SYMPTOMES PARTICULIERS DES STPHILIDBS
Les différents caractères des maladies de la peau peuvent se rattacher aux groupes des éruptions non vénériennes, formées dans la classification de Willan et Bateman et modifiées par les médecins français.
64 BIBLIOTHÈQUE DE MÉDEaNE
M. Cazenaye forme six espèces : «ypAt^tdM eœanlhématique^ véd- €ule%uef puUuleusej papuleme, iquameuie, tuberculeuse.
La syphilide exaotbématique offre deux variétés : la roséide syphilitique et rérythème papuleux syphilitique.
La syphilide vésiculeuse oe s'observe que très-rarement par rapport aux autres formes des maladies de la peau. M. Gazenave pense le contraire et prétend avoir observé assez souvent cette éruption. Elle peut prendre, selon lui, la forme de la varicelle, de rherpès et de l'eczéma. Cette forme de syphilide se montre plutôt comme symptôme consécutif.
La syphilide huileuse présente le pemphygus syphilitique et le rupia syphilitique; la première forme semble surtout s'observer sur les nouveau-nés. D'après M. P. Dubois et M. Gazenave, on classe cette éruption dans les symptômes primitifs; le rupia syphilitique se montre plus rarement et est toujours regardé comme symptôme consécutif de la syphilis.
La syphilide pustuleuse est une éruption très-fréquente qui se présente aussitôt après les symptômes primitifs, ou même comme accident secondaire. M. Gazenave admet trois variétés : 1. la syphilide pustuleuse lenticulaire; 2. Timpétigo, qu'il subdivise en impétigo non confluent et en syphilide pustulo-crustacée ; 3. l'ecthyma, que l'on distingue en ecthyma superficiel et profond.
Syphilide tuberculeuse. M. Gazenave admet les variétés suivantes : 1. syphilide tuberculeuse en groupes; 2. syphilide tuberculeuse disséminée; 3. syphilide tuberculeuse perforante; 4. syptiilide serpigneuse ; 5. syphilide à tubercules plats.
La syphilide tuberculeuse en groupes se présente eu groupe régulier et en groupe irrégulier. Gette éruption se montre toujours comme symptôme secondaire.
La syphilidQ à tubercules plats peut être primitive ou consécutive.
La syphilide papuleuse forme deux variétés : la syphilide papuleuse semi-aiguë, qui présenterait le lichen syphilitique, accompagnant presque toujours la blennorrhagie.
La syphilide papuleuse chronique.
La 8y[^lide squameuse présente , d'après M. Gazenave , trois variétés principales : 1. la lèpre vulgaire syphilitique; 2. le psoriasis syphilitique; 3. le psoriasis palmaire ou cornée syphilitique.
Les symptômes concomitants sont très-nombreux. M. Cazenaye fait entrer dans cette série les maladies suivantes : taches syphilitiques (maculse syphilitic»],— ulcères de la peau, ulcérations syphilitiques consécutives qui se montrent sans qu'on puisse leur assigner comme point de départ des pustules, des tubercules, des chancres; — tumeurs gommeuses; — onyiis, ou ulcérations profondes des ongles ; — alopécie syphilitique, — condylômes, — végétations, — rhagades.
Le même auteur ne regarde pas les végétations comme devant toujours être syphilitiques, car on observe souvent ce symptôme chez des personnes saines, exemptes de touse cause spécifique,— nomalité, — angine syphilitique. Ce symptôme se présente le plus souvent à Tétat secondaire de la syphilis ; — ulcérations des membranes muqueuses, — angine ulcéreuse. — ulcères de la pituitairc, — laryngite, -entérite, — iritis, — douleurs ostéocopes, — périostoses, — exostoses, — carie, — névrose, — cachexie.
Le même auteur regarde comme la seule cause des maladies de la peau la syphilis.
Pour arriver au diagnostic des syphilides, d'après, le même auteur, c'est principalement dans la physionomie générale des altérations, ainsi que dans la forme de l'éruption, que l'on peut distinguer les maladies de la peau non spéciales de celles qui reconnaissent la syphilis pour base.
M. Gazenave envisage la gravité du pronostic des syphilides :
l^' D'après l'infection qui provient des rapports sexuels;
^ Par la nature des traitements que l'on a opposés à la syphilis ;
3<> Par la quantité des récidives;
¥ Par le nombre, le siège, la forme des symptômes concomitants ;
&* Par des conditions constitutionnelles congéniales de la personne atteinte de syphilis ; quant au traitement des syphilides , M. Cazenave se montre grand partisan des préparations mercurielles ; le mercure produit les meilleurs résultats, non-seulement dans la syphilis primitive, mais surtout dans les symptômes secondaires.
66 BIBLIOTHÈQUE DE MÉDEGIME
OLAMiriOATIOV DB M. OISmT (1).
Selon M. Gibert» la maladie vénérienne est essentiellement contagieuse, et l'existence du virus vénérien est parfaitement démontrée par lui. Il classe la syphilis en primitive et consécutive ou constitutionnelle.