‹ Musée d'Histoire NaturelleChapitre 95 sur 153 · PULMONAIRES · texte numérisé non relu

PULMONAIRES

Les Arachnides pulmonaires ne se distinguent pas seulement des Trachéennes pau: la nature de leur organe respiratoire, qui est un véritable poumon, mais encore par divers détails de leur structure intérieure et extérieure. Jamais ces

animaux n'ont moins de huit pattes ; leurs yeux sont au moins au nombre de six et le plus souvent de huit, et affectent une disposition différente dans chaque espèce. Leurs mandibules, qui se terminent tantôt en crochet, tantôt en pince mobile, sont le principal instrument dont l’animal se sert pour donner la mort aux insectes dont 1l se nourrit, ce qu'il fait d'autant plus sûrement qu'il existe toujours à la base de ces organes une glande qui sécrète un venin et le verse, par le moyen d’un conduit, dans la plaie que fait la pince ou le crochet.

Les Arachnides pulmonaires sont pourvues d’un appareil circulatoire assez complet. Le cœur, situé sur le dos, a la forme d’un vaisseau allongé, et donne naissance à diverses artères ; le sang, qui est blanc, après avoir traversé les organes, se rend aux poumons, et de là arrive au cœur, en suivant une marche semblable à celle qui se voit chez les Crustacés.

Tous ces animaux sont carnassiers et insectivores ; leur bouche est propre à broyer la nourriture et composée de pièces mobiles.

Les espèces les plus remarquables de cet ordre sont les Migales, les Araignées, les Lycoses, les Tarentules, les Scorpions, etc.

TRACHÉENNES.

Plusieurs circonstances importan'es servent à distinguer ces Arachnides des précédentes ; elles n’ont plus ces poches aériennes qui servent à la respiration ; ces espèces de poumons sont remplacées par des canaux élastiques, appelés trachées, qui s’ouvrent au dehors, sur les côtés de l'abdomen, par deux trous ou sügmates, et qui portent l’air dans les diverses parties du corps. Le sang étant vivifié à mesure qu'il sert à la nutrition des organes et dans ces organes mêmes, n'a pas besoin de vaisseaux pour le faire circuler, n1 par conséquent de cœur pour lui donner l'impulsion nécessaire à son mouvement.

Cette division se compose d'espèces petites et peu carnassières ; les unes vivent dans les substances animales corrompues, telles que le fromage, la graisse ; les autres s’attachent aux plantes et se nourrissent soit de larves d’insectes, soit des particules des plantes; quelques-unes sont parasites et se fixent sur le corps d'animaux dont elles sucent les humeurs ; un petit nombre seulement sont vagabondes et vivent du produit de leur chasse.

Les Arachnides trachéennes sont de petite taille, et la plupart d’entre elles ne peuvent être aperçues qu'avec le secours du microscope.

Nous citerons, dans cet ordre, les Galéodes, les Faucheurs, les Acarus, etc.

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