l'un a pu être tant bien que mal rajusté*^'^).
(i) R. A., II, p. 250; Musée, 363 et 59; R y:/., V, p. 154; Devoulx, /or. n/., p. 417, n" 10 groupe 2, n° II et p. 416, n° 9, groupe 2, 11° 7
(2) Musée, 125 (Alger); Berbr., Icosium p. 30, fig. R et Musée, 109 (Alger encore).
(3) Musée, 51 (Alger); 184 (Cherchel) 187 (même provenance). Sur ces élégants chapiteaux de Cx-sarea, cf. Monceaux, Grt:^. arch., 1886, p. 61.
(4) Musée, 113 (Alger).
(5) Ihid., 142 (Cherchel).
(6) Ihid, i^,y,R.A.,Y,p.3S3-
(7) Berbr., Icosium, p. 26, tîg. A, i et 2 ; Musée, 68. Pourle type, cf. Clarac, II, pi. 260, n° 69 ; pour l'usage, cf. Caton, De re rust., c. 156 et Cassiodore, Variai-., 1. 11, 39.
(8) R. A., I, p. 227; Musée, 202. — Voir pi. XIV, 5.
(9) Clermont-Ganneau, Miss., XI, pi. III, C, p. 215, n° 65 et pi. V, C et D, p. 237, n°' III A et B.
(10) Statuette de Portici (David, Antiq. d'Hercul., 1781, VII, pi. I; Roux et Barré, VI, pi. 13). Cf. Clarac, IV, pi. 609, n° 1354 et 622 A, n° 1406 B.
(i i) Sur les trois Aphrodites de Praxitèles, encore mal connues, et les répliques qui doivent s'en trouver dans les musées, cf. Salomon Reinach, Ga^. des Beaux-Arts, 1888, 1, p. 103.
(13) Voir pi. XIV, I.
(14) Voir pi. XIV, 2.
C'est de l'ancienne Rusicade (Philippeville) que viennent deux remarquables fragments, achetés en décembre 18^9 : une portion de l'avant-bras gauche d'une statue virile, curieuse par deux anneaux à chaton ondulé*^'), et un pied de chevaH-\ La belle lampe chrétienne qui vient d'El Hadjeb est remarquable d'élégance '^5)| et l'on verra avec intérêt une statuette haute de o m. i ^, représentant la Victoire, les ailes repliées, adossée à un pilier muni d'une anse; la provenance de cette pièce n'est malheureusement pas connue.
Parmi les menus objets, on remarquera des masses d'armes hérissées de pointes^^^ d'époque barbare, une estampille destinée à marquer des poteries*^^)^ (jes périscélides, trouvées dans une tombe à Douéra<^^\ des animaux fantastiques, provenant de Sétif^^)^ un pied fourchu, venant de Fouka<^^\ le poids d'une balance romaine,
(i) R. A., IV, p. 157; Musée, 367. Sur la question des bagues, voir encore Visconti, Mus. Pio-Clem., III, 28, 29 et V, 32, ainsi que Saglio, art. Anuhis dans le Dict. des Antiq., p. 295, fig. 348. — Voir pi. XIV, 6.
(2) R. A., ihid ; Musée, ibid. — Voir pi. XIV, 7.
(3) R. A., V, p. 475, VI, p. 71 et IX, p. 320. — Voir pi. XrV, 4.
(4) Ibid., V, p. 474 etX, p. 362.
(5) Musée, 236; C. I. L. VIII, 10481, 6.
(6) Musée, 34.
(7) Ibid., 22.
(8) R. A., II, p. 411. — Voir pi. XIV, 3,
venant de Ténès<^'\ une bouilloire avec un couvercle retenu par une chaîne, trouvée à Tipasa'^-\ la partie supérieure d'un vexilhim, trouvée à ChercheU^)^ et un assez grand nombre de petits bronzes sans grand intérêt.
Le Musée d'Alger ne possède pas de grands ensembles de mosaïques, mais seulement des fragments de panneaux qui étaient plus considérables. Plusieurs de ces pièces ont une certaine valeur. Les deux meilleures viennent d'Auzia (Aumale), ont été trouvées en juillet i8(;i, remises au Musée par ordre du gouverneur, maréchal Randon, en 18^2, et restaurées par un sculpteur d'Alger en 18^4.
L'une d'elles(4) (PI. XV) est entourée d'une brillante bordure qui encadrait, paraît-il, d'autres compartiments de cette même décoration que l'on a abandonnés '^5), Cette belle pièce est probablement l'image de VHiems^^\
L'autre mosaïque, d'Auzia (PI. XVI) n'a pas d'encadrement, sauf deux lignes de cubes noirs '^7). Elle représente une déesse marine. C'est un des sujets dont les répliques et les variantes sont le plus nombreuses dans Fart romain, particulièrement sur les mosaïques de l'Afrique romaine '^'^). Les mosaïstes aimaient les formes souples et les rapides replis des dieux de ces flots bleus qui baignent le sol d'Afrique^9). Qu'on se rappelle les Néréides de Philippeville('°), de Tebessa^"), de Sousse^'-), de l'Oued Athmenia^'^), de Bône('^>, de
(i) Musée, 61. id., R. A. F., V, fasc. 32; De La Blan-
(2) Ibid., 181. chère, Bull, arch., 1888, p. 170 sqq. et
(3) Ihid., 223. Coll. Alaoui, p. 27.
(4) Ibid., 44. — Voir pL XV. (9) Villefosse, loc. cit., d'après Otto Jahn.
(5) Sur une autre mosaïque d' Aumale (10) Delamare, pL 19 à 21. Cf. Allotte de (Léda et le Cygne) qui a péri, cf. R. J.,XII, la Fuye, loc. cit., p. 209.
p. 149 et XIV, p. 434 sqq. (ii) AUotte de la Fuye, loc. cit.
(6) Voir plus loin p. 84 sq. (i^) De La Blanchère, loc. cit.
(7) Musée, 4). — Voir pi. XVL (13) Poulie, Const., sér. 2, IX, p. 43 i sqq.;
(8) AUotte de la Fuye, Const., sér. 3, ITT, pi. en couleur.
p. 199 sqq.; Villefosse, ibid., ^. 234 sqq.; {ijÇ)?i.^\Qï, Lettres sur Hipponc,^.^,'^\. XX.
Bougie, morceau encore inédit*^'^, d'Aïn-Temouchent<^-^, de Carthage'^'^ d'Oudena*^-*^, etc. On a supposé que ces scènes fantastiques étaient imitées de certains ouvrages de Skopas qui se trouvaient précisément à Rome, dans le Cirque Flaminius, et qui étaient fort admirés*^^^
Trois fragments (PI. XVI), petits et mutilés, viennent d'une mosaïque trouvée en Tunisie, à Oudena, l'ancienne Uthina, et qui ornait un bassin : d'où cette forme concave qui les caractérise. On n'en détacha en 18^8 que ces trois morceaux*^^^ : une Néréide, des plus meurtries, mi-couchée sur un monstre marin, un bouclier dans la main droite, peut-être Thétis portant les armes d'Achille*^"\ Neptune conduisant son char traîné par deux chevaux marins '^"^), et l'Amour debout sur un dauphin qu'il dirige à Taide d'une bride tenue dans la main droite, tandis qu'il a un trident dans l'autre (9),
La plus belle des mosaïques d'ordre ornemental est le grand panneau qui ne constitue qu'une faible partie du pavement trouvé à Alger en novembre 1844, lorsqu'on creusa les fondations du portail actuel de la cathédrale'^'°\ Cette mosaïque purement décorative, mais intéressante par cela mème*^"^, a dû appartenir à des thermes, ceux d'où vient aussi la sella balnearis mentionnée plus haut"^'-^; ce qui a été détruit contenait aussi, dit-on, des oiseaux posés sur des
(i) Poulie, Const., sér. 3, IV, p. 427.
(2) Maintenant à Sétif, chez le commandant du génie, Villefosse, loc. cit.
(3) Villefosse, ibicl.
(4) Voir plus loin, et p. 87.
(5) Pline, Hist. nat., XXXVI, 413. Cf.
Clarac, texte, I, p. 481.
(é) R. A., II, p. 327; Musée, 20. —Voir pi. XVII, I, 2 et 3.
(7) Cf. Babelon, Cab. des Ant., 1888, pi. XXVI, 4.
(8) Pour le triomphe de Neptune, cf.
mosaïques de Constantine (Louvre, Delamare, pi. 141-142) et de Sousse (Musée Alaoui, De La Blanchère, loc. cit.').
(9) Pour la représentation des Amours, Cf. mosaïques de Tébessa, d'Hadrumète (celle du Louvre), Constantine (id.), de Vieil-Arzeu (celle des Luttes), et peintures du coluinbariuiii de Prœcilius à Constantine, Const., sér. i, VII, p. 262, pi. XIV.
(10) Berbr., Icosium, p. 44 et 45 et pi. P; Musée, 67; Devoulx, R. A., XIX, p. 419, n° 18.
(11) Villefosse, R. A. F., Y, 391 (projet d'une collection de mosaïques décoratives qui serait publiée sous le patronage des écoles d'art décoratif).
(12) Berbr., Icosium, p. 44 et pi. A, Musée,
branches et des têtes coiffées de bonnets phrygiens^'\ D'autres fragments de même provenance, dans des caisses '^-), ou de provenance différente "^5^ n'ont aucune valeur, mais rappellent ce qu'un voyageur arabe écrivait sur les « pavements en petites pierres de diverses couleurs » qu'il avait vus à El Djezaïr en l'an 460 de l' Hégire '^^^ Enfin un fragment du couvercle d'une sépulture de Tipasa porte un bout d'inscription inintelligible'^^)^ qu'on peut mentionner pour l'histoire des mosaïques funéraires en Afrique'^''^ et du christianisme à Tipasa<^7). Un autre fragment de mosaïque, de provenance inconnue, contient les restes d'une inscription.
La verrerie est représentée par un gobelet à pied, trouvé en 18^2 près du Musée, et dont l'intérêt a été signalé seulement en 187^ par M. de Villefosse'^^^ C'est un de ces rares verres polychromes à figures, connus surtout par le vase Pelet du Louvre, les vases du Musée de Copenhague, et celui que le lieutenant Dufour avait trouvé dans les ruines de Thubursicum Numidarum (Khamissa) ; le sujet, un combat de gladiateurs, si fréquent sur les lampes, n'est pas rare sur les verres isochromes. La collection de « lacrymatoires » et autres verres n'a pas la moindre valeur.
Parmi les objets de plomb, le cercueil du sarcophage chrétien de Dellys, deux ossuaires, l'un de Zuccabar (Affreville)*^?)^ l'autre
(i) Berbr., Icosium, pi. Q. sqq. et pi. XIII; id., R. A. F., V, p. 399,
(2) Musée, 67. pi. VI, I et 2, VII et VIII.
(3) 1° ibid., 6) iDcvoulx, loc. cit., p. ^iS, (7) Cf. C. /. L. VIII, 9313; Gavaultn° 16; — 2° R. A., IV, p. 316; Musée, 361; Saint-Lager, R. A., 1883, p. 323, 402 sqq. et Devoulx, loc. cit., p. 419, 11° 17. planche.
(4) Berbr., Icosium, p. 10. (8) Musée, 49; Villefosse, Rcv. arch., mai
(5) Musée, 180 ;C. I. L. VIII, 9314, A. 1874, p. 282 sqq. et croquis; id.,Miss.,p.'}Sj.
(6) Villefosse, Bull, arch., 1888, p. 434 (9) R.A.,I, p. 139; Musée, 196.
de Cherchel^'\ trois bulles de la douane de Rusicade (Philippeville), Tune avec un buste casqué et cuirassé, une autre avec une tète de femme, la troisième avec le nom de Censorinus^-^, sont les plus intéressants. Les deux figurines de plomb, d'aspect sarde, sont de provenance un peu suspecte : elles ont été acquises d'une personne qui déclara les avoir achetées d'un Espagnol, lequel à son tour les aurait découvertes en cultivant la terre dans une ferme de la Mitidja(5\
Les objets de fer^^)^ decuivre^^^, d'or^'^), de granit^?)^ d'ivoire^^^ etc.. n'ont pas grand intérêt. Nous signalerons seulement les pièces d'archéologie mégalithique, les unes venant de Guyotville, une des stations les plus célèbres de l'Algérie^s^ d'autres rapportés de Roknia('°); enfin les moulages, celui de l'un des deux sarcophages de Tipasa^"), celui du lion et de la lionne du tombeau des rois de Maurétanie^'-^ celui d'une partie du curieux bas-relief mithriaque d'Auzia^'3)^ la copie du joli bas-relief de Cherchel qui est au Louvre ^'^\ deux assez mauvais modèles du « Tombeau de la Chrétienne » et du Madracen, enfin le moule d'un corps humain qui avait été jeté dans la maçonnerie du fort des Vingt-Quatre heures à
(i) Musée, 177.
(2) R. A., VIII, p. 393, IX, p. 157 sqq. ; C. /. L. VIII, 10484, 2 Z' et c et 3.
(3) Musée, 235 et 240.
(4) Pliant d'El-Hadjeb {R. A., X, p.
362), etc..
(5) Bracelet de Cherchel {ihid., VIII,
p. 75)> etc..
(é) Bague à chaton, d'EI-Hadjeb (Jhid., I, p. 140 et X, p. 361).
(7) Moulins, l'un d'Alger (Berbr., Icosium, p. 28, fig. B, I et 2), un autre de Douera (Musée, 18), etc..
(8) Stylet {R. A., I, p. 140; Musée, 246).
(9) Musée, 160, 2, 219 à 222, 231. Cf. F. Regnault, Dolmens des Beni-Missous, Tou-
louse, 1873; W. Kobelt, Reisenerinnerungen aus Algérien, Francfort-s.-Mein, 1885, dont le chap. 7 a été traduit dans la Rev. d'ethnographie, VI, p. 133; Rev. d'ethn., V, p. 276, sq.
(10) R. A., Vm, p. 390 et IX, p. 228.
(11) lUusiralion de sept. 1874, p. 155; Villefosse, Miss., p. 407.
(12) R.A., XI, p. 186 sqq.
(13) Musée, 60; R. A., 1862, p. 81. Cf. Detlefsen, Rev. arch., 1863, p. 294, pi. VIII; Masquelez, art. Beneficiarius, dans le Dict. desant. de Saglio, p. 688, fîg. 819; C. I. L.