‹ Musée d'OranChapitre 2 sur 17 · G)} GOUE JE, MT, GG · texte numérisé non relu

G)} GOUE JE, MT, GG

que l’on ait jusqu'ici de cette déesse dans la partie occidentale de la Césarienne : le temple est reconstruit, sur l’ordre même de la divinité, aumine ipso dictante, par les cavaliers d’un corps dont le nom n’est pas donné. Une troisième montre un officier retraité de ce corps, ex decurione veteranus, fixé dans le pays, et offrant une statue de Septime Sévère en argent du poids de trois livres. Une quatrième®, dont le bas, qui contenait un nom de procurateur, est malheureusement brisé, nous apprend que Commode a fait rétablir les bornes de la route, après avoir garni la province de bordjs, sans doute pour la sécurité de la circulation, « burgis novis provincia munita. »

Portus Magnus a son nom sur trois des milliaires du muséeG). C’est Saint-Leu, qui semble avoir été la plus grande ville, et -surtout la plus riche, de cette partie de la province. C’est presque, avec Regiae, le seul endroit où l’on ait exhumé des objets d’art à peu près dignes de ce nom; et c’est de là que viennent les mosaïques qui seront ci-après étudiées. Un personnage, vraisemblablement origiginaire de cette ville, car ilest de la tribu Quirina, a été procurateur

Qt) Ibid., 9797. CS) CR LS MIE moS 7e JE Ghes (2) Oran, 1889, n° 1124, p. 86. MAT e et ris or

en Mésopotamie, et est revenu mourir chez lui : deux inscriptions ()

le montrent, lui, Sex. Cornelius Honoratus, et son héritier M. Cae- | cilius Caecilianus ; elles viennent de la ferme Robert, et ont été

trouvées dans la même maison qui renfermait les mosaïques qui

seront décrites tout à l’heure : il n’est donc pas indifférent de les

citer, comme pouvant apporter une donnée, même vague, pour dater

ces précieuses œuvres.

Les autres inscriptions paiennes viennent de Mers-el-Kebir, qui est l’un des Portus Divini, de Perrégaux, qui est probablement Castra Nova, et de quelques autres emplacements ; elles sont, pour la plupart, funéraires.

Les épigraphes chrétiennes, peu nombreuses, n’ont pas, sauf une, l’importance des textes historiques ou géographiques qu'offre | la collection païenne. On y retrouve les formules habituelles à la piété des fidèles, particulièrement en Afrique : « discessit in pace Domini ® », à Aïn-Temouchent; « recessit in pace... cui fratres obitum fecerunt® », « recéssit in pace.. cut filios et nepotes obitum fecerunt in pacem® », à Perrégaux,etc. Les memoriae sont nombreuses à Albulae et à AltavaG), et cet en-tête est fréquemment accompagné ou remplacé par l'antique D:M:, que les chrétiens ne lisaient peut-être pas Dis Manibus. Un exemple curieux est le suivant, d’Albulae ®, qui, de plus, montre, à cette basse époque,

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