ACALÈPHES
Les Acalèphes sont des animaux mous, d’une consistance gélatineuse, essen- üellement organisés pour la nage. Leur organisation est très-simple, et leurs organes intérieurs se réduisent presque à un estomac communiquant en général au dehors par une bouche seulement, et donnant naissance à des canaux qui se rendent dans les diverses parties du corps et sy ramifient souvent de façon à y donner naissance à un système vasculaire.
Parmi ces Zoophytes, les uns (Simples) sont gélatineux, libres, et flottent dans la mer, en contractant ou en dilatant leur corps ; il y en à qui parviennent à plusieurs centimètres de diamètre et pèsent jusqu'à vingt-cinq kilogrammes.
Les Méduses sont répandues avec profusion sur toutes les mers, principale-
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ment dans les zones les plus chaudes. Il faut que leur accroissement soit trèsprompt, car il n’est pas vraisemblable que des corps aussi peu consistants puissent résister longtemps au choc des vagues et à la voracité des poissons qui vivent à leurs dépens. Les Cétacés en font une prodigieuse consommation.
La plupart des Méduses répandent une lueur phosphorescente dans l'obscurité; mais on n'a observé ce phénomène que dans quelques espèces.
Les grands bancs de Méduses que l’on rencontre entre les tropiques offrent quelquefois, pendant les nuits sombres, le magnifique spectacle d’une mer en feu. Pendant le jour, on se plait à voir les belles couleurs et les formes élégantes de ces masses flottantes, leurs ceintures dorées, leurs bras d’un beau rouge et la variété de leurs formes.
Une partie plus ou moins convexe en dessus, semblable à la tête d’un champignon, et nommée ombrelle, aide aux mouvements, par la faculté qu’elle a de se contracter et de se dilater. Les Méduses se nourrissent d'animaux marins, surtout de poissons, que quelques-unes prennent avec leurs bras. La position des tentacules, celle de la bouche ou des suçoirs qui en tiennent lieu, ont motivé dans ce genre de nombreuses divisions. On trouve sur nos côtes, à la basse mer, le Rhisostome bleu, qui n’a pas de bouche et dont la nutrition parait résider dans la succion qu’exercent sur les corps organisés les ramufications de ses tentacules.
Les Acalèphes Hydrostatiques se suspendent dans les eaux au moyen d’une ou plusieurs vessies remplies d'air. Les Physalies, que l’on rencontre dans toutes les mers chaudes, forment dans cet ordre un de ses genresles plus connus. Une grande vessie oblongue, relevée en dessus d’une crête saillante, oblique et ridée, et garnie en dessous, à l’une des extrémités, de productions charnues et cylindriques : telle est l'apparence générale des Physalies ; elles font éprouver, quand on les touche, la même sensation que les orties. Leur corps, de forme ovale oblongue, ressemble à un petit bateau ; une crête qui s'élève sur leur dos leur sert de voile pour recevoir l'impulsion du vent, tandis que les tentacules qui partent de la face inférieure de leur corps leur tiennent lieu de rames et de gouvernail, de sorte que, lorsqu'ils gonflent leur vessie en y faisant entrer de l'air, ils flottent sur les eaux comme de petites nacelles, ce qui leur a fait donner les noms de frégate, de galère, de vaisseau, etc. Ces animaux se tiennent ainsi à la surface de la mer lorsque le temps est serein, mais, dès que le calme cesse, ils se hâtent de vider leur vessie et se laissent couler au fond de l’eau, pour reparaitre avec le beau temps.
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