‹ Musée d'AlgerChapitre 9 sur 52 · I. INSCRIPTION CHRETIENNE · texte numérisé non relu

I. INSCRIPTION CHRETIENNE

de Cht-Tchel.

Aream at sepulcra cultor Verbi contiilit Et cellam struxit suis ciinctis sumptibus : Ec(c)lesiae luinc reliquit memonam.

Salvete, fratres piiro corde et simplici : Euelpius vos sa[lii\to Sancto Spiritu.

Ec(c)lesia patnini hune restituit titulum M. A. I. Severiani c(larissimi) v(iri) Ex ing(enio) Asteri.

Cette inscription semble indiquer la consécration, par les soins d'un certain Evelpius, d'une église en l'honneur de Severianus, martyr qui fut brûlé vif avec sa femme Aquila, et dont la mémoire

MUSÉE d'alger 6i

se célèbre le 23 janvier, d'après le martyrologe romain : le texte est d'un nommé Asterius, qui la composa « ex ingénia siio ». M. de Rossi a signalé le parfum de naïveté tout antique et la saveur d'archaïsme de ce morceau de poésie. 11 le considère comme antérieur à l'époque de la pacification : ce n'est d'ailleurs que la restitution d'un original probablement brisé lors de la suppression des cimetières chrétiens d'Afrique par suite des émeutes populaires ou des confiscations de 2^8 et de 304. Evelpius avait donné le terrain pour les tombes, construit la cella, et laissé à l'église de Caesarea cette nicnwria (édicule ou basilique), sans doute par testament, disposition que M. de Rossi a rapprochée d'un curieux testament trouvé sur un parchemin de Bàle. On remarquera, dit-il encore, " les symboles, qui accompagnent ce monument unique dans son genre : l'a et l'co dans la couronne qui entoure d'ordinaire le monogramme du Christ, et la colombe avec une palme au-dessus de la tète, ce qui symbolise les deux personnes nommées dans les vers d' Asterius, le Verbe et l'Esprit ».

2 et 3. — FRAGMENTS DE BRIQUES CHRETIENNES

d'Orléansville.

Celle de gauche se lit ainsi : [Memoria sancti Martyris... iesi

passi]'^'^ issimo ae... iuni dixit ... [memojria Apostoloruni [Pe]tri

et Failli passa ...[a(nte) d(ieiu)...] I Non(as) Mai(as) ann(o)

[JLijbente Deo et Ch(rist)o ejiis.

Celle de droite porte: Martyriii(m) [Pajiihis, Petni(s), ...sia Cesel-

lia,... [S]eciindilla Ces briques couvraient les tombes de fidèles

et de martyrs enterrés dans un sanctuaire consacré aux apôtres Pierre et Paul.

(i) Fragment de la même publié au C. I. L., 9714.

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