SÉLACIENS
Les deux derniers ordres de poissons dont 1l nous reste à parler se disüinguent des précédents par l’adhérence du bord extérieur de leurs branchies avec la peau, en sorte que ces dernières laissent échapper l’eau par autant de trous où d’ouïes qu'il y a d’intervalles entre elles. Quelquefois le canal particulier de chaque feuillet branchial aboutit à un orifice commun, qui rejette le liquide au dehors, Cette disposition rendait inutile la présence d’un opercule pour garantir les organes respiratoires du contact de l'air; la longueur du conduit et la contractilité des trous branchiaux suffisent pour s'opposer à l’entrée de l’air, qui les dessécherait trop promptement.
Un grand nombre de ces Chondroptérygiens ont, outre l'ouverture ordinaire des branchies, des évents analogues à ceux des Cétacés. C'est surtout dans les espèces qui ont l'habitude de se temir au fond de l’eau ou dans la vase qu'on remarque celte disposition particuhère. On trouve dans cet ordre les Requins, Scies, Raies, Torpilles, Leiches, etc.