SEXES
M. Ricord n'admet pas de caose spéciale dans Técoulement bleu- DOirhagique; il divise la blennorrhagie en plusieurs sections : la blennorrhagie extérieure, chaude-pisse bâtarde; balanite, affection qui occupe le gland, et postbite, quand elle occupe le prépuce. On voit souvent survenir à la suite de ces deux inflammations des érosions qui peuvent simuler, jusqu'à un certain point, les chancres ou ulcérations superficiels syphilitiques; la balano-posthite peut donner lieu au phymosis œdémateux et au phymosis inflammatoire. Cette affection peut se compliquer d'engorgement des ganglions lymphatiques, d'herpès preputialis, de chancres, de végétations> de tubercules muqueux ou pustules humides.
La blennorrhagie urétrale, chaude ^ pisse , gonorrhée chez rhomme, d'après le même auteur, ne peut jamais occasionner de symptômes constitutionnels, à moins que la blennorrhagie n'existe de concert avec des accidents primitifs, ce qui arrive toutes les fois qu'il existe des chancres dans le trajet du canal de l'urètre, désignés par les noms de chancres larvés.
L'épididymite blennorrhagique est un accident assez fréquent; l'orchite complique quelquefois l'affection précédente; Torchite seule ne se voit jamais sans qu'il existe en même temps une épidldymite.
La blennorrhagie chez la femme peut affecter la vulve, l'urètre, le vagin et l'utérus. Ces différentes affections se rencontrent isolément ou réunies plusieurs ensemble.
Les blennorrhagies communes aux deux sexes sont l'ophthalmie blennorrhagique, conjonctivite blennorrhagique.
L'ophthalmie blennorrhagique peut devenir phlegmoneuse et donner naissance au keinoni phlegmoneux du globe de l'œil et au keinoni phlegmoneux des paupières, la cornée s'ulcérer et la muqueuse oculaire devenir granuleuse.
La blennorrhagie de l'anus est très-rare ; celles de la bouche et des fosses nasales, admises par certains auteurs, ne se rencontrent jamais.
Quant aux autres affections qui peuvent compliquer la blennorrhagie, elles seront décrites, malgré leur non-virulence, dans les accidents secondaires.