OULED
FAYED, lecture Halévy.
Des inscriptions néo-puniques se lisent sur quelques-unes des
(i) Musée, 33; R. A., XII, p. 265 sqq., (4) R. A., ibid., p. 169 sqq., pi. n° 3 ;
pi. n° i; Faidherbe, luscr. niiin., p. 7, pi. 4, Faidherbe, ibid., n° 136; Haléw, loc. cit.,
n° 134; Halévy, /('/(/-;/. asiat., 1874, I, p. 156, p. 157, 11° 136.
n° 134. (5) Masqueray, B. C.A., II, p. 78, n°23 ;
(2) Musée, 57; R. A., ibid., p. 168 sqq., Reboud, Const., sér. 3, III, p. 22 sqq., n°27, pi. n° 2; Faidherbe, ibid., n" 135 ; Halévy, p. 35, n° ^76 et pi. 4, n° 376.
loc. cit., p. 156, n° 135. (6) R. A., XII, p. 237 sqq.; Faidherbe,
(3) Voir page 69. loc. cit., p. 7.
Stèles du Vieil-Arzeu qui seront décrites plus loin (PI. III). Une autre vient de la nécropole du Djenan Abd er Rahman et fait connaître le nom de Mattia ou Matiat ou Messia, fille de Saltum, morte à vingt ans*^'). M. Ph. Berger nous Ta transcrite ainsi :
Cette pierre a été érigée par Matiat, fille de Saltum .2. Elle a vécu 20 ans.
Une autre est de provenance inconnue.
La collection des inscriptions latines et grecques n'est pas des plus importantes '^5^ Quelques-unes cependant ne manquent pas d'un certain intérêt. On peut citer, parmi celles qui sont plus ou moins exactement datées, la dédicace à Ptolémée, fils de Juba, qui sera étudiée plus loin''^^ (PI. 1 1); l'épitaphe d'un homme de Philippes, contemporain de Domitien, qui fut centurion de la XI 11' Cohorte urbaine et mourut à Carthage*^^^; une inscription gravée en 187, où l'on voit un citoyen de Philippeville donner aux habitants des spectacles de toute sorte « mumis gladiat(ornim) et venat(ionem) van(i) gen(eris) dentatar(iim) ferar(iim et mansuet(anim) , item herbat(icanim) » ; un texte de Saldae (Bougie), relatif à un fonctionnaire municipal, daté de l'an 1^8 de la province et curieux surtout
(i) Masqueray, B. C. A., loc. cit., p. 75 nique. Les terminaisons en X'OJ sont en
et 79 ; Louis Charrier, Descr. des monn. de général l'indice de noms romains en tus. Voy.
Niaiiidie d Maurélaiiie, Bone, Carie, 1886, Inscriptions Nco-piiniqiies de Mahar, àzns Ac.
pi. VI, p. 47 sqq. ; Reboud, Const., sér. 5, des Inscr., comptes rendus, janvier 1890.
III, p. 24, n° 30; Allotte de la Fu3-e, //'/(/., (3) Cf. Villetbsse, Miss., p. 378 à 385 et
p. 86 sqq. C. I. L. YllI, passiin.
(2) Ou peut-être Saltu(s) ( ^= Saïutus?), (4) R. A., I, p. 57; Musée, 193; C. I. L.
si l'on tient compte de la grande ressem- ¥111,9257. — Voir pi. II, 5.
blance de l'alef >C et du mem X en néo-pu- (5) Musée, 135 ; C. I. L. VIII, 1026.
parce qu'il permet de fixer exactement Tère maurétanienne, c'est même le premier texte sur lequel on se soit appuyé pour faire ce calcul*^'^ ; le 6' milliaire de la route de Caesarea (Cherchel) à Cartenna (Ténès), daté de 220-221 de J.-C^-^; un fragment d'une dédicace aux membres de la famille impériale par Q^ Anicius Faustus, légat de Numidie de 19c à 201, il provient de Msad, où était au iiT siècle un détachement de la légion III Augusta*^'); un monument venant de Zaghouan, en Tunisie, où se lit une dédicace à Mars, protecteur de Gordien III, datée du lendemain même de la révolte du proconsul d'Afrique Sabinianus*^^^ ; enfin, un texte très important de ChercheK^^ où le gouverneur de Maurétanie, Aurelius Litua, célèbre une razia opérée par lui au sud du Chott el Hodna. Cet événement se passait vers 290. L'inscription est ainsi conçue :
lOVI OPTIMO MAXIMO
ceTerisqjve dis-
immortalibvs gratvm • referens q v od- erasis fvnditvs
BABARIS TrANSTaGNEN SIBVS S EC V N D A ■ P R A E D A facTa SALVVS -T? • INCOLVMIS cvm-omnib-militibvsdd-nn-diocleTiani-et-
■maximiani -avgg-
•regressvsavrel- litva-v-p-p-p • m -g ■ votvm-libens-posvi •
(i) i?. A., I, p. 22; Musée, 85; C. I. L. la Numidie, Constantine-Pnris, 1888, p. 115
VIII, 8937. et 245.
(2) R. A., lY, p. 20; Musée, i8y, C. I. L. (4) J?.^.,V,p. 3i8et48o; C./.L.VIII, 895. VIII, 1045 1. (5) Musée, 74 ; C /. L. VIII, 9324 ; Tissot,
(3) Revue africaine, VI, p. 73, 158 et P/w. row. (i'^/r. I, p. 459 sq. ; sur le person- 464; C. I. L. VIII, 8796 ; sur le person- nage, voir Cl. Pallu de Lessert, Gouv. des nage, voir Cl. Pallu de Lessert, Fastes de Maurétanies, Paris, Picard, 1885, p. 130 sq.
Parmi les inscriptions qui ne sont datées d'aucune manière, ou qui ne le sont qu'approximativement, les plus intéressantes sont le texte de Cartenna (Ténès), relatif à un fonctionnaire qui avait su défendre la colonie contre une attaque des Baguâtes, peut-être les Berrouata d'aujourd'hui*^'); une inscription de Caesarea (Cherchel), épitaphe d'un scribe de la lihurna » Augustus^-^ » ; la dédicace à Mithra trouvée dans Alger même<^'); une longue épitaphe, en quinze vers plus que médiocres, où sont célébrées les qualités d'un jeune homme de Caesarea •^'^^ ; une inscription trouvée à Carthage dans le temple de Sarapis et qui donne à ce dieu le double nom de Sarapis Neptunus<^5)^ etc..
La seule inscription grecque qui mérite une mention est celle qui provient de Carthage; elle indique que le buste dont elle orne le piédouche était l'image de Manéthon <^^'\ l'historien d'origine égyptienne connu par sa dévotion particulière envers Sérapis'^^^ précisément le dieu dans le temple duquel ce fragment a été recueilli.
L'épigraphie chrétienne est représentée par des monuments plus curieux. Telles sont l'inscription de Bou-ismaïl, gravée en commémoration de Germanus et de Donata, << dont les œuvres
(i) RcvHC africaine, II, p. lo; Musée, 52; (4) Muscc, 99; R. A., IV, p. 359; C. I.L.
C. I. L. VIII, 9663; Tissot, Loc. cit., VIII, 9519. p. 463. (5) C. I. L. VIII, 1002.
(2) Muscc, 163 ; i?. yi., VIII, p. 285 ; Léon (6) C. I. L. VIII, 1007; Sainte-Marie,
Renier, ihid., p. 287; C. I. L. Mil, 9379. p. 116, i\° 6; Salomon Reinach, Rcv. arch.,
0) R. A.,\, p. 313; C./L. VIII, 9256. sér. 3,IV, p. 383. Cf. Demaeght, Oran, fosc. 31, p. 300 (7) Mûller, Fragm. bisl. grar., II, p. 511.
furent bonnes » bene labovantes, peut-être deux catholiques persécutés par révèque arien de Tipasa, que le roi Vandale Huneric avait établi en 484'^'^; celle de V acciibitoriiim consacré par le prêtre Victor*^-^; celle de Cherchel, en Thonneur de Severianus martyr'^^); celle d'El Hadjeb, datée de 49^, et relative à un évêque dont le nom manque, malheureusement ; il fut, dit le texte, « multis exiliis saepe probatiis, et fidei catholicae adsertor dignus inrcntiis » ; il périt en 49^', dans la guerre des Maures; on a pensé à Donatus, qui fut proscrit par Huneric"^^^. Il faut citer aussi des briques qui ne manquent pas d'intérêt. L'une vient de Sétif; on y lit les noms des martyrs Etienne, Laurent, Julien*^'^; d'autres ont été trouvées à Orléansville; il y est fait mention de plusieurs saints, surtout des apôtres Pierre et PauH^^ ; etc..
Les inscriptions latines et grecques ont été souvent étudiées, en particulier par M. Héron de Villefosse et par Gustave Wilmans. De même les inscriptions arabes et turques ont été examinées par Berbrugger "^7) et par Devoulx^^^ La plus curieuse est celle qui concerne précisément le palais de Mustapha-Pacha : elle est dans Tavant-vestibule, au-dessus de la porte du vestibule proprement dit, et porte la date de l'an 1214 de l'Hégire (4 juin 1799-23 mai 1800). « Quel agréable et gracieux palais ! C'est l'asile de la félicité, de la « gloire, de la puissance, de l'intelligence et de la splendeur, réunies
(i) R. A., I, p. 56; Miiscc, 191 ; C. I.L. (4) R. A., ihid., p. 52; Musée, 194;