‹ Musée d'intérêt national de l'imagerie populaire françaiseChapitre 2 sur 11 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Pour faire mieux connaître les images des différentes époques, les techniques employées et leurs provenances, nous croyons utile d'évoquer d'une façon sommaire, mais aussi claire que possible, les principaux problèmes que pose l'imagerie : son histoire, son évolution technique et esthétique, ses principaux thèmes, son rôle idéologique ou matériel dans la vie dea générations disparues.

En regardant attentivement les images, le visiteur se rendra compte qu'elles ont beaucoup d'histoires à lui raconter, en marge même du sujet qu'elles traitent directement.

On remarquera que les feuilles volantes exposées n'ont pas toutes un caractère folklorique également accusé, loin de là.

Il va sans dire que l'emploi d'une technique : gravure sur bois, sur cuivre ou lithographie, ne suffit pas à caractériser une famille de feuilles volantes, ni à déterminer si elle est populaire ou non.

Les graveurs autodidactes des ateliers d'imagiers provinciaux, ou même parisiens, ont souvent taillé des bois laissant transparaître leur naïveté (ce qualificatif pris dans une acception voisine de pureté) mais, en même temps, un émouvant instinct du beau et de la poésie. D'autres graveurs sur bois ont été corrects et insipides... mais Durer, lui aussi, a gravé sur bois.

L'imagerie « demi fine » en taille-douce (sur cuivre), de la rue Saint-Jacques relève souvent d'un folklore parisien vif et nuancé, mais les ateliers de la même rue ont publié une foison de cuivres sans saveur sortis de « mains » soit adroites, soit malhabiles, mais qui n'étaient que des mains... le cœur et l'esprit se devinent en vacance.

Sur un tout autre plan, Bosse, Cochin, Moreau-le-Jeune, Beauvarlet... avec des techniques analogues ont tiré du cuivre des accents bien différents !

La lithographie à peine vulgarisée en France, Nc'est-à-dire vers 1815, fut adoptée par les imagiers de la rue Saint-Jacques, puis de province, en même temps que par de petits maîtres mais aussi par un Daumier ou par des virtuoses comme Traviès.

Non, ce ne sont pas les procédés qui nous donneront les clefs des différentes cases dans lesquelles on pourrait être tenté de répartir une famille d'œuvres qui ne cesseront de poser de perpétuels problèmes de confins. Il ne peut en être

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image de préservation de Jean-Charles PELLERIN Début du XIXe siècle

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