HYMÉNOPTÈRES
Ces Insectes sont pourvus de mandibules, mais ils ne s’en servent pas pour la maslcation, etse nourrissent de matières molles ou liquides qu'ils pompent à l’aide d’une trompe mobile et flexible, composée des mâchoires et de la Tanguette, excessivement allongée. Ils ont quatre ailes membraneuses et transparentes; mais ces ailes, au lieu d’être réticulées comme une dentelle, sont divisées en un certain nombre de cellules, et se croisent horizontalement sur le corps
pendant le repos. Leurs téguments n’offrent que peu de dureté. L’abdomen des
femelles est terminé par une tarière ou par un aigtullon.
Ces Insectes subissent une métamorphose complète. Ea larve, tantôt privée de pattes, ressemble à un Ver; d'autres fois, pourvue de six pieds à crochets, et souvent aussi de douze à seize pieds membraneux, ressemble davantage à des Chenilles ; elle a une tête écailleuse avec des mandibules, des mächoires, et une lèvre à l'extrémité de laquelle est une filière pour le passage de la matière soyveuse dont sa coque doit être construite. Plusieurs de ces larves ne peuvent se passer de secours étrangers, et sont élevées en commun par des imdividus stériles réunis en société. La Nymphe reste sans nourriture et dans un repos complet. Les Hyménoptères vivent presque tous sur les fleurs, et meurent au bout de la première année de leur existence.
L'espèce la plus intéressante de ce groupe est l'Abeille domestique. Ces insectes, que l’on désigne aussi sous le nom vulgaire de Houches à miel, paraïssent être originaires de la Grèce, mais ont été transportées par l’homme dans toute l'Europe, ainsi que dans le nord de l'Afrique et dans PAmérique septentrionale. Ils vivent en colonies, composées chacune de dix à trente mille mdividus. Trois castes bien distinctes, ayant chacune leurs fonctions et leurs priviléges, constituent le peuple des abeilles. La plus nombreuse est formée des ouvritres et des nourrices; les mâles composent la seconde; la troisième ne compte qu'un seul mdividu, c'est la femelle chargée de renouveler à elle seule toute la population, dont elle sera à la fois la mère et la reine.
Les ouvrières et la femelle sont seules armées d’aiguillons. mhabiles au travail, ies mâles deviennent des objets d'animadversion pour les ouvrières. Afin que les provisions destinées à l'éducation des jeunes ne soient pas consommées par les mâles, les ouvrières se jettent avec fureur sur eux et les mettent à mort. Après cette cruelle exécution, il ne reste que la femelle et les neutres. Il existe une grande différence entre l’organisation des ouvrières et des nourrices. Les mandibules de la bouche des ouvrières sont en forme de cuillère; leurs jambes postérieures présentent un enfoncement qu'on a comparé à une corbeille. C'est là que l'abeille met son butin, qui consiste en petites pelottes qu’elle a préparées avec le pollen des fleurs.
Les nourrices sont plus petites, plus timides, moins exercées au vol que les ouvrières, et vivent avec elles dans une parfaite intelligence; elles quittent rarement la ruche et se bornent presque exclusivement à l'éducation et au développement des larves qui sortent des œufs nombreux que l'abeille mère et reme dépose dans les alvéoles.
Les ouvrières recueillent sur les végétaux quatre substances fort différentes : la cire, le mel, le pollen, et ee que les anciens appelaient la propolis. La der-
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