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le sénevé ou moutarde, le cresson de fontaine, le thlaspi, le cochléaria, la corbeille-d’or, la giroflée, la julienne, etc.
La Famille des Aurantiacées renferme l’oranger et le citronnier.
C’est auprès de ces plantes que se place la tribu des Camélices, appartenant à une Famille voisine, et dans laquelle on remarque le camélia, que la beauté de ses fleurs a rendu célèbre, et le thé, arbrisseau à fleurs blanches, qui croit à la Chine et au Japon.
Les Ampélidées ou Vinifères forment une Famille naturelle qui se compose d’arbustes ou arbrisseaux sarmenteux, et munis de’ vrilles opposées aux feuilles ; les fleurs, disposées en grappes opposées également aux feuilles, sont à calice très-court, et souvent presque plan, à corolle composée de cinq pétales et à cinq étamines opposées aux pétales; enfin, le fruit est une baïe globuleuse contenant d’une à quatre graines. La vigne commune appartient à cette Famille.
La Famille des Géraniacées a pour type le géranium et le pelargonium, dont une multitude d'espèces ornent nos jardins et sont connues vulgairement sous le premier nom.
Le type de la Famille des Violariées est la violette, dont une espèce, la violette tricolore, est connue vulgairement sous le nom de pensée.
La Famille des Caryophyllées à pour principaux genres l’œillet, le Iychnis, la saponaire, la spargoute, la stellaire, dont une espèce est nommée vulgairement le mouron des petits oiseaux, etc.
La Famille des Crassulacées ou plantes grasses, comprend deux genres principaux indigènes, les sédums et les joubarbes; les plantes exotiques de cette famille font une partie de l’ornement de nos serres.
Les Cucurbitacées composent une Famille à plantes herbacées grimpantes. Les principaux genres sont le concombre, dont on cultive deux espèces connues généralement sous les noms de melon et de cormichon ; les courges, dont une espèce est le potiron ; la bryone, ete.
Le melon est une des plantes les plus intéressantes de nos jardins; son fruit fait les délices de nos tables pendant l’été. Son originaire patrie doit être une chaude contrée, car il gèle aisément et il a besoin dans nos climats d’une grande chaleur pour mürir. Les variétés nombreuses du melon sont dués au mélange des poussières fécondantes. On en compte plus de soixante partagées en cinq divisions : les melons proprement dits, les melons cantaloups, originaires du village de Cantalupo, près de Rome ; les melons à chair verte, qui sont très-hâtifs; les melons à chair blanche, également précoces, et que l’on peut conserver lhiver en un lieu
sec et à l'abri des gelées; les melons d’eau, qui nous viennent du continent Américain et qu'on nomme aussi pastèques.
Nous citerons parmi les melons proprement dits, le melon maraicher, le sucrin, le melon de Honfleur, qui est très-gros, allongé, bien brodé, dont la chair, très-belle et succulente, mürit en juillet: 11 dure jusqu’en octobre; sa saveur est vineuse et sucrée.
Aux Grossulariées appartiennent les grosailliers, dont les baies sont si connues; aux Myrtacées-appartiennent les myrtes, cultivés à cause de leur port élégant et de leurs charmantes fleurs.
Les Rosacées formentune nombreuse Famille qui a. été subdivisée en plusieurs tribus. On y range les pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, pêchers, abricotiers, coignassiers, néfliers, amandiers, fraisiers, framboisiers.
La Famille des Léqumineuses de la classe de la Péripétalie, est, après les Graminées, une des plus utiles, à cause des aliments abondants et variés qu’elle fournit à l’homme et aux animaux domestiques. Parmi ces plantes, les unes sont herbacées, les autres constituent des arbres même très-élevés ; leurs fleurs se composent, en général, d'un calice monosépale, ordinairement campanuliforme ou tubuleux, et d’une corolle à cinq pétales inégaux, dont la forme générale à quelque ressemblance avec celle d’un papillon, ce qui leur à valu le nom de Papillonacées. Le fruit est une gousse où légume allongé, comprimé, bivalve, renfermant des graines ordinairement globuleuses ou lenticulaires. Les feuilles sont presque toujours alternes.
Les pois, les lentilles, les fèves, les haricots, le trèfle, la luzerne, le gent, l’acacia, l’ébénier, la mimosa ou sensitive, et un grand nombre d’autres plantes appartiennent à la Famille des Légumineuses. Plusieurs d’entre elles donnent des graines dont les cotylédons épais, charnus, et formés en grande partie de fécule, nous servent d’aliment; d'autres fournissent de la gomme, divers acacias, par exemple ; il en est qui sont employés comme purgatifs, tels sont la casse et le tamarin; enfin, d’autres encore donnent des matières colorantes d'un grand usage dans les arts, l’indigo et le bots de Campèche, par exemple.
Le groupe des Dicotylédonées Diclines réunit les plantes à fleurs unisexuées et diclines, c’est-à-dire portées sur des individus différents. Cette division, créée par Jussieu, est, il faut le dire, peu naturelle, et les botanistes modernes lui ont fait subir plusieurs modifications importantes. On y range les Euphorbiacées, les Amentacées. les Urticées. Les Conifères, etc.
Les Euphorbiacées comprennent des herbes, des arbustes et de très-grands
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arbres qui croissent, en général, dans toutes les régions du globe. Cette Famille comprend quatre-vingt-six genres qui forment près de quarante mille espèces de plantes. Les principaux genres sont l’euphorbe ; le buis, qui fournit un bois précieux par son tissu serré et homogène; le ricin, dont la graine fournit l’huile purgative connue sous le nom de palma-christi ; la mercuriale, le mancenillier, etc. C’est une des plantes de cette famille qui fournit la fécule connue sous le nom de cassave ou tapioca; on l’obtient de la racine du mamoc; elle contient un suc très-vénéneux qu’on en sépare au moyen de l’eau.
La grande Famille des Urticées comprend des végétaux tantôt herbacés, tantôt ligneux, dont les sues sont souvent laiteux, dont les fleurs sont apétales, réunies en chaton ou renfermées dans un involucre charnu et à étamines hypogynes, et dont le fruit se compose d’un akène crustacé enveloppé par le calice ou par l’involucre; on y range les orties, le chanvre, les müriers, l'arbre à pain, l’orme, le houblon, etc. Le figuier, dont une variété, le fiquier des Pagodes, connu sous le nom de pipal ou pimpal des Banians, est le plus étrange phénomène de végétation qu'aient produit les Indes-Orientales. L’appareil de racines destinées à supporter et à nourrir ce colosse de verdure est immense. Ses racines, tantôt dirigées en lignes droites, tantôt s’avançant en serpentant, se tordent en spirales, se mèlent et s’entrelacent. Multiphiées avec une abondance infinie, elles embrassent dans leurs réseaux une si grande étendue de terrain, et s'y cramponnent par tant de mille bras que les ouragans indiens ne peuvent vaincre, ne peuvent ébranler leur force d'adhésion. Ces pieds du géant donnent la mesure et le secret de sa taille, et l’on ne s'étonne plus des proportions et de la vigueur de ses membres, lorsqu'on a compté les milliers de canaux qui le gonflent incessamment de sucs nourriciers. Comme si un seul jet ue pouvait suffire à l’épanchement de la sève, le banian s'élève de terre sur plusieurs tiges, des flancs desquelles se détachent presque aussitôt de nombreuses branches. Celles-ci tombent perpendiculairement, prennent racine dans le sol, et deviennent autant d’appuis pour la branche mère, à laquelle elles appartiennent. Cette reproduction spontanée se multiplie à l’infini et, à la longue, on voit un seul arbre devenir comme le centre d’une petite forêt. Les rejetons perpendiculaires grossissent sans pousser de jets à leur tour. Leur circonférence varie depuis quelques centimètres jusqu’à deux mètres soixante-six centimètres ou trois mètres trente-trois centimètres. Tant qu'ils ne sont pas assez longs pour toucher le sol, ils restent très-flexibles et on les voit se balancer aux branches, comme autant de courtes et fortes lanières.
Les feuilles du banian sont de forme elliptique, lisses, cassantes et lustrées ;
elles ont à peu près la dimension d’une feuille de laitue, et sont alternes des deux côtés de la branche. Le fruit adhère aux plus jeunes pousses, et n’a pas de pédoncule; 1l est de la grosseur d’une noisette et d’un rouge brillant foncé. Son goût manque de saveur.
La Famille des Amentacées où Cupulifères comprend toutes les plantes dont les fleurs staminées sont en chaton. Elle a été subdivisée en plusieus groupes, dans lesquels prennent place l'aulne, le bouleau, le peuplier, le saule, le platane, le noyer, etc. Le plus considérable et le plus curieux de ces groupes est celui dont les genres portent le nom commun de Cupulifères; 11 fournit plusieurs de nos grands arbres forestiers les plus importants, tels que le chène, le châtaigmer etle charme.
On connait plusieurs espèces de chènes : notre chène commun ou chêne rouvre est un arbre magnifique, qui peut s'élever à une hauteur de vingt mètres à vingttrois mètres trente-trois centimètres ; il croit très-lentement, mais vit fort longtemps; il ne porte guère de glands avant trente où quarante ans, et il ne cesse de s’accroitre qu'après trois ou quatre siècles. Son bois l'emporte sur celui de tous nos arbres indigènes par sa dureté et sa durée ; c’est celui qu’on emploie le plus comme bois de charpente. Son écorce, qui est très-astringente, sert à faire Le tan, substance à l’aide de laquelle on tanne les cuirs.
La noix de galle, qu'on emploie pour faire l'encre et pour la teinture noire, sont des excroissances que la piqüre d’un petit msecte produit sur les branches d’une espèce de chène de l’Asie-Mineure.-
L’yeuse ou chêne vert, qui croit en abondance dans le nudi de l’Europe, a les feuilles dentelées, et les conserve pendant l'hiver. Ien est de mème pour une autre espèce de ce genre connue sous le nom de chène-liége. Cette substance élastique est la couche de l’écorce dont on dépouille l'arbre tous les huit ou dix ans.