‹ Musée d'anatomie pathologiqueChapitre 31 sur 87 · SYPHILIS CONSÉCUTIVE OU CONSTITUTIONNELLE · texte numérisé non relu

SYPHILIS CONSÉCUTIVE OU CONSTITUTIONNELLE

Ulcères. M. Gibert les divise en deux sections, subdivisées en plusieurs espèces.

(1) Gibert, JUanuel des maladies vénériennes. Paris, 1S36.

1« Ulcères locaux, sept espèces : fistuleux, — fongueux, — calleux,— variqueux,— verruqueux, — cancroïde, — pliagédénique.

2*» Ulcères liés à un vice interne, cinq espèces : vénériens, — scrophuleux, — cachectiques, — scorbutiques, — cancéreux.

Bubons consécutifs.

Syphilides. Sypbilide squameuse, — tuberculeuse, — papuleuse, — pustuleuse, — exantbéoiatique, — vésiculeuse.

Maladies des os. Douleurs ostéocopcs, — exostoses, — périostoses, — nécroses, — carie.

Amaurose. Alopécie.

Aphthes de la bouche.

Affections du col de Tuténis.

CLAMinOATIOV DB M. miCOAD (1).

L'auteur a développé, dans son traité pratique des maladies vénériennes, les avantages que Ton peut retirer de l'inoculation. 11 se sert de cette méthode pour mivisager, dans leurs vraies limites, tous les symptômes regardés comme syphilitiques. Il rattache et divise toutes les maladies vénériennes en trois grands ordres :

V Dans les affections virulentes, syphilis primitive, les accidents qai peuvent communiquer par l'Inoculation les mêmes caractères syphilitiques ; ainsi la pustule ou vésicule de début,— Tulcération ou chancre d'emblée, — chancres larvés, — chancres superficiels, — abcès virulents, — chancres phagédéniques, — chancres pha-

(1) Traité pratique des maladies vénériennes. 1 vol. in-8. Paris 1838. Clinique ieom^raphiquê de Vhôpitdl des vénériens. 1 vol. grand in-4 avec planches. Paris, 1842-1843.

M. Ricord, chirurgien de rhospicc des vénériens, nous a été très-utile par tous les renseignements qu'il s'est empressé de nous communiquer, afin de rendre nos recnerches plus complètes sur cette spécialité ; aussi nous profitons de cette circonstance pour lui exprimer publiquement notre vive reconnaisssance.

Nous adressons aussi nos sincères remerctments à M. Léon Ratlier, prosecteur de M. Ricord.

Nous pourrions mentionner plusieurs médecins distingués qui ont bien voulu mettre à notre disposition tous les types caractéristiques des différentes phases de la syphilis et des maladies de la peau, afin de faciliter ce travail.

gédéniques dipbtéritiques pultacés, — chancres phagédéniques gangreneux.

^ Dans les affections virulentes, syphilis constitutionnelle ou accidents secondaires, tous les symptômes vénériens qui, ne se communiquant pas par Tinoculation ou par le coït, peuvent se transmettre avec les mêmes caractères syphilitiques par hérédité. Les accidents secondaires, les syphilides, certaines ulcérations, Tiritis syphilitique, la chute des poils, des cheveux, des ongles.

Dans les accidents constitutionnels , M. Ricord forme une deuxième série de symptômes syphilitiques^ les accidents tertiaires qui sont le» tubercules profonds de la peau et des muqueuses, les douleurs ostéocopes, les périostoses, les exostoses, les tumeurs gommeuses, nodus, etc. Ces mêmes symptômes ne pouvant pas se transmettre par inoculation et, par hérédité, ont pour caractère spécial de modifier Téconomie et de donner par hérédité la disposition aux scrophules et aux tubercules.

3<> Dans les affections non virulentes, plusieurs maladies regardées par un grand nombre d'auteurs comme des accidents syphilitiques. D'après M. Ricord, ces lésions ne peuvent pas se rattacher à la syphilis, puisqu'elles ne transmettent pas par inoculation la pustule caractéristique. Ainsi la blennorrhagie dans les deux sexes, la balanite, la posthite, Tépididymite blennorrhagique, Tadéuite^ Tophtbalmie blennorrhagique, les blennorrhagies anale^ buccale, nasale, les végétations, phimosis et paraphimosis. Toutes ces affections peuvent exister sans qu'on puisse reconnaître le virus syphilitique ; la blennorrhagie, quoique maladie contagieuse, n'est pas, pour le même auteur, un accident syphilitique ; la blennorrhagie ne peut produire que la blennorrhagie et jamais d'accidents vénériens; aussi le principe virulent de la syphilis et de la blennorhagie est parfaitement distinct. Le pus de la blennorrhagie peut produire par rinoculation la pustule caractéristique toutes les fois qu'il y a des chancres dans l'urètre, et occasionner tous les symptômes syphilitiques.

BLSIfIfORRHAGIE , BLBNIfORRHÉB, GONORRHÉE DANS LES DEUX

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