Prologue composé par M' de Laharpe avant la représentation d’Alzire
Vers de M" de Voltaire; — au OR eE de Boufflers, 1764; — à M' de la Corée.
Considérations sur l'établissement de la ion protestante réformée en Angleterre. Analyse.
Lettres de M de l'Écluse à son curé, et autres satires, en vers et en prose, contre Lefranc de Pompignan.
Vers de M" de Lambert et Réponse.
Lettres au rot de Danemark; — à M' de Montgeron. 18 Février 1767.
Dissertations sur le Dictionnaire de Bayle, publié à Rotterdam 1697. 4 volumes folio: Abrégé du même dictionnaire, 3 vol. fol.
Systéme nouveau du Monde. 1734.
Cassandre, tragédie.
« Tragédie délestable de je ne sais quel ........ » (suit une expression très-énergique).
Histoire des Perruques.
Echantillon des meubles du château de Ferney.
Sottisier , suivant le titre écrit par Voltaire même,
BIBLIOTHÈQUE. 119 et tout entier de sa main qui a rempli les 133 feuillets dont il se compose.
Vers et Prose, Citations, Réflexions, Notes, Bons mots, tout espèce de Fragments, recueillis à droite et à gauche; — tout s'y trouve rassemblé, de la manière la plus bizarre, saus suite aucune et sans choix; espèce de poche, où cet esprit prodigieux jetait, pêle-mêle, tout ce que la fantaisie du moment, le caprice, le besoin d’annoter et de se rappeler, lui faisait trouver, à mesure que sa fiévreuse activité s’exerçait autour de lui. Il y a enrégistré jusqu'aux injures lancées contre lui [celles de Dom Calmet par exemple].
A côté de Apulée rapporte, etc...... il y à, Louis XIV se levait à 8!/, heures ...... etc. De petites rubriques, Bons mots, Absurdités, Jugements Salomoniques [d’après lui], Contradictions, etc. sont entremêlés de — Confucius et ses sentences — Réflexions sur la Liberté [pour la nier] — Notes sur Descartes — Le rot de Prusse a écrit.. . — Mémoîres de Sully — Anecdotes de Berlin — Chiffres statistiques. ... — etc.
Ce Répertoire, formé des éléments les plus disparates, est comme une espèce de Mosaïque littéraire, semée de pointes, quelquefois plus que lestes, toujours aiguës, que l’on est étonné de découvrir au milieu des pensées les plus sérieuses. |
Après. tout, c’est un certain Miroir offrant ou reflétant les mille facettes de cet esprit universel.
Ce volume, unique dans son genre, a été peut-être pendant un demi siècle sous la main de Voltaire.
Nous avons parlé de la Bibliothèque Etrangère de l’Ermitage, si connue en Europe.
Il nous reste à dire quelques mots de la Bibliothèque Russe, qui s’y trouve dans un local à part, et qui est peu connue, même en Russie.
Cette bibliothèque rappelle un trait de la vie de Catherine IT. L’Impératrice voulait que ses serviteurs ne fussent pas désœuvrés. Un jour (c'était en 1766), en traversant seule les appartements de l’Ermitage, elle vit un jeune laquais de service si complètement absorbé dans la lecture d’un volume qu’il avait en main, qu'il n’aperçut pas venir la Souveraine. L’Impératrice fut curieuse de connaître le livre qui captivait à tel point son attention. C'était un recueil des Contes de Marmontel. Voyant le serviteur tout interdit de sa présence subite, elle le rassura avec bonté, et le loua même de la manière dont il PHpIo ait son temps.
Cette circonstance lui suggéra l’idée de Fe à l’'Ermitage, ce qui n'existait peut-être nulle part en Europe une bibliothèque spécialement consacrée aux gens de service du Palais.
Elle fit réunir par le grand-maréchal de la Cour Grégoire Nikitich Orloff, un certain nombre de bons livres russes; et fonda ainsi cette bibliothèque, dont la surveillance fut donnée à un fourrier de la Cour nommé Tulpin, qui devint plus tard un des valets de chambre de confiance de
Catherine II. Il eut mission d'augmenter chaque année la bibliothèque, par des acquisitions d'ouvrages nouveaux. L’Impératrice assigna dans ce but une somme annuelle de 600 roubles. Cette disposition existe encore.
Tel à été le commencement de la Bibliothèque Russe de l’Ermitage, qui compte aujourd'hui 18 mille volumes.
Elle a été partagée en deux sections; celle des livres spécialement destinés à être donnés en lecture aux gens du Palais; celle des ouvrages qui ne sont pas à leur portée, et qui se compose, en grande partie, de livres richement reliés, que leurs auteurs ont fait parvenir jusqu’au Souverain.
Cette bibliothèque est installée à l'étage supérieur du Pavillon de l’Ermitage, du côté de la Néva (Lettre Aa. du Plan). Un bibliothécaire adjoint en a la conservation et l'entretien.
La partie réservée aux gens du Palais comprend audelà de 10 mille volumes; dont 804 sur la Religion; 2540 sur l'Histoire, les Voyages et la Géographie; 5232 sur la Littérature; 230 sur la Pédagogie; 195 sur la Médecine.