‹ Musée d'Histoire NaturelleChapitre 134 sur 153 · CHE · texte numérisé non relu

CHE

viennent ensuite se répandre sous forme de nervures dans la partie verte de la feuille, remplie de parenchyme. Les trachées occupent la face supérieure, les vaisseaux lymphatiques se trouvent à la partie moyenne, et les vaisseaux propres sont placés à la face inférieure. Dans les plantes grasses, où le parenchyme est très-développé, les nervures sont peu ou point saillantes et visibles; mais, en enlevant les couches externes du parenchyme, on découvre ces nervures dans l’intérieur de la feuille. Pour former la lame de la feuille, le tissu cellulaire se dilate et s'étend, les filets vasculaires se séparent et se ramifient. Ces filets offrent un ou plusieurs troncs principaux d’où s’échappent communément de nombreuses ramifications disposées en un réseau dont les mailles sont remplies par le tissu cellulaire. On appelle côtes, nervures, veines ou veinules les lignes en relief, ou bien en creux, que forment à la superficie de la lame les ramifications des filets vasculaires du pétiole. (Voir les fig. £, u, v, de la PI. Fleurs.)

La forme des feuilles dépend, en général, de la disposition des ramifications du tissu fibro-vasculaire dans le limbe.

Les feuilles ne naissent pas toutes au hasard et sans ordre sur la tige ; tantôt elles sont solitaires sur un plan horizontal ; tantôt elles sont situées deux à deux sur le mème plan, vis-à-vis l’une de l’autre: on les nomme alors opposées. Enfin, elles peuvent être groupées circulairement autour de la tige comme une couronne; on les nomme alors verticillées. Les feuilles ordinaires sont rarement verhicillées, mais les feuilles et la fleur forment plusieurs groupes circulaires ou verticillés superposés les uns aux autres. Les fibres de la feuille sont une contimuation de celles de la üge; elles forment d’abord le faisceau cylindrique canahculé que l’on nomme pétiole, puis elles s’épanouissent et concourent à former la partie plane appelée limbe de la feuille. Lorsque les fibres s’écartent immédiatement en sortant de la tige, la feuille ne présente pas de pédicule; on l'appelle alors sessile. Les feuilles sont aussi appelées alternes, quand elles sont échelonnées sur la tige en spirales; la forme de la feuille dépend principalement de la forme des nervures; celles-ci s’épanouissent quelquefois sur un seul plan, de mamière à former une lame membraneuse à deux surfaces ; d’autres fois les nervures se ramifient en toussens, et donnent alors naissance à des feuilles épaisses.

Les deux surfaces des feuilles sont ordinairement recouvertes d’un épiderme qui présente souvent des poils sur les nervures et des orifices ou

Stomates sur le parenchyme. C’est surtout sur la face inférieure que ces appendices ou ces orifices sont en général nombreux, et c’est pour cela qu’elle offre presque toujours une teinte plus pâle que le dessus de la feuille. Dans l'épaisseur de la feuille il existe aussi quelquefois des cavités qui contiennent de

l'air, et qui communiquent au dehors par l'intermédiaire des stomates. Quelquefois ce parenchyme contient des glandes ou des réservoirs de sucs particuliers.

Page 1