FAILLES
( Algues. ?
| Lichens., (re
\ Hépatiques..
Mous es, l Fougères.
Graminées.
{ Palmiers.
Asparaginées.. ' | Liliacées..
.|Aristolochiées. Ù .ITLaurinées. ? 2; .!Amaranthacées. :
Solinées.
Labiées.
Convo vulacées.
| Campanulacées
Synanthérées:
Rubiacées.
| Ombelliferes. , Malvacées.
Aurantiacées. :
Paparvéracées. ' Cruciférées.
Caryophyllées.
Ampélidées ou Vignes
Ficoïdées.
Cucurbitacées Myrtacées. !
Rosacées, in
Légumineuses.
Térébenthacées.
Euphorbiacées.
Urticées } Cupulifères.
Conifères.
Cycadées.
Les conséquences de cette nouvelle manière de voir l’ensemble de la science se retrouvent dans les applications nombreuses que recoit la Botanique. On n'avait autrefois d'autre moyen de deviner les propriétés chimiques où médicales des plantes que la simple observation des Espèces. Aujourd’hui, l’on sait que les organes et les sucs homonymes des végétaux analogues ont des qualités semblables, et, par conséquent, toute la théorie de la matière médicale et économique se trouve éclaurée par la Classification naturelle. y a des parties importantes de la culture des jardins et des champs qui dépendent de ces lois générales. La théorie des greffes et des assolements, par exemple, est bien plus claire pour le botaniste qui connait la Classification naturelle, que pour la grande majorité des jardiniers et des agriculteurs. |
Ce qui frappe surtout dans ce procédé nouveau de l'étude des plantes, c’est le caractère philosophique dont il est empreint. Que l’on songe, en effet, à ces botanistes du siècle dernier, tout occupés à compter des étamines et à chercher des noms incohérents, et qu’on les compare avec ceux de notre âge qui voient la nature en grand, et connaissent d'autant mieux les moindres détails, qu'ils ont été soutenus dans des recherches patientes et difficiles par une connaissance approfondie des lois générales !
Par cela seul que nous savons qu'une plante appartient à telle Famille naturelle, nous connaissons déjà tout l’ensemble de son organisation, et nous n’y recherchons plus que quelques points variables dans la mème Famille. La Méthode naturelle ne borne pas ses recherches à quelques plantes jetées, comme par le hasard, autour du lieu qui les a vues naître; elle compare les végétations des divers pays et retrouve les lois de leur distribution géographique.
À l'exception de quelques contradicteurs que la nouveauté lui avait d’abord suscités, la Méthode de Jussieu fut, dès son apparition, appréciée par tous ceux qui étaient en état de comprendre son importance, et qui, à chaque découverte de nouveaux végétaux, se sentaient excités à l'étude de leurs rapports, par la singularité de leurs formes, et par le besom toujours croissant de mettre quelque ordre dans cette étude immense. |
L’excellence de la méthode et la sûreté des vues d’après lesquelles fut conçu et dirigé le Genera plantarum, ont fait dire de cet ouvrage qu'il renfermait l’exposition la plus profonde de l’ensemble du Règne Végétal, et que cette exposition était aussi élevée par ses principes qu’elle était parfaite dans ses détails.
Ce qui atteste cette supériorité, c’est que les idées de Laurent de Jussieu sont restées inattaquables dans leurs bases, depuis cinquante ans qu'il les a mises au jour. Les mnombrables découvertes de la science, pendant ce long intervalle,
n’ont fait que confirmer cette doctrine, tout en développant ses diverses parties, en y apportant des modifications plus où moins heureuses, et en perfectionnant ses détails. Et maintenant qu'elle a triomphé de toutes les oppositions, et qu'elle est adoptée universellement sous le nom de Doctrine française, le monde savant tout entier reconnait la vérité de ce que disait, en 1810, Georges Cuvier, dans son Rapport historique sur les progrès des sciences naturelles, depuis 1789 : «Le Genera plantarum est un ouvrage fondamental qui fait, dans les sciences d’observation, une époque peut-être aussi importante que la Chimie de Lavoisier dans les sciences d'expérience. »
Nous n'aurons besoin, pour fre comprendre cette Classification, qu'à exposer sommairement les caractères de chacune de ses grandes coupes, en citant comme exemples quelques-unes des fanulles qui leur appartiennent.
ACOTYLÉDONÉES, CRYPTOGAMES OU INEMBRYONNÉES.
Ces plantes sont composées principalement de cellules, et dans une première époque de leur existence, ou même durant toute leur vie, elles sont dépourvues de vaisseaux et de stigmates. Elles diffèrent des Phanérogames par leur mode de multiplication qui a toujours lieu sans le concours d'organes reproducteurs analogues aux étamimes et aux pistils. Cette multiplication s'effectue par division ou par le développement de sporules, corps qui ressemblent assez aux graines des végétaux ordinaires, mais qui n'ont point d’enveloppe analogue au péricarpe, ni de dépôt de matière nutritive semblable à l’albumine ou aux cotylédons.
On divise ces végétaux en deux groupes : les plantes cellulaires proprement dites, et les plantes semi-vasculaires.
Les PLANTES CELLULAIRES proprement dites sont composées de tissu cellulaire qui forme une masse homogène dont la couleur est rarement verte, et dont les formes, très-variées, ne ressemblent pas du tout à celles des végétaux ordinaires. On ne distingue dans ces plantes, ni racines n1 organes analogues aux tiges ou aux feuilles; l'absorption des sucs nutritifs paraît avoir lieu par toute l'étendue de leur surface. Quand leur tissu est membraneux et plan, on donne à la partie ainsi constituée le nom de thallus, et quand il est ramifié et épanoui, il constitue ce que l’on appelle des frondes.
Ce groupe se subdivise en trois familles naturelles : les Champignons, les Lichens et les Algues.
Les Champignons sont des végétaux de formes très-variables, et dont la couleur n’estjamais verte. En général, ce sont des corps d’un tissu charnu formant
des masses globuleuses, où ayant un pédicule surmonté ‘d'un chapeau ordinairement convexe, dont la face inférieure est garmie de lames rayonnantes. Les Champignons se distinguent des Lichens et des Algues, par l'absence de toute espèce de fronde ou de croûte portant les organes de la fructification. Les sporules sont tantôt nués, tantôt renfermées dans de petites capsules; elles deviennent hbres, tantôt par la rupture de leur enveloppe, tantôt par la pourriture du tissu qui les entoure. Lorsqu'elles serment, on en voit sortir des filaments blancs sur lesquels naissent ensuite, de distance en distance, les corps qui constituent en apparence tout le Champignon, mais qui dans la réalité ne paraissent être que le réceptacle des spores, c'est-à-dire les organes de reproduction. Les Champignons se développent en général dans les lieux sombres, humides et chauds, et surtout dans les endroits où abondent des matières organiques en putréfaction. Plusieurs vivent en parasites sur d’autres plantes vivantes, et quelques-uns se voient à la surface de l'eau; mais la plupart habitent enfouis dans le sol; leur accroissement se fait quelquefois avec une rapidité extraordinaire; souvent, dans une seule nuit, on en voit apparaître par milliers, et la plupart ne vivent tout au plus que quelques jours; il en est cependant qui végètent lentement et vivent plusieurs années.
Les Champignons les plus employés comme aliment sont l'agaric comestible, l'agaric mousseron, l’oronge, la chanterelle, la morille, le cèpe ou bolet comestible ; mais la seule espèce que l’on cultive est l'agaric comestible où champignon de couche, qu'on propage à volonté au moyen des filaments blancs qui se répandent dans le sol où des sporules ont germé, et qui sont connus des jardimers sous le nom de blanc de champignon.
Un des Champignons les plus vénéneux est la fausse oronge, qui ressemble beaucoup à l’oronge véritable, laquelle est au nombre des espèces les plus estimées, et est très-commune dans {out le midi de la France.
Les Champignons vénéneux ressemblent quelquefois à des espèces comestibles, au point que les méprises sont faciles. Il faut toujours rejeter ceux qui changent promptement de couleur après avoir été cueillis, ceux qui contiennent un suc laiteux, ou dont la chair est mollasse et aqueuse, ceux dont le goût est poivré, amer où astringent, et l'odeur désagréable; une teinte rouge, brillante, est aussi très-souvent l'indice de qualités vénéneuses. :
L’amadou provient d'une espèce de Champignon du genre des agarics.
Les truffes sont des végétaux singuhiers, de forme irrégulièrement arrondie, qui croissent sous la terre sans y être fixés à aucun autre corps, et sans se montrer jamais à sa surface. La truffe comestible se rencontre principalement dans
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